Wikipedia à l’oeuvre (encore!)… La construction de savoirs en mode collectif! | Hurricane Katrina – Wikipedia, the free encyclopedia

Hurricane Katrina – Wikipedia, the free encyclopedia

J’ai déjà parlé du fonctionnement extraordinaire de Wikipedia le 7 juillet 2005 dans ces billets: 1 et 2.

En voici un autre exemple! Allez tout de suite voir ce que les utilisateurs de Wikipedia ont construit en seulement quelques heures… Consultez aussi l’onglet History (en haut) pour avoir une idée du nombre d’intervenants impliqués. Des dizaines de personnes ont fait plus de 500 ajouts ou modifications au moment ou j’écris ce billet!

Le statut des TIC dans la salle de classe | A Second Look at the Nature of Technology in the Classroom Source: T.H.E. Journal

A Second Look at the Nature of Technology in the Classroom

L’auteur de cet article, Bill Pflaum, a visité un grand nombre d’écoles de tous les niveaux dans le but de déterminer

Why, after investing billions in computer technology for schools are the measurable results so meager?

Il ne s’agit pas vraiment d’une étude scientifique. L’auteur lui-même avoue que c’est plutôt une quête personnelle de sens, car les TIC ont eu beaucoup d’impact sur sa vie à lui.

Quelles sont les conclusions de l’auteur? Elles sont toutes simples!

I concluded that computers had no affect on measurable performance because students didn’t spend enough time on them doing things that can affect measurable results.

Ce n’est pas tout. Il croit aussi que, pour plusieurs apprenants, l’utilisation de l’ordinateur n’est pas toujours un outil approprié en terme de coûts. Il suggère ensuite que l’ordinateur peut souvent être plus utile pour le traitement des données ou l’évaluation que comme environnement d’apprentissage (computer based training). Mais surtout…

(J’ai ajouté le gras et le soulignement!)

The equation of Kid + Computer = Learning does not work. Instead, the equation must be Kid + Computer + An Engaged Teacher = Learning. In other words, the teacher, not the computer, is key.

Ça fait du bien de se le faire répéter parfois!!!!

L’auteur va plus loin et propose quelques exemples d’intégration réussie. Je remarque que les exemples appuient bien sa dernière conclusion au sujet de l’importance des enseignants, car les changements rapportés n’ont pas été que technologiques… L’approche de l’enseignement et la pédagogie y ont été pour beaucoup.

Le texte a plusieurs pages, mais il est intéressant…

Real science required here | Source: AssortedStuff

AssortedStuff»Blog Archive » Real Science Required Here

J’aimerais souligner ce billet qui commente l’actualité éduco-politique en Californie… Très intéressant!

Le sujet??? Vous êtes probablement au courant que certaines écoles américaines enseignent le créationnisme plutôt que la théorie de l’évolution. Et bien, il semble que l’Université de Californie refuse de reconnaître l’utilisation de volumes de sciences qui prônent le créationnisme… Les étudiants de ces écoles ne pourront donc pas être admis… Un groupe religieux poursuit l’Université !

Les enseignants américains utilisent de plus en plus les technologies… | Source: eSchool News online

eSchool News online

Il semble que les enseignants américains utilisent de plus en plus les TIC… Selon les résultats rapportés, 86% des enseignants rapportent que l’ordinateur a changé leur façon d’enseigner, 55% disent même que le changement est important. Par contre, l’accès aux TIC est toujours problématique. Le plus important est que les enseignants se disent de plus en plus compétents!

TIC – Ce que je crois – Jobineries

TIC – Ce que je crois – Jobineries

Wow! Un super billet de M. Gilles Jobin avec beaucoup de contenu… C’est vraiment dommage que la session ne soit pas encore amorcée. J’aurais certainement pu faire un cours entier de discussion avec mes étudiants…On y parle d’histoire, de barrière à l’intégration et de solutions!!! Voici donc un résumé de son propos (pour ma mémoire!) et quelques commentaires en vrac.
(Désolé si le rythme de ce billet est lent… Je ne veux pas perdre ces liens.)

Le contexte… Ce billet est une réponse à la question que l’AQUOPS posait dans son carnet web pour solliciter nos réactions au dossier traitant de l’usage d’Internet par les jeunes publié dans le Devoir. En gros, Charles Fillion (AQUOPS) demande

Selon vous, votre expérience confirme-t-elle que l’implantation des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les écoles et le développement de cette compétence transversale se font très lentement ? Si oui, que faut-il faire dans vos milieux pour que cela change ?

Voici les liens vers les articles du Devoir:

Tant qu’à y être, je vous suggère aussi ce billet de Mario qui se prononce quant à la couverture du secteur techno dans les médias.

Et n’oubliez pas la réaction de Gilles!!!

Alors ce billet…

Gilles commence par faire la petite histoire de l’intégration des TIC dans les écoles du Québec selon son point de vue. Gilles était alors enseignant et il l’est peut-être encore… Je l’ignore. En gros, il est question de résistance aux changements par des acteurs clés du réseau (enseignants et directions) et d’administration déconnectée de la réalité qui résulte en des exemples d’intégration superficielle…

J’ai oublié quelque chose M. Jobin?

Pas joli! Je trouve par contre que ça ressemble à ce que j’ai vécu en tant qu’étudiant (j’ai trente ans!).

Il propose ensuite des explications. L’une d’elle est l’Université. J’ai été chargé de cours et je suis maintenant professeur. J’espère réussir un peu mieux que ce que Gilles a décrit…. Sans me porter à la défense des chargés de cours et des professeurs en technologies, j’aimerais tout de même souligner que, souvent, les étudiants qui s’inscrivent à mon cours (obligatoire!) le font à reculons. En les questionnant, j’ai remarqué que ces étudiants trouvent l’ordinateur froid et n’ont aucun goût d’apprendre à s’en servir au départ. Ils n’ont souvent aucune idée du fonctionnement de la bête, leur expérience se limitant à naviguer sur Internet et à faire des recherches TRÈS simples dans Google. Ils font très souvent la mise en page de leur document Word en ajoutant des espaces ert des tabulations et, comme ça ne fonctionne pas très bien, concluent que les ordinateurs ne peuvent pas être utiles. Je souligne ensuite que les acteurs qui ralentissent (ou ne favorisent pas) l’intégration des TIC dans les écoles existent aussi à l’Université… Ainsi, un universitaire aurait très bien pu écrire le même billet en parlant de l’intégration des TIC à l’Université. La situation n’est pas plus facile à ce niveau que dans les écoles primaires. Le changement prend du temps. Le problème c’est que les TIC évoluent tellement vite… Tous les directeurs de départements, de modules et de programmes ne s’intéressent pas à cet aspect de la pédagogie ou n’ont pas le temps de s’y intéresser… Les enseignants universitaires, comme les enseignants du primaire, ne sont de plus pas tous intéressés. Plusieurs font des efforts mais ils sont souvent en retard de deux ou trois ans sur les outils. Ceux qui s’y intéressent et font des efforts se heurtent par contre, comme au primaire, à la machine administrative et à des représentants du service informatique pas toujours coopératifs (question de sécurité, de coût et de niveaux d’utilisation,…).

Gilles explique ensuite pourquoi, selon lui, il vaut la peine d’intégrer les TIC à l’école. Il parle de développement…

Pourquoi les élèves doivent-ils développer une compétence TIC? Pour une raison fort complexe : parce que cela les aidera à devenir ce qu’ils sont : des êtres humains de réflexion, des êtres humains qui ont quelque chose à apporter à l’humanité.

Il termine en proposant des pistes de solutions.

Les trois premières suggestions me semblent intéressantes, car elles permettraient de créer un mouvement. Il faudrait ensuite penser à ajouter des mesures de soutien afin d’aider ceux qui regardent le train passé et qui veulent s’y joindre… Plus de techniciens dans les écoles? Libérer les utilisateurs expérimentés un ou deux jours par semaine ou au besoin?

Concernant sa quatrième suggestion… Je crois qu’il faut être réaliste. Comme je l’ai dit plus haut, l’Université doit, elle aussi, intégrer les TIC. Ce n’est pas plus facile chez nous que chez vous… Ici à l’UQAC, nous avons par contre des PIPS (professeur invité en prêt de service). Il s’agit généralement d’enseignants expérimentés qui viennent travailler au département quelques années pour faire bénéficier nos étudiants de leurs expériences dans un domaine particulier. Peut-être un jour aurons-nous un pips en techno!!! Je garde l’idée en mémoire…

En ce qui a trait au service informatique… Nous sommes d’accord! J’ajouterais qu’il faut que les praticiens soient plus souvent consultés quant aux achats et aux orientations… Ça éviterait d’avoir du matériel qui répond aux critères des services informatiques et de l’adminsitration mais qui n’est pas utilisé dans le cadre de l’enseignement…

Les suggestions 7 et 8 me semblent tout à fait intéressantes. C’est des petits gestes que le MEQ pourrait poser et qui engendreraient peut-être, à la longue, un certain mouvement d’utilisation et d’intégration.

Tic et plagiat…

Le profNoël a récemment publié un billet fort intéressant sur le plagiat. Il soulève selon moi une question fort intéressante: Internet est-il une porte ouverte sur le plagiat? Je crois que la réponse est non. Non, Internet n’est rien d’autre qu’Internet, un endroit virtuel où l’information circule. Il est peut-être plus facile de copier et coller du texte provenant d’Internet que du texte provenant d’un livre, mais les deux sont possibles. Le vrai problème c’est les gens, ce qu’ils font d’Internet.

Le profNoël demande ensuite:

Une direction d’école pourrait-elle aller jusqu’à suspendre un élève parce que toutes ses réalisations scolaires sont accessibles par n’importe qui (surtout les élèves des années suivantes)?

Une équipe école pourrait-elle empêcher, ou limiter, un enseignant de vouloir mousser la publication avec l’argument du plagiat?

Je ne sais pas si une école pourrait, mais je crois qu’elle ne devrait pas. Le rôle de l’école n’est pas de régenter l’usage d’Internet… L’école doit selon moi éduquer. Et cela nous ramène à la dernière portion de l’article publié aujourd’hui dans le Devoir et que j’ai rapidement commenté plus tôt.

Il faut donner l’exemple, leur montrer comment bien utiliser cette ressource. Il ne faut surtout pas limiter les usages, mais les orienter et les guider. Je crois donc que non, une équipe école ne devrait surtout pas empêcher un enseignant ou un étudiant de vouloir utiliser Internet et y publier de l’information.

Les enfants du cyberespace (2) – L’école débranchée | Le Devoir

Les enfants du cyberespace (2) – L’école débranchée

Le Devoir présentait aujourd’hui un article au sujet de la génération du cyberespace, les adolescents d’aujourd’hui. Le portrait tracé est assez peu reluisant… Je retiens l’importance du leadership de la direction, l’impact négatif associé au manque de support technique, le fait que plusieurs enseignants sont beaucoup plus préoccupés par l’implantation de la réforme que par l’intégration des TIC…

Mario Asselin, directeur d’école, souligne aussi que la formation ne mène à rien si les enseignants ne deviennent pas eux-mêmes internautes. Il ne suffit pas savoir comment, il faut le faire, y prendre goût, découvrir des avantages personnels. Mario et Claude Raymond expliquent aussi qu’il faut éduquer les jeunes à Internet, leur montrer comment réagir à la pornographie, la publicité, …

Un article intéressant. À lire!

FirstMonday | Sooner or later we will melt together | Digital culture

Sooner or later we will melt together

J’ajoute aujourd’hui un journal électronique dans la liste de liens de Pédagotic (Colonne à droite du site). Le journal First Monday traite d’Internet et s’adresse à tous ceux qui s’intéressent au phénomène « Internet ». Ce journal est gratuit et s’adresse à un public international. Les articles sont très diversifiés et ont tous été évalués par un comité de lecture. Surtout, le style de texte est normalement très bien adapté à la lecture à l’écran et à Internet. Les phrases sont courtes et simples. Les auteurs vont droit au but.

J’en profite pour présenter un article de David Beer intitulé « Sooner or later we will melt together: framing the digital in the everyday ». L’article présente le concept de culture numérique et la façon dont la culture numérique transforme la propriété.

Beer explique d’abord que la culture numérique, définie comme une culture construite à travers ou supportée par une technologie numérique, est maintenant partout. La culture numérique a pénétré tous les aspects de notre vie; écoles, banques, musique, communication, télévision, cuisine… La culture est imprégnée du code et le code est maintenant partout! L’auteur laisse entendre que la pénétration est telle que…

…everyday life and digital technology have dissolved into one another.

L’auteur questionne ensuite la propriété, une question d’actualité… Réflexion philosophique sur un sujet chaud! Je n’en dis pas plus, j’ai l’intention de répondre plus tard à un billet écrit du ProfNoël très intéressant et qui touche de plus ou moins près à la propriété. À suivre!

Préparer les élèves au « 0 commentaire » | Guitef

Guitef

Un petit bijou… Dans ce billet, François présente quelques conseils pour les enseignants désirant proposer l’utilisation de carnets web à un groupe d’apprenants. Ces conseils visent surtout à préparer les apprenants à faire face à la situation où il n’y aurait pas de commentaires générés comme suite à leurs billets.

C’est quelque chose qui arrive souvent alors les conseils de François sont TRÈS intéressants.

Je me permets de suggérer un conseil supplémentaire et de faire un commentaire:

  • Il faut permettre les « trackback » ou traceurs afin de permettre à ceux qui préfèrent écrire dans leur carnet web de laisser une trace sur le nôtre facilement. D’ailleurs, François devrait peut-être nous le permettre… 🙂 je préfère souvent écrire dans mon carnet, car ça me permet de garder des traces… Ça me facilite souvent la tâche lorsque je cherche une information particulière ou un site précis au sujet duquel j’ai écrit.
  • Parfois, le style du billet est très important. Un billet qui vise par exemple à présenter un lien vers un nouveau site web, risque d’inciter les gens à aller le visiter, mais pas à vous répondre. Il faut donc tenir compte du style de billet que l’on publie.

Apprendre devrait être amusant | Learning should be hard fun

Gamasutra – Soapbox – « Making Learning Fun »

Dans cet article, Clark N. Quinn propose une liste de caractéristiques qui rendent les situations d’apprentissage efficaces. Il suggère aussi que de planifier un évènement d’apprentissage pour que ces caractéristiques soient intégrées favorise l’engagement des apprenants…

Comme l’engagement est une manière de se comporter par laquelle l’apprenant s’implique activement dans son processus d’apprentissage et prend la charge de celui-ci et que l’attention est généralement l’une des dimensions les plus importantes de ce concept (Marks, 2000; McWilliam & Bailey, 1992; Newman, 1989), la remarque de Clark va un peu de soi… (Je considère ici l’attention comme une condition à l’apprentissage!) Mais, comme Clark le dit lui-même, rien de cela ne devrait être nouveau pour les enseignants, designers pédagogiques, etc. L’article vaut tout de même la peine d’être lu car il présente en quelques mots les caractéristiques qu’il convient généralement d’intégrer aux situations d’apprentissage.

Voici un résumé… Consultez l’article pour plus de précision.

  • Contextualiser l’apprentissage.
  • Avoir des objectifs précis.
  • Avoir un niveau de difficulté adapté.
  • Les actions de l’apprenant doivent être signifiantes (au sens où elles influencent le déroulement de l’activité) et le déroulement de l’activité d’apprentissage conséquent avec les actions de l’apprenant.
  • L’activité doit être en lien avec les intérêts et motivations de l’apprenant.
  • L’apprenant doit avoir un certain domaine à explorer et la possibilité de le faire.
  • Manipulation active.
  • Feed-back approprié.
  • Un peu de hasard pour attirer l’attention.

Lors de la lecture de l’article, il faut cependant garder en tête que l’auteur est un designer de jeu pédagogique! Le carnet web « Random walk in E-Learning » fait par ailleurs deux commentaires intéressants au sujet de l’article dont un très important au sujet des objectifs. On y fait remarquer qu’il y a une différence entre les objectifs buts que l’on donne à un apprenant (Exemple: sortir d »un labyrinthe) et l’objectif d’apprentissage (Exemple: maîtriser un type d’opération mathématique). Mes exemples font référence à un jeu dans le cadre duquel l’apprenant doit trouver la sortie d’un labyrinthe en répondant à des questions mathématiques. Chaque décision (tourner à gauche, aller jusqu’au bout du corridor…) étant associée à une opération ou un problème particulier à résoudre avant de pouvoir poser une action. Je recommande donc aussi la lecture de ce billet de « Random walk in E-Learning ».