Vers l’éducation 2.0 – notes et réflexions personnelles en cours de route… (seconde partie des échanges)

J’ai repéré un autre billet dans les blogues que je fréquente. Au sujet de la discussion ayant eu lieu entre 11h00 et midi.

Atelier 3: Les ingrédients d’une communauté de pratique professionnelle et virtuelle

Les notes de l’atelier 3 seront déposées ici.

MArtin Bérubé: Former, informer, éduquer les enseignants… Développer des lieux virtuels de formation.

François Guité: Laisser les apprenants choisir les outils plutôt que leur imposer des outils? Les outils de l’École ne sont pas nécessairement ceux que les jeunes veulent, ne sont pas nécessairement des outils universels, ceux que l’on utilise tous les jours… Charles (plus tard) se demande s’il ne vaut pas mieux imposer des outils au départ pour favoriser certains apprentissages de base et, plus tard, laisser les jeunes choisir.

Mario Asselin:Il faut accepter de perdre une part de contrôle, accepter d’être parfois critiquer, accepter que d’autres disent leur opinion. Du point de vue du monde scolaire, c’est accepter que les parents s’impliquent, donnent leurs opinions, pausent des questions.

En fait, c’est d’accepter que l’École n’est plus seulement l’affaire des enseignants et que les parents et les apprenants sont impliqués et ont droit de parole.

André Roux: Influencer la politique? Faire du lobbying pour informer les gens des possibilités du Web.

Geoffroi: Du leadership top-down? Que les directions soient ouvertes, au fait des nouveautés et des possibilités.

Moi: Et l’accès? C’est une limite toujours d’actualité! Tous n’ont pas encore accès à des ordinateurs récents et performants.

Atelier 4: Culture médiatique et digitale / culture du Web 2.0

Les notes à ce sujet sont ici.

Mario: Quoi faire face aux nouvelles technnologies? Laisser aller et attendre que le politique prenne une décision ou éduquer? (J’interprète mais je crois que Mario veut nous pousser à bouger avant que le politique décide et nous impose une solution comme aux USA.)

François: Le Web influence maintenant l’identité des jeunes…

MArie-France? Les réseaux font partie de l’environnement des jeunes… Modèlent leur identité?

François: L’écart se creuse entre les objectifs de l’éducation et ce que les jeunes sont en train de se construire comme réseau de communication/apprentissage/environnement/culture. Kaçandre nous met en garde contre la création d’une sous-culture ou d’un réseau parallèle et souligne le besoin de formation.

Web 2.0? C’est quoi? tentative de définition…

Quelques mots clefs:(selon moi)

  • Démocratique, ouvert à tous, égalitaire
  • Centré sur les utilisateurs
  • Adaptatifs du points de vue de l’usage
  • Collaboratif, commun, co-élaboration
  • auto-organiser, auto-développer par les utilisateurs (François Guité?)

J’ai dû quitter plus avant la fin. Dommage. C’était dynamique et intéressant comme réflexion.

Vers l’éducation 2.0… Notes personnelles et réflexions en cours de route!

le wiki de l’évènement.

Mario introduit le sujet en spécifiant que le passage de 1.0 à 2.0 n’est pas nécessairement une cassure ou un changement dramatique. François Guité se demande quant à lui si l’éducation 2.0 doit exclure ou inclure l’école? Hélène Martineau croit que l’école le dissocie effectivement et que ça pose problème. J’ai tendance à être d’accord avec elle. Perso, je crois que l’éducation 2.0 peut être dissocier de l’École, mais n’a pas à l’être. Il y a de la place à l’École pour de l’enseignement centré sur l’apprenant et pour l’intégration des outils 2.0. Elle souligne avec raison le besoin de réflexion. Benoit Brosseau note que nous faisons face à un ensemble important de limitations légales alors qu’à l’extérieur de l’École, ces limites ne s’appliquent pas aux jeunes. André Roux mets de l’emphase sur des problèmes/limites/mauvaises conceptions du système (ex.: la censure sans réflexion).

Et là j’ai un peu perdu le fil… C’est que les gens, parlent et clavardent en même temps. C’est allucinant! Je vais me concentrer sur les discussion audio même si ça veut dire que je risque de manquer une partie du débat!

Question intéressante de Patrice Létourneau: Si les jeunes ont déjà intégrer le web 2.0, pourquoi s’en soucier? Il offre une piste de solution: leur enseigner à les utiliser pour apprendre. Ils ont effectivement intégrer ces outils, mais pas pour l’apprentissage. C’est vrai mais je me demande à quel point. J’interviens plusieurs fois par semaine dans un programme Sport-études et les jeunes ne sont pas si branchés que ça. Est-ce parce que cet échantillon est biaisé, trop occupé à s’entraîner et à pratique son sport pour avoir eu le temps de vraiment intégrer les TCI et les outils du Web 2.0?

Mario propose une définition: l’apprenant 2.0 est celui qui accepte/reconnait/sait que la connaissance est partout et qui est capable de la sair/juger/acquérir/partager. L’enseignant 2.0 est celui qui reconnait ne plus être le centre du processus d’apprentissage, qui est capable de guider les apprenants et de les outiller afin qu’il soient des apprenants 2.0 efficaces. C’est un peu ce que je désirais exprimé au début de la discussion en disant qu’il n’y a pas vraiment eu de cassure entre le 1.0 et le 2.0. Ça fait un bail que l’on entend parlé de l’enseignement centré sur les apprenants et que l’on adapte plus ou moins lentement la pédagogie, en faisant un petit pas à la fois. Le changement de paradigme a été amorcé il y a longtemps. Par contre, les outils 2.0 nous forcent un peu la main. Ils nous obligent à changer plus vite. Comme l’a dit Patrice Létourneau, les jeunes ont déjà adopter ces outils et les ont déjà intégrer à leur vie sociale. L’École doit réagir, doit s’assurer qu’ils soient capables de les utiliser pour apprendre, se maintenir à jour.

Il y a des commentaires et des notes au aujet de cet atelier sur le blogue BIOTOPE.

Retour de la pause: Que nous apprend l’histoire en matière d’appropriation des TICE en milieu scolaire ?

Chantale Desrosiers souligne que, dans le passé, c’est le niveau de difficulté d’appropriation qui a empêché l’intégration massive des TIC. Je crois qu’elle a raison. Ça me ramène en mémoire un texte de Saba (je crois) dans lequel il expliquait qu’une bonne technologie est une technologie facile à utiliser, transparente, presque invisible. Je crois que les outils 2.0 sont différent en ce sens qu’ils sont simple à utiliser. Lorsque je parle du Web 2.0 à mes étudiants, je parle de démocratisation en expliquant que le Web n’appartient plus à une minorité de programmeurs informatiques.

Stephen Downes parle des caractéristiques d’une bonne technologie ici.

Lyonel propose que les technologies qui sont effectivement intégrer et adopter sont celle qui permettent une vaste gamme de pédagogies. C’est intéressant comme remarque et je crois que c’est un peu vrai. les enseignants que je connais semblent tous aimer avoir un peu de liberté, pouvoir s’exprimer à leur façon.

MArio note que les adultes n’ont pas vraiment appris avec le Web 2.0 ou avec les TIC. C’est encore une fois une preuve que l’on enseigne comme on nous a enseigné dans le passé… nos stagiaires répètent généralement les erreur de ceux qui leurs ont enseignés.

Khalid et François notent que les enseignants sont débordés. Je suis d’accord. Khalid propose que l’on procèdent pas à pas. Lentement… François souligne que ce qui manque, c’est le leadership. La direction des écoles à un rôle à jouer.

Lyonel semble proposer (ce que j’en comprends) qu’il y a un changement de paradigme trop important. Que les enseignants qui n’ont pas été formé en prévision d’enseigner dans une modèle centré sur l’apprenant auront probablement plus de difficulté à s’adapter à l’enseignement 2.0. Ça semble plausible… Mais n’ont-ils pas eu de mise à jour? Formation continue? Je peux concevoir que le changement est important dans la pratique. Mais a-t-il été si rapide qu’ils n’ont pas pu s’adapter? Dans l’histoire, qu’est-ce qui explique que le changement/adaptation n’ait pas lieu?

Ce qui explique la peur des enseignants des tic, leur manque d’intérêt:

  • François ou Mario (je ne sais plus!) parle de la croyance très solide que le rôle de l’enseignant était d’enseigner, de transmettre des connaissances. Les enseignants avaient des présupposés très bien ancrés qui empêchaient le doute ou bloquaient la construction possible de nouvelles théories personnelles (mes mots, parce que Mario parle vite!) La société faisait aussi que les apprenants étaient dociles… Il y avait donc peu de remise en question forcée.
  • Hélène Martineau parle de son expérience à l’APOP. les gens ont les connaissances, mais rencontrent des obstacles (accès, règles institutionnelles…). Cela ralentie la mise en pratique. Trop difficile. Efforts requis démesurés. En plus, les apprenants sont des experts…
  • François souligne que l’on a un peu abdiqué son pouvoir de réflexion/formation en se fiant aux formations officielles. Plusieurs adultes/enseignants ont oublié comment apprendre et n’ont pas continuer à apprendre, pas par rapport à l’apprentissage.
  • Martin Bérubé parle de sa pratique… Les difficultés qu’il rencontre: Enseignant sont exigeant vis-à-vis d’eux-même et réagissent mal face aux TIC qui les obligent à se commettre et laissent des traces. Ils ont peur d’être jugés.

Notes sur l’atelier 2 depuis le wiki de l’évènement.
Billet sur le blogue Remolino.

Pause du diner!

J’ai besoin de volontaires pour aider mes étudiants!

Bonjour à tous!

Je suis à la recherche de personnes qui fréquentent ou ont fréquenté le milieu éducationnel (Québécois ou autre) et qui ont une certaine expérience de l’intégration des TIC. Enseignant, directeur d’école, conseiller pédagogique…

Pourquoi?

Plutôt que de présenter magistralement à mes étudiants les conditions gagnantes pour l’intégration des TIC, j’ai élaboré un petit travail qu’ils doivent faire prochainement. Ça implique qu’ils rencontrent (physiquement ou virtuellement) et questionnent une personne qui a de l’expérience dans l’intégration des TIC, qu’ils effectuent une petite recherche documentaire et qu’ils produisent deux rapports (le premier oral à la classe et le second écrit au professeur). Pour les interviewés, ça représenterait quelques instants et un peu de réflexion.

Voici les détails du travail que mes étudiants doivent faire. Si vous acceptez d’être volontaire, communiquez directement avec moi: pgiroux at uqac.ca

Présentation du travail
L’objectif du travail est de se familiariser avec les conditions qui favorisent ou, au contraire, risquent de nuire à la réussite de l’intégration TIC.

Les étudiants doivent:

  • Faire une recherche documentaire sur le sujet et consulter plusieurs sources crédibles d’informations.
  • Identifier une personne dans leur environnement immédiat qui a déjà vécu une ou plusieurs expériences d’intégration pédagogique des TIC.
  • Vérifier si cette personne accepte de participer à une petite enquête.
  • Préparer des questions pertinentes afin de se renseigner auprès de cette personne au sujet des conditions gagnantes pour réussir l’intégration des TIC.
  • Interviewer la personne choisie.
  • Préparer une présentation orale (durée: 15 minutes) qui présente la personne interviewée, le situe par rapport à l’éducation (enseignant, retraité, directeur d’école…) et résume fidèlement ses propos.
  • Préparer le support visuel qui sera utilisé pour appuyer la présentation.
  • Présenter le rapport oral à ses pairs et répondre aux questions.
  • Écouter/questionner les pairs qui présentent leur rapport.
  • Préparer un rapport écrit dans lequel les auteurs résument les propos de la personne interviewée, les mettent en relation/opposition/contraste avec les autres sources consultées et prennent position quant aux actions/gestes qu’un enseignants peut/doit poser afin de réussir l’intégration des TIC.

J’espère trouver 15-20 volontaires d’ici et d’ailleurs…