Le 3 décembre, j’aurai le plaisir d’accueillir M. Jacques Cool pour une conférence qui s’annonce fort intéressante…
La conférence sera intitulée Apprendre et enseigner dans un monde hyperconnecté – Où en sommes-nous?
Les prochains paragraphes présentent le résumé de la conférence, une courte bio du conférencier ainsi que toutes les informations pour y assister ou y participer à distance.
Résumé:
Le monde de l’éducation est appelé à s’actualiser, à se transformer à la lumière des nouvelles réalités d’un monde aujourd’hui hyperconnecté, tactile et mobile.
Les médias sociaux et autres outils du web participatif (dit « 2.0 ») sont en train de bouleverser les milieux de travail et d’apprentissage, particulièrement en permettant aux organisations d’intégrer une variété d’outils autonomisants (‘empowering tools’) et d’établir des réseaux professionnels afin de regrouper des gens aux intérêts similaires, d’ici ou d’ailleurs. On constate que l’apprentissage est de plus en plus informel et social. Apprendre en réseaux, c’est observer, penser et interagir et c’est aussi savoir gérer son identité numérique, savoir bien filtrer l’abondance d’information sur le web ainsi que savoir apprendre à apprendre. Il importe que les organisations scolaires du primaire à l’université en tiennent compte afin de faciliter et d’optimiser la mise en réseaux des gens en formation initiale et continue.
Le procès des TIC en salle de classe est révolu : il s’agit de voir maintenant quels sont les meilleurs usages, dans quels contextes et pour quelles finalités d’apprentissage les utiliser, finalités elles aussi revues et actualisées. Ce nouveau regard sur la profession d’enseignant remet en question la description de tâches classique, peu importe qu’il enseigne au primaire ou à l’université. Dans la perspective d’un monde hyperconnecté, le pire ennemi de l’enseignant est maintenant l’isolement professionnel. Il importe maintenant de démystifier l’usage des réseaux sociaux et des outils web, notamment avec la montée en force des outils mobiles et du web sémantique. La réflexion sur le sujet nous mène vers des considérations fondamentalement pédagogiques. En bout de ligne, tous les apprenants en ressortiront gagnants.
Bio du conférencier:
Natif et résident du Nouveau-Brunswick, Jacques Cool travaille depuis plus de 25 ans dans le système d’éducation francophone de cette province. Fervent militant d’une intégration active et pédagogique des TIC en enseignement, il maintient une veille technopédagogique quotidienne sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années, notamment sur Twitter, et blogue depuis 2004 au zecool.com. Il a contribué au développement de la formation à distance au niveau secondaire dans sa province, a dirigé quelque temps le Groupe des technologies de l’apprentissage (GTA) de l’Université de Moncton et a été technopédagogue pour le Collège communautaire du N.-B. (CCNB) jusqu’en mai dernier. Il travaille actuellement au ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, où il coordonne maintenant les dossiers de l’école communautaire et des partenariats école-famille-communauté.

Informations pour participer:
Date: lundi le 3 décembre de 11h30 à 12h45.
Local (à l’UQAC, au pavillon Desjardins): H1-1050
Lien pour participer à distance: http://adobe.uqac.ca/PatrickGiroux
Mot clic pour Twitter: #c_utile
Lien vers le billet que Jacques a préparé dans le cadre de la conférence:
J’avais annoncé une conférence sur les logiciels libres, mais notre conférencier a décidé de traiter du sujet un peu plus largement. C’est plutôt du mouvement du libre et de son importance en éducation qu’il a parlé. Il fait ici référence plus largement à l’importance de libérer le savoir et la culture autant que l’outil. M. Daignault nous a évidemment mis en contexte. Il a d’abord postulé qu’il y a deux menaces à l’éducation: le fanatisme sous toutes ses formes et l’indifférence. L’éducation serait un rempart nécessaire ou devrait être un rempart à ces menaces… M. Daignault propose dans sa conférence que le mouvement du libre peut aider l’éducation à s’imposer comme un rempart contre ces deux menaces. Dans les faits, je crois que l’existence même du mouvement du libre est nécessaire pour garder l’éducation en équilibre entre le fanatisme et l’indifférence… J’y reviendrai plus tard. Mais qu’est-ce que le mouvement du libre? Il explique que le mouvement du libre, à sa base, est un mouvement social complexe qui défend la connaissance comme étant un bien universel ou un bien commun auquel tous devrait avoir accès sans restriction. Pour M. Daignault, le mouvement du libre semble donc s’incarner dans le domaine du logiciel, mais il est beaucoup plus profond et large. Plus tard, il rappelle les quatre libertés qui sont au coeur du mouvement du libre, que l’on peut certainement appliqué à la connaissance: Mais pourquoi défendre ainsi la connaissance? On y pense rarement, mais la connaissance et la capacité de ce la passer d’une génération à l’autre est ce qui distingue l’humain des autres animaux, tout simplement. C’est par la connaissance et les outils que l’humain produit avec les connaissances acquises tout au long de son histoire qu’il se distingue. Le rat de laboratoire, par exemple, sait apprendre. Ce qu’il n’arrive pas à faire, ou pas aussi bien que l’homme, c’est de passer son savoirs à la prochaine génération afin qu’elle n’ait pas à tout réinventer. Dans l’état actuel de leur potentiel, chaque nouvelle génération de rat recommence plus ou moins à zéro! L’homme, au contraire, recommence plus ou moins là où la génération précédente s’est arrêtée. Comment le mouvement du libre peut-il défendre la connaissance et, du même coup, l’éducation? Le domaine du logiciel est un lieu où s’est produit le pire… C’est un lieu ou un domaine dans lequel on a réussi à s’approprier la connaissance et à l’embarrer derrière des lois et des mécanismes afin que personne, les propriétaires mis à part, ne puissent y accéder. Pour utiliser ce savoir et les outils qui en découlent, les non-propriétaires doivent payer un droit d’utilisation et accepter de respecter des contraintes. Imaginer que la même chose se produise pour d’autre types de savoirs? Les mathématiques? la littérature? La chimie? La physique? La médecine? Les propriétaires de ces connaissances pourraient interdire la production de certains outils qui découlent de ces connaissances ou, plus largement, décider qu’ils aiment le statu quo et ralentir le développement de la société et l’évolution de la race humaine… J’exagère? Presque pas! Que ce serait-il passer si les religions et les interdits gouvernementaux et légaux avaient réussi à interdir l’autopsie du corps humain? Serions-nous encore ici? M. Daignault expliquait que le mouvement du libre réagit aux tensions produites par les positions « fanatiques » ou trop extrêmes et aux manques de tensions qui résultent de l’indifférence. Chacun à leur manière, les acteurs du mouvement du libre réagissent aux tensions qui sont créés par les fanatiques ou les défendeurs de dogmes en rappelant qu’on a le droit et le devoir de remettre en question. Ils soulignent aussi à ceux qui ont tendance à ne pas s’en soucier ou à être plutôt indifférent qu’il est dangereux de ne pas protéger la connaissance et le libre accès à la connaissance parce que nous pourrions la perdre. Nous deviendrions alors rien de plus que des rats que d’autres humains (ceux qui ont la connaissance!) pourraient utiliser dans leurs expérimentations. À ce titre, la connaissance est encore plus importante pour l’homme pour M. Daignault que l’air ou l’eau. Lien vers la conférence: http://adobe.uqac.ca/p8bvr1t1bog/ La collaboration École-Famille-Communauté constitue un facteur clé de la réussite éducative. Avec leurs partenaires de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Catherine Dumoulin et Pascale Thériault, deux collègues de l’UQAC, ont travaillé pendant deux ans sur la problématique de la collaboration École-Famille-Communauté. (Notez qu’elles avaient d’autres partenaires. Elles les présentent dans leur guide.) Dans ce guide, elles partagent des informations, mais aussi des pistes pédagogiques souvent toutes simples qui peuvent faire beaucoup pour la réussite éducative. C’est à consulter et à partager. Bravo à tous les partenaires de ce beau projet! Le printemps dernier, j’ai un peu (pas autant que je l’aurais souhaité…) participé à cette expérience de co-réflexion et co-écriture mise en place et gérée par le Labo VTE. Un groupe de volontaires, sous la direction de Andrée Beaudin-Lecours et Laurence Lachapelle-Bégin, deux conseillères à la Vitrine technologie-éducation, a travaillé ensemble malgré la distance et les horaires difficiles à concilier. Il reste des traces de notre travail sur la page du labo sur le site de la VTÉ, si vous souhaitez l’explorer. J’ai bien aimé mon expérience. Dans un monde idéal, j’aurais voulu avoir plus de temps, mais la vie est ainsi faite… Allez donc lire le résultat qui est est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage à l’identique 3.0 non transposé. Certains participants ont travaillé très fort! http://guidems.labovte.ep.profweb.qc.ca/ Serez-vous surpris si je vous dit que j’ai surtout travaillé sur la section à propos de l’identité numérique? Je termine ma semaine en donnant deux conférences sur l’identité numérique. Au total, cette semaine, j’aurai rencontré environ 2000 jeunes de sixième (primaire) et de secondaire 1. La réaction est généralement positive. Certains adultes devraient assister à ma conférence sur l’identité numérique (via @MarieChristin60) http://www.dominicarpin.ca/stupidite-2-0-8878.html J’aime bien ces outils tout simples que l’on peut intégrer dans une classe primaire ou secondaire très facilement. Dans le cas présent, Groupzap nécessitera plus ou moins 3 minutes d’explication. Plus que ça serait de l’abus… Groupzap est tout simplement un tableau blanc sur lequel faire vos tempêtes d’idées. C’est tout simple. Dommage que ce ne soit pas une ressource libre… Un billet très court pour présenter un autre billet. Cet autre billet a été écrit par Mario Asselin. Si vous n’êtes pas encore certain de ce qu’il convient de faire en regard des cellulaires à l’école, c’est un bon billet pour vous. Attention, ce billet regorge de liens à explorer. Vous aurez donc besoin de beaucoup de temps! Les logiciels libres vous intéressent et vous voulez savoir ce qu’ils pourraient faire pour nous en éducation? Vous êtes déjà convaincus et vous aimeriez bien entendre les arguments et propositions de quelqu’un qui y pense depuis des années? Vous ne savez absolument pas de quoi je parle et vous êtes curieux? Je vous invite tous à assister à cette conférence à propos des logiciels libres en éducation. La conférence aura pour titre Le logiciel libre sur le terrain des finalités éducatives. Voici le résumé de la conférence: Les acteurs du logiciel libre ne forment pas un bloc unidimensionnel. Il y en a au moins quatre types : le militant, le hacker, l’utilisateur-amateur et l’entrepreneur-développeur. Souvent confrontées aux limitations (fort différentes pour chacun des types d’acteur) que leur impose le logiciel propriétaire, les stratégies visant à les contrer témoignent de visions généralement en contradiction les unes par rapport aux autres. Mais il demeure que les tensions engendrées par de telles contradictions forment – à l’insu, généralement, de la grande majorité des acteurs – un dispositif éducationnel différent de celui formé par les acteurs du logiciel propriétaire. Il reste à savoir si cette différence est significative, comment nous pouvons l’apprécier, et, le cas échéant, avec quelles finalités éducatives chacun des dispositifs offre-t-il la plus grande compatibilité. Notre hypothèse est que le dispositif du libre éclaire, dans le dédale du rêve et des utopies, des sentiers menant ailleurs que dans le dogme ou l’indifférence. Quel est cet ailleurs ? Le conférencier sera M. Jacques Daignault. Jacques Daignault est professeur à l’UQAR en sciences de l’éducation depuis 1979. Spécialisé en philosophie de l’éducation et en théorie curriculaire, il s’intéresse aux technologies éducatives depuis le milieu des années 1980. Impliqué depuis la fin des années 90 dans de nombreux projets d’informatisation, surtout en milieux défavorisés, il adopte rapidement le logiciel libre et le recyclage d’ordinateurs comme stratégie d’implantation. Il a fondé et dirigé un laboratoire d’éducation aux logiciels libres au Campus de Lévis (Levinux 1999-2009), une coopérative de solidarité vouée à la création et à l’animation de centres internet communautaires dans Chaudières-Applalaches (Acantic 2001-2005) et une entreprise de coopération internationale en équité numérique (Equinux 2002-2008). Il a également été président de l’Association québécoise des utilisateurs de l’ordinateur au primaire et au secondaire (AQUOPS) en 2004. Il travaille présentement sur un ouvrage en philosophie de l’apprentissage consacré aux différences de nature entre le virtuel et le possible dans la gestion des finalités éducatives. La conférence aura lieu au local p1-4270 de l’UQAC. Il est situé au pavillon principal, à quelques pas du bureau de la sécurité. La conférence débutera à 11h30 et se terminera au plus tard à 12h45. Une période minimale de 15 minutes sera réservée pour les questions et les interactions avec notre conférencier. J’ajouterai plus tard les liens vers une éventuelle diffusion sur le Web ou en vidéoconférence pour les universités partenaires. Ajout du 22 octobre Lien pour la diffusion Web: http://adobe.uqac.ca/PatrickGiroux Fin de l’ajout Cette conférence est organisée dans le cadre du projet C-Utile, en collaboration avec le Comité de Pédagogie Universitaire de l’UQAC. C-Utile est projet financé par le FODAR qui réunit l’ETS, l’UQAC et l’UQAM et qui vise, en gros, à faciliter la formation d’une communauté de pratique élargie dont le but est de favoriser et faciliter l’utilisation des TI en enseignement en facilitant le partage de nos ressources, expériences et expertises. Normalement, la conférence organisée à l’UQAC sera diffusée en vidéocommunication dans toutes++ les universités partenaires. Une petite vidéo pour (re)découvrir l’importance des réseaux socionumériques en France. 50A Social Motion 2012 from agence 50A on Vimeo. Avouez que de visualiser ce genre de vidéo qui déborde de statistiques est toujours intéressant et un peu époustouflant! Actuellement, en classe, nous réfléchissons aux compétences informationnelles et tentons de les développer. En gros, nous apprenons à être plus efficaces dans nos recherches d’informations et à être plus critiques. Plus tôt dans l’année, nous avons aussi parler de plagiat et de comment utiliser l’information. Il y a quelques semaines, mes étudiants ont lu à propos de la génération C, je les ai introduit à l’identité numérique et ils se sont familiarisés avec l’importance des réseaux sociaux chez les jeunes. Dans l’ensemble, j’espère les amener à réaliser à quel point les compétences technologiques sont devenues incontournables. En tentant de faire un peu de ménage dans mon agrégateur ce matin, j’ai lu ce billet de Jacques Cool qui propose l’ajout d’un nouveau type de savoir: le savoir publier! Il explique ainsi le sens de ce nouveau type de savoir: (Notez que ça vaut la peine d’aller lire son billet, car il propose plusieurs liens pour approfondir la réflexion…) Publier en ce sens que : 1. La réalité d’aujourd’hui fait que nous interagissons constamment au moyen des portables, tablettes, mobiles, et autres « choses » connectées à Internet. (c’est LE véhicule de communication dominant dans la société); 2. Il devient important de pouvoir démontrer ce que l’on fait avec ce que nous savons : publier quoi au fond? Là, je pense aux jeunes d’Ewan McIntosh qui avaient créé un TEDx, afin de tenter de solutionner des problèmes QU’ILS avaient trouvés. Je pense aussi, plus près de nous, à ces jeunes de St-Antoine qui font des films, des livres. Les jeunes de Clair qui exposent leurs apprentissages au moyen du blogue, etc. (Insérez vos autres exemples ici : ___) Dans cette compétence de savoir publier, il n’y a pas que la dimension technique d’écrire en ligne, mais aussi, surtout, savoir gérer son identité numérique, savoir discerner la crédibilité d’une source en ligne (le « crap-detecting » de Howard Rheingold) et savoir s’engager dans des conversations puissantes dans ses réseaux, sur des enjeux qui nous tiennent à cœur. C’est surtout cela, savoir publier. Ainsi, il y aurait: C’est ces savoirs que l’école devrait développer. Je me demande où on en est avec le quatrième type?Mouvement « libre »: Retour sur les propos du professeur Jacques Daignault
Répertoire d’activités pour la collaboration École-Famille-Communauté
Guide d’utilisation pédagogique des médias sociaux
identité numérique et semaine de relâche
Groupzap
Les cells à l’école… oui ou non?
Conférence du 22 octobre sur les logiciels libres

Les réseaux socionumériques en France
Les types de savoirs