Le thème de ce séminaire m’était pratiquement inconnu. C’est un concept au sujet duquel je n’avais jamais vraiment lu. Quelques articles ici et là, des bouts de chapitres ou des paragraphes traitant du sujet brièvement. Comme mes collègues parlent souvent de communautés de pratique et d’autres communautés, je me suis inscrit dans l’espoir d’en apprendre un peu plus afin de mieux comprendre les différences entre les communautés.
Voici ce que j’ai noté…
Mme Henry commence par présenter ce qu’est une communauté virtuelle: groupe virtuel qui se rencontre en un lieu lui aussi virtuel et participe à une activité commune et solidaire. Au sein de ces communauté, on apprend en participant.
Elle propose qu’il y a plusieurs types de communautés virtuelles. De celles qui ont le lien social le moins fort et l’intentionnalité la moins précise à celles qui ont le lien social le plus fort et dont l’intentionnalité du rassemblement est le plus affirmée:
- Les communautés d’intérêts
- Les communautés finalisées (Elles ont un mandat précis et s’identifient à ce but. Existence plus courte, en fonction de la tâche à réalisée.)
- Les communautés d’apprenants (Formée suite à l’initiative d’un enseignant qui guide les apprenants.)
- Les communautés de pratique (Adhésion volontaire. But: améliorer la pratique au quotidien. Son apparition peut difficilement être forcée, dirigée, orientée. Il faut plutôt mettre en place des conditions propices à son émergeance, vendre ses avantages… )
Cycle de vie d’une communauté de pratique
- Découverte de la potentialité: Types de problèmes à résoudre, qui peut participer,… Identifier les besoins et les ressources, les buts…
- Fusion des membres: Développement de l’appartenance au groupe.
- Maturité: Communauté se développe, a besoin de ressources, commence à développer des connaissances.
- Intendance: niveau plateau dans la production de connaissances, niveau critique (essouflement), besoin de garder un leadership dynamique.
- Transformation: mort de la communauté, la communauté devient un club social ou les membres joignent d’autres communautés. À ce stade, la communauté doit se redéfinir.
???
J’aurais cru que l’apprentissage en communauté de pratique était plus significatif, mais plus long. Pourtant Mme Henry fait le lien entre l’industrie du savoir, le besoin de s’adapter immédiatement pour demeurer compétitif et de produire des connaissances rapidement, connaissances qui sont transférables sans attendre. À ce stade, je comprends mal comment les entreprises peuvent y trouver leur compte… Même si les gens impliqués ont à coeur le sujet ou domaine d’intérêt, il me semble que, comme les communautés de pratique sont libres, asynchrones et distribuées, la vitesse de réaction peu, parfois être lente ou ne pas toujours être dirigé dans le sens souhaité par les dirigeants de l’entreprise. Qu’en pensez-vous?
Une réflexion
Je remarque que la blogosphère éducationnelle québécoise forme une petite communauté d’intérêt. C’est dommage que l’idée d’une troisième chaise discutée l’an dernier ou en 2005 (je chercherai les liens plus tard!) n’est pas suscitée plus d’adhésion…
À propos de la 3e chaise:
Il y a peu plus de discussion à ce sujet mais c’est ce que j’ai pu trouver rapidement…
J’y reviendrai peut-être…