Récemment, les interfaces et les manières d’interagir avec les ordinateurs ont beaucoup évoluée… Pensez seulement aux tablettes et aux téléphones intelligents. C’est de plus en plus naturel, instinctif. Avec le temps, les ingénieurs et les designeurs acquièrent de l’expérience et adaptent les interfaces et la technologie.
Une compagnie pousse actuellement encore plus loin. Vous vous souvenez du film Minority Report avec Tom Cruise? L’interaction avec l’ordinateur était « spatiale »… (pour ne pas dire spéciale!) Voici un extrait:
Et bien cet interface, la capacité d’interagir spatialement, à l’aide de gestes, existe. Une compagnie offre un système d’exploitation et les équipements pour faire exactement ça! Il y a même un kit pour développer des logiciels. Voici une démo:
La démo n’est pas 100% convaincante à mes yeux. J’aurais apprécié avoir une démonstration avec des tâches plus courantes comme la manipulation et la modification d’une image, du montage vidéo, l’édition d’un document, etc. C’est tout de même intéressant.
Mais ce n’est pas tout! Le développement prend des directions très variées. Plusieurs travaillent actuellement sur la reconnaissance vocale pour que l’on puisse interagir verbalement avec nos ordinateurs. Déjà, nos téléphones intelligents et nos voitures comprennent plusieurs commandes vocales. Chez Google, par exemple, on travaille sur les Google Glass…
Maintenant, quoi penser de tout ça alors que plusieurs enseignants se ferment encore à l’ordinateur, à Internet, aux tablettes et aux appareils mobiles? Est-ce que ça va devenir assez naturel comme interaction pour les convaincre ou au contraire est-ce que ça va leur faire encore plus peur? Comment allons-nous faire face à la variété des interfaces? Le mouvement BYOD est-il évitable? D’un autre côté, est-ce souhaitable de permettre aux apprenants d’amener leur propres appareils? Ne va-t-on pas augmenter ou cristalliser la distance entre les riches et les pauvres? C’est vrai que les appareils mobiles sont de moins en moins dispendieux… Par contre, comment les enseignants pourront-ils s’adapter à 15 appareils différents?
Déjà, Internet rend problématique le développement de plusieurs compétences. L’information est tellement facile à trouver que les gens ne prennent souvent pas la peine de vérifier/analyser/juger de la qualité et de la pertinence des informations qui leur sont présentées. Pour moi, la quantité et l’accessibilité de l’information explique la nécessité de développer des compétences informationnelles à l’école alors que pour plusieurs utilisateurs d’Internet ces deux caractéristiques semblent être des raisons qui justifient le désintéressement de ces compétences… Comment l’école va-t-elle réagir? Déjà, nos recherches indiquent que les futurs enseignants sont mal outillés à cet égard…
Désolé pour la quantité de questions sans réponse… Je recommence à enseigner bientôt. Dans ce contexte, je me demande toujours comment présenter ces changements et ces outils qui seront bientôt disponibles aux futurs enseignants. Ça m’amène nécessairement à me poser des questions!
Bonne année scolaire 2012-2013 à tous!
Afin de comprendre l’aspect numérique de notre identité, il importe de d’abord clarifier quelques caractéristiques importantes de notre identité. Cette dernière est d’abord constituée de multiples éléments qui s’additionnent pour nous décrire. Notre identité est constituée de tout ce qui nous caractérise et nous différencie. Elle est un peu comme une boule disco avec toutes ses facettes qui reflètent un aspect de qui nous sommes. Notre identité change avec le temps, elle évolue. Lorsque vous irez danser, regardez les couleurs reflétées par la boule disco et vous constaterez qu’elles changent selon les lumières qui sont ou non allumées dans la salle. Notre identité change aussi avec le temps selon nos expériences, notre environnement, les gens que l’on rencontre, etc.


Cette semaine, je vais animer un atelier au Congrès de la FCFQ (