Finalement, pourquoi pas…!?

Bonjour à tous !

Après ces dix semaines de cours, je dois refaire un bilan de mes compétences avec les TIC, dans le but de voir si je me suis améliorée ou non. À la première semaine, je me comptais partie la catégorie novice. Neuf semaines plus tard, je me dis intermédiaire. Ce que je croyais impossible est devenu possible ! J’ai trouvé des avantages aux technologies éducatives en classe. J’ai débuté ce cours très réticente et finalement, j’ai fini par ouvrir mes horizons. Bien que j’aille peur pour la langue française et les compétences des élèves, je vois désormais quelques avantages à l’utilisation des TIC en classe. Je vous rassure, je ne suis pas totalement corrompue ! Par contre, certaines technologies sont nécessaires à certains étudiants et plusieurs outils aident les apprentissages des jeunes. Je ne vois plus que du mauvais lorsque je pense aux technologies dans les salles de classe, je suis même prête à en intégrer quelques-uns progressivement dans mes futures classes.

Pour ce qui est de mes propres connaissances, j’ai découvert plusieurs outils dans ce cours et j’en réutilise beaucoup. Par exemple, j’utilise beaucoup Dropbox et l’écriture collaborative dans mes travaux d’équipe. Mes recherches informatiques sont aussi plus enrichies. J’utilise désormais de meilleurs mots clés et je vérifie plus la qualité des sources qu’auparavant. Mon utilisation d’un ordinateur est de plus en plus variée. Même l’utilisation de mon traitement de texte est meilleure. En plus d’utiliser Antidote, j’ai désormais EndNote pour m’aider à faire mes bibliographies. En dix semaines, j’ai appris à connaître plusieurs outils et il y en a plusieurs que j’ai adorés. Par exemple, Powtoon est un petit logiciel que j’affectionne beaucoup. Il rend la matière intéressante et intrigue les jeunes. Il y a aussi un nouvel outil, un peu comme un PowerPoint, que j’ai hâte d’utiliser, il s’agit de Prezi. En plus d’être ouverte d’esprit, je suis plus compétente avec ces petits outils. J’ai pris du temps pour les expérimenter et je me rends compte de leurs avantages. Bien que les TIC arrivent à une vitesse de l’éclair, pour ma part, je crois que leur entrée dans les salles de classe doit être progressive. Il ne faut pas perdre nos acquis et nos compétences en se fiant seulement aux technologies. Par contre, il faut suivre l’évolution. C’est pourquoi je suis d’accord de les intégrer un peu dans ma future pratique enseignante. Les TIC captivent les jeunes, il faut donc s’en servir pour les motiver en classe. Pour moi, le TBI est une bonne chose en classe. Aussi plusieurs activités de grammaire pertinentes, fiables et adaptées sont offertes en ligne. Alors, pourquoi ne pas sortir du manuel et des feuilles de temps en temps ?

Donc, personnellement je me trouve plus compétente avec les technologies puisque j’ai réussi à découvrir, apprécier et utiliser de nouveaux outils pédagogiques dans mon quotidien. De plus, mon opinion personnelle est désormais évoluée, je n’y vois plus que du négatif et je suis plus ouverte d’esprit. Professionnellement, j’y ai vu plusieurs avantages par exemple : aider les étudiants en difficultés d’apprentissage, la motivation en classe et la tâche d’un enseignant. Les technologies en classe permettent de varier l’enseignement et d’intéresser les jeunes. Je crois donc maîtriser davantage la compétence 8 « Intégrer les technologies de l’information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel. ». Bref, je suis contente d’avoir suivi le cours et d’en ressortir gagnante.

__ Ce billet a été créé dans le respect du code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

La pédagogie inversée ou une nouvelle approche à la mode ?

De nos jours, on ne peut faire fi des technologies numériques et encore moins les écoles. Elles doivent s’adapter tranquillement pour être au goût du jour et ainsi intéresser davantage les élèves. La pédagogie inversée est une nouvelle méthode d’enseignement, elle remplace la pédagogie traditionnelle. Ce rapport écrit vous permettra de savoir qu’est-ce que c’est, de connaitre les avantages ainsi que les inconvénients de cette pratique, d’être au courant des technologies utilisées, en plus de connaitre notre opinion sur cette pratique.

Définition de la pédagogie inversée

Tout d’abord, qu’est-ce que la pédagogie inversée ? Il s’agit d’une nouvelle approche pédagogique utilisée par de nombreux enseignants. Bien que cette stratégie d’enseignement soit nouvelle, elle se popularise rapidement à travers les écoles. Son fonctionnement est simple. Les enseignants enregistrent une capsule vidéo, sur une partie de la théorie, qu’ils rendent accessible à leurs élèves ou à leurs étudiants. Les apprenants doivent alors consulter cette vidéo à la maison avant le prochain cours. La responsabilité des étudiants est donc de faire leur devoir en regardant la capsule que l’enseignant a publiée. Le cours suivant, tenant compte que les apprenants ont fait leur devoir, le professeur consacre sa période à faire du travail pratique sur le sujet qui a été expliqué dans la capsule. Il faut savoir que les vidéos enregistrées sont rendues accessibles aux enfants et aux parents. De plus, puisque le parent a accès au contenu qui est disponible sur la vidéo il peut suivre le développement de son enfant tout en s’impliquant auprès de lui. Les sujets qui sont traités dans ses capsules sont souvent des notions plus difficiles, des exemples, des problèmes pratiques, du contenu magistral ou encore des explications sur de la matière. Même si les recherches sont peu nombreuses, les opinions des expérimentations vont dans la même voie : la pédagogie inversée semble une bonne méthode pour aider l’apprentissage des jeunes.

Les inconvénients et les avantages

La pédagogie inversée comporte beaucoup d’avantages et peu d’inconvénients selon Annick Arsenault Carter, enseignante de la 7e année à l’école Le Mascaret, à Moncton au Nouveau-Brunswick (Annick Arsenault Carter, 2012). La plupart des informations que nous vous présentons sont tirées des vidéos d’Annick et de ceux d’Yves Morin (Morin, 2013), enseignant et étudiant en pédagogie. Tous les deux sont pour l’enseignement inversé.


Inconvénients :
o Certains élèves n’ont pas accès aux outils technologiques à la maison. Il y en a à l’école et à certains endroits publics, mais les élèves n’en ont pas nécessairement un chez eux. De nos jours, c’est plus rare, mais il faut tout de même le prendre en considération.
o La pédagogie inversée s’introduit graduellement, il est impossible d’amener ce type d’enseignement du jour au lendemain. Il faut laisser aux élèves le temps de s’adapter et à l’enseignant de se planifier.
o C’est lourd et long faire la planification. L’enseignant doit être assidu.
o Un enseignant qui désire instaurer la pédagogie inversée dans sa classe aura plus de difficulté à trouver de l’information en français. Madame Arsenault-Carter dénote ce fait important. Toutefois, elle fait part de ses expériences sur Internet pour tout enseignant qui voudrait en apprendre davantage à ce sujet. Elle est une des premières à produire des vidéos d’informations dans notre langue.
o Le ou les élèves qui ne font pas leurs devoirs c’est-à-dire de visionner la capsule avant le cours seront pénalisés. Par contre, un élève qui ne fait pas ses devoirs pour un cours magistral est également pénalisé.

Avantages :
o Les élèves peuvent visionner les vidéos autant qu’ils le désirent soit à partir de l’école, de la maison ou tout autre endroit où ils ont accès à Internet. Le travail d’un enseignant c’est de répéter. Lorsque les élèves arrivent en classe, l’enseignant est accessible pour répondre aux questions si ces derniers n’ont pas tout compris ou s’ils ont des questions par rapport aux exercices en lien avec la vidéo.
o L’enseignant gagne du temps avec ses élèves et le travail fait en classe est de qualité parce que ces derniers ont visionné la vidéo et ils sont prêts à poser des questions, puis à passer à l’action rapidement. Donc, tout le monde gagne du temps.
o Les élèves absents sont moins pénalisés par ce type d’enseignement que par l’enseignement magistral. Les capsules sont disponibles en tout temps sur Internet.
o Les vidéos activent les connaissances antérieures.
o Les parents ont eux aussi accès aux capsules. Comme nous l’avons mentionné dans la partie qui définit la pédagogie inversée, c’est une bonne méthode pour intégrer les parents d’élèves. Par exemple, un parent, après avoir vu la vidéo, peut aider son enfant en répondant à ses questions ou en lui expliquant d’une autre manière.
o De plus, le fait que les capsules soient accessibles aux parents renforce le lien entre les parents, l’enseignant, donc le lien école-famille.
o Permet de faire une différenciation efficace.
o Intègre les TIC.

Réflexion sur les technologies utilisées


Pour ce travail, nous avons utilisé Dropbox pour échanger les articles qu’on a trouvés pour notre sujet et tous les documents nécessaires à la réalisation de ce travail. Pour écrire notre travail, nous avons utilisé collabo.UQAC.ca pour commencer notre texte. Par la suite, nous avons transféré le texte sur Document Word pour faire la mise en page et pour le passer à Antidote. Pour communiquer ensemble, nous nous sommes écrit via la messagerie texte et le courriel électronique, grâce à nos cellulaires. On s’est rencontré en personne, mais durant la mi-session, nous avons communiqué par Skype. Cet outil a été vraiment bénéfique puisque deux des membres de l’équipe demeurent au Lac –St-Jean et la troisième au Saguenay. Grâce à ce moyen de communication, nous avons pu communiquer et travailler à distance. L’avantage de Skype était la vidéo et l’appel-conférence avec trois personnes. De plus, afin de présenter une vidéo à nos collègues, nous avons utilisé un site Internet qui crée des vidéos divertissantes (PowToon, 2014). Cette page web nous permet d’expérimenter à notre tour la pédagogie inversée auprès de nos collègues. L’utilisation de ce nouvel outil nous a permis de varier notre présentation en évitant de nous filmer, comme s’est souvent montré. Aussi, ce logiciel est beaucoup plus divertissant, il permet de varier les techniques de présentation et la qualité est meilleure qu’avec nos appareils. Finalement, nous avons encore utilisé la messagerie électronique pour envoyer notre vidéo à l’enseignant afin que celui-ci la mette en ligne sur Moodle 2. Lors, de la présentation orale devant la classe, nous avons utilisé la présentatique comme outil d’accompagnement. L’ordinateur fourni en classe nous a permis de diffuser un exemple de pédagogie inversée disponible sur YouTube. Pour présenter le travail à l’enseignant, celui-ci sera envoyé sur Pédagotic qui est un forum de discussion.

Notre point de vue

Pour notre part, après avoir pris connaissance des recherches disponibles sur Internet, nous sommes venues à un consensus. Nous sommes toutes les trois en faveur de l’utilisation de la pédagogie inversée dans les salles de classe. Malgré les inconvénients que cette stratégie puisse apporter, nous trouvons que les avantages sont plus nombreux et surtout que les inconvénients sont faciles à résoudre, pour la plupart. De plus en plus d’écoles fournissent les appareils (tablettes ou portables) aux jeunes. Sinon, il y en a qui offrent un programme de financement auquel les parents peuvent adhérer. En tant que futures enseignantes, nous croyons qu’il est important de favoriser la curiosité des jeunes et surtout de les intéresser. Cette stratégie d’enseignement est une très bonne manière de capter leur intérêt et de les garder dans nos salles de classe. Les jeunes aiment que leurs apprentissages aient du sens et surtout qu’ils soient variés. Le taux de décrochage est en hausse et personne ne sait comment intéresser les jeunes à rester en classe. Nous croyons que si les enseignants intégraient davantage les champs d’intérêt des jeunes en classe et que s’ils variaient leur enseignement le taux d’absentéisme et de décrochage diminueraient. Les capsules vidéo sont un excellent moyen d’aider les élèves puisque ceux-ci peuvent visionner cette vidéo autant que possible et ils peuvent même questionner leurs parents, qui ont accès eux aussi à cette technologie. De nombreux enseignants se plaignent du désintérêt des parents pour les études de leur enfant, nous pensons qu’avec l’utilisation de la pédagogie inversée, plusieurs parents s’impliqueraient davantage. Ils disent souvent lors des bulletins qu’ils ne savent pas ce que leur enfant apprend et que rares sont les sacs à dos apportés à la maison. Avec cette nouvelle méthode, ils pourraient aider leur enfant et vérifier ses apprentissages, et cela même si le jeune a oublié son sac à dos, puisque l’accès à Internet est disponible à plusieurs endroits. Aussi, nous trouvons cette méthode avantageuse pour les étudiants comme pour les enseignants puisqu’en écoutant les capsules à la maison, les jeunes qui comprennent la matière peuvent faire les exercices en classe tandis que l’enseignant peut consacrer davantage de temps aux autres qui n’ont pas compris la matière. De cette manière, tous les étudiants sont gagnants. L’enseignant quant à lui peut mieux disposer son temps à aider les jeunes qui en ont besoin sans nuire au développement de ceux qui ont compris. Ce type d’apprentissage est un bon moyen de rendre les jeunes autonomes puisque le visionnement des capsules est leur responsabilité comme un devoir. De ce fait, si les jeunes ne remplissent pas la tâche ils seront grandement pénalisés. Finalement, nous croyons que l’intégration des TIC par la pédagogie inversée est un très bon moyen d’aider les jeunes, mais aussi de les intéresser. Ils vivent dans un monde de technologies et ces choses les captivent. Il est donc normal et rusé pour un enseignant de les intégrer à son enseignement.

En conclusion, après les recherches et les visionnements que nous avons faits sur la pédagogie inversée, nous sommes convaincues de ses bienfaits dans les salles de classe. Bien entendu, il s’agit d’une toute nouvelle stratégie, mais pour le moment tout montre qu’elle ne saura tarder à s’instaurer de plus en plus dans les classes du Québec. Les avantages sont nombreux et surtout, ils le sont autant pour l’enseignant que pour les élèves. Comme toute approche pédagogique, elle prend du temps à s’installer, mais en tant que futures enseignantes, nous avons amplement de temps de l’intégrer dans nos enseignements. Nous pensons que c’est en intéressant les jeunes, mais surtout en étant ouvertes d’esprit que nous allons réussir à jouer un rôle important dans leur développement.

Références

– Annick Arsenault Carter. (2012). À la découverte de la classe inversée: le pourquoi. Repéré à http://annickcarter1.wordpress.com
– Arsenault-Carter, A. (2014). Témoignage d’Annick Arsenault-Carter Fichier vidéo Clair 2014 – Témoignage d’Annick Arsenault-Carter. Repéré à http://www.youtube.com/watch?v=_uVIVrvYheQ
– Cégep de Lévis-Lauzon; ZoneTIC. (2014). La pédagogie inversée. Repéré à http://cll.qc.ca/wp/zonetic/approches-pedagogiques/pedagogie-inversee/
– Education Week. (2012). Educators Evaluate ‘Flipped Classrooms’. Repéré à http://www.edweek.org/ew/articles/2012/08/29/02el-flipped.h32.html
– Innovation Éducation. (2014). La pédagogie inversée. Repéré à http://innovationseducation.ca/la-pedagogie-inversee/
– La Tribune. (2013, 21 mai). La pédagogie inversée: qu’est-ce ? La Presse. Repéré à http://www.lapresse.ca/la-tribune/opinions/201305/21/01-4652787-la-pedagogie-inversee-quest-ce.php
– Morin, Y. (2013). Entrevue d’Yves Morin Fichier vidéo Pédagogie inversée et TIC Portion A. Repéré à http://www.youtube.com/watch?v=0_XqRxI9hVA
– PowToon. (2014). Create animated videos and presentations. Repéré à http://www.powtoon.com

Ce texte a été écrit dans le respect du Code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

Par : Etu72, Etu73 et Etu77

Tout ce que vous devez savoir sur le BYOD

Bien connu internationalement, le phénomène BYOD (Bring Your Own Device), ou en français AVAN (Apportez Votre Appareil Numérique), donne une toute nouvelle dynamique de travail dans les entreprises situées ici et là. Cette innovation technologique commence désormais à entrer dans les salles de classe du secondaire. Utilisée depuis quelques années par de nombreuses institutions américaines, la démarche et les procédures découlant du BYOD se perfectionnent. Le Québec tente aujourd’hui d’imiter son voisin en offrant par exemple des tablettes électroniques aux élèves concernés. Si le projet semble intéressant à prime abord, il importe de se pencher sur ses avantages et ses inconvénients avant de l’adopter à l’échelle provinciale.

La rédactrice en chef d »’Infobourg.com », Audrey Miller, compte plusieurs flèches à son arc. En plus du web magasine, elle s’occupe de l’organisme l’École branchée, elle est bénévole pour l’AQUOPS (L’Association québécoise des utilisateurs de l’ordinateur au primaire et au secondaire) ainsi que pour l’organisation d’EdCamp Québec et elle est consultante en communication et formatrice en technologie éducative. Lorsqu’il est question de BYOD à l’école secondaire, Mme Miller croit que « cela permet de réduire les coûts des projets pédagogiques qui en nécessitent l’utilisation » et que « comme l’élève est déjà familier avec son appareil, la courbe d’apprentissage technologique est ainsi réduite. »

À ces bons arguments, certains peuvent rétorquer que ce ne sont pas tous les élèves qui possèdent un appareil numérique pouvant être utilisé en classe. De fait, une école est composée d’élèves issus de familles ayant chacune une réalité socio-économique distincte. Un apprenant étant dans l’impossibilité de participer au BYOD en raison d’un manque de ressources financières sera-t-il discriminé dans son cheminement académique ? Sera-t-il victime d’intimidation de la part de ses collègues ? L’école peut-elle débourser de l’argent ou élaborer un mode de paiement sur le long terme afin d’aider les familles à payer la note ? Peut-elle se permettre de fournir gratuitement un appareil à tous ses élèves ?

Ces questionnements d’ordre monétaire surgissent rapidement quand vient le temps d’aborder le BYOD. La solution proposée par Richard Ayotte du Service local du RÉCIT à la Commission Scolaire des Samares est envisageable : « faire coexister le modèle actuel (c.-à-d. de fournir des appareils à ceux et celles qui n’en ont pas) et le concept du AVAN. » Pour ce qui est des « guerres de marques », la grande rivalité Apple, Androïde, Mac et PC, elle est presque inévitable. Le rôle de l’enseignant est donc d’éduquer les apprenants. Ce n’est pas la compagnie de l’appareil qui fait de l’utilisateur quelqu’un de bien. Les capacités et l’identité de l’élève ne se limitent pas à la provenance de son matériel.

D’un autre côté, la rédactrice en chef de  »eSchool News », Laura Devaney, rapporte dans un de ses articles que les supporters du BYOD remarquent une hausse de l’attention et de l’intérêt que les élèves portent à la matière grâce au support technologique parce que celui-ci leur permet une plus grande collaboration. En travaillant en classe avec leur appareil, les élèves peuvent collaborer de manière instantanée. Ils partagent leurs données, ils se viennent en aide mutuellement. Parmi les supporters du BYOD, la journaliste a interviewé Jill Hobson, la directrice de la technologie instructive pour le Forsyth County Schools en Géorgie . Cette dernière a accepté de partager quelques-uns de ces conseils afin que l’implantation du programme soit une réussite sur tous les plans. D’abord, il est crucial d’établir des règles de fonctionnement bien claires. Les élèves doivent savoir ce qu’il est permis et ce qui est interdit avec l’utilisation de leur propre appareil en classe. L’école doit donc mettre en place un réseau parallèle pour gérer les appareils personnels. Ainsi, la direction peut bannir l’accès à divers sites jugés inadéquats pour la réalisation d’activités pédagogiques. De plus, le fait d’avoir deux réseaux Internet réduit le risque qu’un réseau soit surchargé et au ralenti. Des niveaux de sécurité différents pour chaque réseau est à prévoir puisqu’un des deux a une plus grande quantité d’appareils à assurer.

Afin de gérer la quantité d’appareils, les écoles peuvent décider de limiter les apprenants à trois. Stéphane Lavoie du Service régional du RÉCIT à la FGA, région de la Montérégie, souligne même que certaines écoles montérégiennes se sont dotées de trois réseaux ayant chacun des permissions précises. Une fois encore, il faut penser aux frais encourus. L’école doit puiser dans son budget pour créer un nouveau réseau Wi-Fi gratuit propre aux utilisateurs d’appareils personnels. Il faut aussi penser à la recharge des appareils. Les salles de classe sont-elles dotées de plusieurs prises de courant? Un lieu spécifique est-il destiné à la recharge électrique du matériel apporté par les élèves?

Comme mentionné dans l’introduction de ce billet, le BYOD est présent partout dans le monde. Kristine Sevik, conseillère en chef au centre norvégien pour l’intégration des TIC dans l’éducation , soulève quant à elle une utilité du programme relative au travail scolaire à la maison. De fait, la conseillère juge pratique que les élèves travaillent à partir de leur propre appareil, car ils n’ont plus de transfert de données à effectuer entre leur appareil et celui de l’école. Les devoirs peuvent ainsi être remis plus aisément et les enseignants n’ont plus à entendre les justifications des apprenants concernant une tâche inachevée du genre «J’ai oublié ma clé USB! Je n’ai pas eu le temps de faire imprimer mon travail! Internet ne fonctionnait pas à la maison! Mon chien a mangé mon devoir! »

Plus près de nous, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, bien que les Ipad commencent à faire partie du paysage scolaire, les dirigeants des écoles et des commissions scolaires semblent encore récalcitrants au projet AVAN. Leurs propos recueillis dans  »La Pige  » traduisent la peur qu’une bonne part de la population a face au projet, soit la pertinence de l’utilisation des appareils personnels en salle de classe et l’assurance que les élèves s’en serviront uniquement à des fins pédagogiques. Néanmoins, la région laisse la porte ouverte au BYOD. Suffit que ce dernier fasse ses preuves ailleurs au Québec. Qui sait, les écoles saguenéennes et jeannoises s’inspireront peut-être de  »L’Externat Sacré-Coeur  » qui, en novembre dernier, a lancé le projet AVAN en permettant à ses élèves d’apporter leurs propres appareils à l’école à l’exception de leur téléphone intelligent.

Pour ma part, j’ai une opinion quelque peu mitigée par rapport au BYOD. Je ne l’ai jamais expérimenté en tant qu’enseignante, alors je n’ose point émettre de jugement. Cependant, à première vue, le BYOD c’est comme le communisme: sur papier, c’est une excellente idée, mais quand on l’applique dans la réalité, c’est une catastrophe. La perspective que tous mes élèves apportent leur appareil personnel me fait également peur puisque je devrai leur fournir un support technique quel que soit leur plateforme. Sachant que je jure plus qu’Elvis Gratton lorsqu’un produit d’Apple se retrouve entre mes mains, ce n’est pas un super bon plan de me laisser intervenir auprès d’un élève utilisant un Ipad… De plus, l’idée de me retrouver face à trente écrans numériques me déplaît au plus haut point. Quand j’enseigne, j’aime voir les yeux de mes apprenants. Dans leur regard, je peux déceler bien des choses! Précision/ajout: Je n’ai pas envie d’enseigner à des écrans, je n’ai pas envie de venir en aide à tout un chacun peu importe la nature de son appareil numérique et je n’ai pas envie que mes élèves me contredisent parce qu’ils ont trouvé de la fausse information sur des sites comme Wikipédia. Je compare le BYOD au communisme, car, à première vue, ce système semble trop beau pour fonctionner comme prévu. Lors de ma recherche, j’ai trouvé de nombreux inconvénients à l’implantation du BYOD. Plusieurs solutions venaient toutefois contrer ces inconvénients. Permettre aux élèves d’apporter leur propre appareil numérique en classe demande tant de planification qu’il me paraît impossible que toutes les composantes du BYOD s’enchaînent harmonieusement afin que les apprenants puissent en retirer un apprentissage bonifier.

Je ne suis pas naïve; je suis consciente que la démarche AVAN gagne de plus en plus en popularité. Quand elle sera appliquée dans tout le système scolaire québécois, que ses directives seront connues de tous et simples à mettre en oeuvre et quand j’aurai reçu une formation afin de pallier aux nouvelles tâches de mon rôle d’enseignante-technicienne en informatique, je participerai dans la joie et l’allégresse au mouvement.

En terminant, il est bon de se rappeler que, comme pour tous les outils technologiques, le BYOD comporte des avantages et des inconvénients. Il n’est pas bon, comme il n’est pas mauvais en soi. Il suffit de l’examiner afin de savoir s’il serait approprié pour notre situation. Les enseignants, la direction, les élèves et les parents ont le devoir de bien s’informer sur le sujet avant d’émettre leur opinion et de prendre position. La clé du succès d’un tel programme réside également dans l’établissement de règles bien définies pour que les utilisateurs du système en profite au maximum.

  • Comme j’étais seule dans mon équipe (sic), je n’ai pas pu utiliser les outils d’écriture collaborative. J’ai tout de même eu du plaisir à écrire sur mon vieux traitement de texte habituel (Words). J’ai utilisé Internet pour faire ma recherche. J’ai ciblé surtout des sites me permettant de consulter des articles de périodiques ou étant eux-mêmes des magazines en ligne.

Ce texte a été écrit dans le respect du Code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

Étu 76

«Et si nous «twittions» la réponse?»

Les réseaux sociaux ? «Quessé ça?»

Les réseaux sociaux sont de plus en plus présents et ils s’imposent subtilement dans le quotidien. Par contre, ces réseaux existaient déjà bien avant Internet. En effet, tous groupes de personnes ou d’organisations qui se mettent en relation via des échanges sociaux représentent un réseau social. Cependant, Internet a permis aux réseaux sociaux de s’expansionner à la vitesse grand V et sur une échelle mondiale en un temps record. Le taux de connexion à Internet continue d’augmenter ainsi qu’un désir grandissant d’investir dans les champs relationnels. Internet permet la mise en place de réseaux sociaux à plus grande échelle. À ce jour, les réseaux sociaux les plus populaires sont Facebook, Twitter et YouTube.

Chaque réseau social apporte son propre fonctionnement et ses spécifications. Le but commun des réseaux sociaux demeure la communication de connaissance, la rencontre de nouvelles personnes ou encore la construction d’un réseau professionnel. Le principe reste le même; ainsi il faut, tout d’abord, se créer un profil avec ses informations personnelles, des photos et parfois même des centres d’intérêt,puis on invite nos amies à rejoindre le même groupe social afin d’échanger, de partager, de communiquer et de rencontrer.

(Selon eMarketer, en 2012, 20,9% de la population mondiale utilisaient les réseaux sociaux au moins une fois par mois. Toujours selon cette recherche, ce taux devrait augmenter à 34,5% d’ici 2017. De plus, en 2012, 63,1% des internautes utilisaient les réseaux sociaux. ce qui démontre la popularité des réseaux sociaux tant au niveau de la population que des internautes. Ce chiffre devrait augmenter à 78,7% en 2017.) (ajouté le 20/03/14)

Les désavantages de l’utilisation des médias sociaux en enseignement

  • Manque d’information

Tout d’abord, les élèves ne sont pas suffisamment informés et conscientisés sur l’impact des réseaux sociaux ainsi que sur l’ampleur des informations personnelles qu’ils peuvent y trouver. En soi, utiliser les réseaux sociaux c’est ouvrir une porte d’entrée aux conflits, aux problèmes ainsi qu’aux révélations et à l’intrusion dans la vie privée des jeunes et des enseignants. De plus, la présence des réseaux sociaux dans les écoles donne un nouveau sens aux relations entre les élèves, mais aussi envers leurs enseignants.

  • Intimidation et isolement

L’apparition de la messagerie textuelle a donné naissance à de nouveaux problèmes relationnels tels que la cyberintimidation, le harcèlement ainsi que des messages d’ordre inapproprié. Les jeunes exposent leur vie sur les médias sociaux sans se soucier des conséquences. Les connaissent-ils seulement? Les cas de jeunes adolescents qui sont victimes d’intimidations ou de prédateur sexuel via les réseaux sociaux sont de plus en plus fréquents. Parfois, ces mêmes jeunes vont jusqu’à se donner la mort par peur, par manque de ressource et par isolement.

  • Facilite la tricherie et le copiage

Dans le cadre scolaire, la présence des médias sociaux peut faciliter la tricherie tant au niveau des travaux que des examens. Les jeunes se développent dans un monde de technologies et souvent ils les maîtrisent mieux que l’enseignant ce qui permet à l’élève d’utiliser des trucs, astuces et applications pouvant faciliter la tricherie à l’école. En ce sens, la présence des réseaux sociaux n’est pas favorable dans les écoles et dans les classes.

  • Diminution des passe-temps et du contact humain

De plus, la majorité des jeunes possédant un ou des comptes sur les réseaux sociaux y passent en moyenne quatre heures par jour. Ce temps est souvent amputé des domaines du sport, du cinéma et des rencontres amicales. Cela entraîne donc une isolation ainsi qu’une déshumanisation puisque, rendus adulte, ils passeront la majeure partie de leur temps entre l’école ou leur emploi, les repas, le sommeil et les réseaux sociaux. Conséquence de cette routine loin d’être active: une certaine disparition des passe-temps ainsi qu’une modification des relations humaines. Le contact humain se voit relégué au second plan et les réseaux sociaux se hisse au sommet des priorités.

  • Publicité mensongère et fraudeuse

Par la suite, les réseaux sociaux sont remplis de publicités qui peuvent biaiser ou influencer faussement la conception de nos élèves. L’importance de les sensibiliser et de les prévenir sur les risques de ces publicités est primordiale. Les jeunes sont parfois sujets à la désinformation tant dans les médias que sur les réseaux sociaux et l’abondance d’information y ajoute un caractère dangereux dans l’absence de source et de justification.

Les avantages de l’utilisation des médias sociaux en enseignement

Contrairement à ce que l’on croyait avant de débuter cet article, les avantages de l’intégration des médias sociaux sont nombreux. Les prochains paragraphes de cette partie du texte sont principalement inspirés du document publié par l’université de Sherbrooke : Les médias sociaux et l’enseignement : minidossier de veille.

  • Trouver des contenus pertinents

Ce point est fréquemment appliqué par les enseignants d’aujourd’hui; autant par ceux qui approchent de la retraite que par les petits nouveaux. Il s’agit de chercher du contenu sur Internet en lien avec la matière enseignée. Il peut s’agir de vidéos, d’images, d’articles, de groupes de discussion, etc. Cette utilisation peut servir non seulement à inspirer l’enseignant et les élèves, mais elle peut aussi être un apprentissage à elle seule. Par exemple, il est aisé de transposer cet élément dans nos cours d’histoire : l’enseignant présente une image d’une certaine époque et demande aux élèves ce qu’ils voient. Une image peut n’être qu’un support visuel, mais il est possible aussi de l’analyser. Ainsi, les élèves développent leur esprit d’analyse, leur esprit critique et leur sens de l’observation.

  • Une communication rapido-presto

Quel élève n’a jamais eu des questions à poser à son enseignant lorsqu’il faisait des devoirs le soir? Les médias sociaux pourraient régler ce problème. Certes, il est risqué concernant sa vie privée d’avoir ses élèves en tant qu’amis sur Facebook. Toutefois, des pages telles que les «Fan pages» ou des «Groupes» peuvent être créées; méthode bien plus sécuritaire. Ainsi seul l’enseignant, ses élèves et même des anciens élèves peuvent y avoir accès. La communication est facile et presque instantanée. Tous peuvent interagir et s’entraider. Plusieurs élèves appliquent déjà ce point, dont notre cohorte, et il va s’en dire que c’est très utile. Il ne s’agit pas, cependant, de répondre seulement aux questions sur les devoirs, ces pages peuvent être utilisées pour rappeler les échéances des travaux, partager du contenu qu’on trouve intéressant et rappeler des éléments importants tels que des consignes.

Évidemment, Facebook n’est pas le seul réseau social qui peut répondre à ce besoin. Je pense, entre autre, à Moodle qui est souvent utilisé dans nos cours universitaires. Moins appliqué dans la région car moins connu, Twitter est utilisé dans certaines écoles comme on le voit dans le reportage de TVA «Les réseaux sociaux en enseignement» . L’avantage d’utiliser Facebook est que pratiquement tout le monde consulte son compte quotidiennement. La communication est donc plus rapide, donc plus efficace pour l’apprentissage des élèves (Diminution du temps de questionnement en classe sur les devoirs ou travaux, donc plus de temps pour les apprentissages) (correction le 11-03-2014). De plus, puisqu’il s’agit d’un site Web très consulté, ceci rejoint l’intérêt des élèves. Donc, les réseaux sociaux ne devient plus simplement une plateforme de potins, mais aussi un lieu d’apprentissage et d’entraide.

  • Impliquer les étudiants dans leur apprentissage

Depuis l’insertion du programme par compétence, l’enseignant n’a plus à jeter sa matière aux élèves qui doivent tout gober. L’objectif du programme est que les élèves créent leur propre apprentissage, et ce, guidés par l’enseignant. Les médias sociaux peuvent être un outil qui favorisera l’atteinte de cet objectif.

Tout ce qu’on retrouve sur le Web peut être propice au développement de la pensée critique. Il est aisé de préparer des activités dans lesquelles les élèves doivent faire la différence entre ce qui est fiable et ce qui ne l’est pas. Toutefois, puisqu’on veut appliquer les médias sociaux dans l’enseignement dès la première année du secondaire, il serait plus intéressant de mettre en pratique ses activités au primaire. Ainsi, rendus au secondaire, les élèves sont aptes à bien travailler avec cet outil sans que l’enseignant ait à passer plusieurs heures sur cet apprentissage.

Ensuite, les médias sociaux peuvent être une source immense d’inspiration. Peu importe le travail qu’on a à faire, on peut trouver des idées facilement en consultant diverses images et divers textes. Puisqu’il s’agit d’une plateforme publique, tous peuvent écrire leur opinion sur des sujets qui les préoccupent et dont il est facile de s’inspirer. Par contre, l’inspiration peut s’avérer être du plagiat pour certain et c’est pourquoi une activité portant sur le plagiat devrait être montée dans chaque cours afin de sensibiliser les élèves à cette problématique.

Finalement, comme on le fait actuellement dans ce cours, il est possible de présenter ses travaux au public et recevoir des rétroactions rapidement. Ces dernières peuvent être très utiles si elles sont polies et publiées avec l’intention d’aider et non d’insulter. Nous pensons, par exemple, aux blogues que tous peuvent posséder et gérer selon leurs goûts. Il semblerait aussi que le fait de savoir que tout le Web peut accéder à un travail scolaire augmenterait la motivation des élèves ainsi que la qualité des travaux finaux. Son impact n’est plus seulement un résultat scolaire; il peut aussi aider une autre personne dans le monde.

Ce que nous en pensons…

À la suite de notre recherche, nous en avons conclu que l’intégration des réseaux sociaux en enseignement peut s’avérer être une bonne source de motivation et d’implication chez les élèves. L’argument qui nous a convaincu est la facilité de communication en dehors de l’école. Le concept d’entraide peut parfois être plus compliqué à appliquer en classe si les élèves ne travaillent pas en équipe. Or, avec les groupes d’aide, tous les élèves peuvent y mettre leur grain de sel se sentant, par le fait même, importants. On peut citer aussi comme point positif : la hausse de l’estime de soi. Prenez, par exemple, l’élève timide qui ne veut pas parler face au reste de la classe ou même celui pour qui les relations sociales sont ardues, les sites de réseautage sont un bon moyen pour améliorer ces situations problématiques. Néanmoins, il faudra s’assurer continuellement que les réseaux sociaux ne deviennent pas un moyen détourné pour l’intimidation ou la tricherie.

D’ailleurs, nous avons justement introduit différents moyens technologiques pour créer ce billet. Lorsque nous étions séparées, Google Drive et Facebook ont été nos alliés afin de communiquer rapidement et aisément. Pour le partage de fichier, nous avons tenté Dropbox, mais nous sommes rapidement revenus vers Facebook qu’on trouvait moins compliqué (il s’agissait d’une initiation pour Dropbox). Évidemment, nous nous sommes servis d’Internet pour trouver nos différents points de vue sur le sujet. Pour nous, il est évident que les outils de collaboration constituent des éléments dont nous ne pourrions plus nous passer dans le cadre de l’école et même dans la sphère privée.

Références:

  1. COLLECTIF APE, Les réseaux sociaux ont-ils leur place à l’école?, En ligne, http://collectif-cape.fr/content/les-r-seaux-sociaux-ont-ils-leur-place-l-cole-0, (page consultée le 4 mars 2014)
  2. ENSEIGNEMENT JE DÉCIDE, Réseaux sociaux, En ligne, http://enseignement.jedecide.be/enseignement-reseaux-sociaux, (page consultée le 4 mars 2014)
  3. INTERNET SANS CRAINT, Qu’est-ce qu’un réseau social?, En ligne, http://www.internetsanscrainte.fr/s-informer/qu-est-ce-qu-reseau-social, (page consultée le 4 mars 2014)
  4. MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU LOISIR ET DU SPORT, Programme de formation de l’école québécoise, http://www1.mels.gouv.qc.ca/sections/programmeFormation/, (consultée le 2 mars 2014)
  5. NADYABB, Usage des réseaux sociaux en enseignement supérieur, En ligne, http://www.pearltrees.com/#/N-s=1_5503977&N-fa=599596&N-u=1_50566&N-p=60064329&N-play=0&N-f=1_5503977, (consultée le 2 mars 2014)
  6. SERAIOCCO NADIA, Les médias sociaux à l’école : interdire ou éduquer?, En ligne, http://www.cheznadia.com/archives/2011/02/les-medias-sociaux-a-lecole-interdire-ou-eduquer.html, (page consultée le 4 mars 2014)
  7. SSF, Les médias sociaux et l’enseignement: minidossier de veille, En ligne, https://www.usherbrooke.ca/ssf/veille-old/numeros-precedents/septembre-2010/le-ssf-veille/les-medias-sociaux-et-lenseignement/, (page consultée le 2 mars 2014)
  8. TVA NOUVELLES, Les réseaux sociaux en enseignement, En ligne, http://tvanouvelles.ca/video/1301527877001, (vidéo consultée le 2 mars 2014)
  9. JDN, Journal du net, l’économie de demain, Le taux de pénétration des réseaux sociaux dans le monde, En ligne,http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/taux-de-penetration-des-reseaux-sociaux-dans-le-monde.shtml (consulté et ajouté le 20/03/14)

Rédigé par ETU 61 et ETU 71

Ce texte a été rédigé dans le respect du code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

Apprendre en jouant, c’est du sérieux!

Comme le dit Brougère (1985, tiré de Vincent Berry, 2011), tout enfant « se développe par le jeu ». En effet, il semble que plusieurs apprentissages essentiels passent par le jeu. Pour ce qui est de l’enseignement, cette technique remonterait jusqu’à l’Antiquité avec Platon et d’autres philosophes. Aujourd’hui, les jeux vidéo captivent les jeunes comme les grands, occupant une grande place dans leur divertissement. Ces personnes peuvent passer plus de 30 heures par semaine à jouer sur leur console, ce qui représente plus ou moins le nombre d’heures dans une semaine scolaire. Les joueurs semblent donc manifester un plus grand intérêt pour les jeux que pour l’école. Serait-il possible alors de combiner les notions de jeu et d’apprentissage? Pour ce faire, il faudrait prendre les avantages de l’un au profit de l’autre. Le plaisir que procure le jeu, combiner aux apprentissages que véhicule le scénario pédagogique pourrait ainsi créer un équilibre ludique et divertissant. C’est à travers la pensée de nombreux chercheurs que nous allons vous faire découvrir la position sociale actuelle sur les jeux sérieux. Puis, nous nous positionnerons sur le réel apport de ces jeux dans l’univers scolaire.

Tout d’abord, depuis les années 80, le jeu ayant pour fonction l’apprentissage est de plus en plus intégré dans les sphères professionnels et dans la formation aux adultes (Berry, 1980, p.3). On pourrait donc croire que les jeux sérieux ne sont qu’en réalité une autre manifestation de cette volonté d’apprendre en s’amusant. Des simulations, des jeux de cartes ou informatiques, on est passé à un autre niveau plus complexe, mélangeant animations, textes ou rétroactions rapides.

Mais que signifie réellement l’appellation jeux sérieux ?

« Un défi cérébral, joué avec un ordinateur selon des règles spécifiques, qui utilise le divertissement en tant que valeur ajoutée pour la formation et l’entraînement dans les milieux institutionnels ou privés, dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la sécurité civile, ainsi qu’à des fins de stratégie de communication » (Zyda, tiré d’Alvarez, 2007 p.13).

Selon Zyda, les jeux sérieux possèdent trois caractéristiques inhérentes aux jeux vidéo : l’histoire, l’art et le logiciel. Pour qu’un jeu puisse être qualifié de sérieux, il faut ajouter une dimension pédagogique ayant pour fonction le développement de connaissances et de compétences chez les utilisateurs (Zyda, tiré d’Alvarez).

En ce sens, Éric Sanchez (IFE de Lyon et Université de Sherbrooke), Muriel Ney (Laboratoire informatique de Grenoble) et Jean-Marc Labat (Université Pierre et Marie Curie) pensent que le jeu doit permettre de combiner l’aspect ludique du jeu ainsi que les apprentissages à réaliser. De plus, l’enseignant doit pouvoir faire un suivi des apprentissages et être en mesure d’évaluer ses élèves adéquatement sur les compétences à développer par le biais de la technologie. Selon Sanchez, Ney, Labat et même Julian Alvarez, pour être considéré comme un jeu sérieux, le logiciel doit avoir un scénario pédagogique qui maintient la motivation et l’intérêt des élèves. L’apprenant doit dépasser l’aspect ludique et être amené à une volonté intrinsèque de progresser. En d’autres mots, « le but n’est donc pas de faire jouer, mais de faire découvrir » (Alvarez).

Que demande l’utilisation des jeux sérieux pour l’enseignant

L’utilisation des jeux sérieux demande à l’enseignant de se questionner sur sa pédagogie. De l’enseignement de connaissances et de pratiques, l’enseignant aborde une nouvelle approche pédagogique qui place le jeune au cœur des apprentissages dans une démarche active d’acquisition de savoirs. L’élève peut ainsi quitter son statut passif et s’engager activement dans ses apprentissages (Alvarez, p.152). Les situations basées sur la vie réelle tendent à susciter l’enthousiasme et l’engagement des élèves. D’un enseignement « magistro-centré », il devient « pédo-centré », c’est-à-dire sur les besoins de l’élève (Alvarez, p.121).

Certaines études telles que MOCAH (Modèles et outils en ingénierie des connaissances pour l’apprentissage humain) du LIP6 (Laboratoire d’informatique de Paris 6) et MeTAH (Modèles et technologies pour l’apprentissage humain) du LIG (Laboratoire informatique de Grenoble) confirmeraient que l’apprentissage par les jeux aurait un impact positif sur le déclin du décrochage scolaire et de certaines pathologies comme la dyscalculie (Sanchez, Ney, Labat). Dans le même sens, Alvarez souligne l’interactivité et la motivation que les jeux sérieux entrainent chez les utilisateurs. Les jeux sérieux procurent un sentiment de liberté et d’affirmation chez les enfants qui peuvent tenter des expériences sans craindre qu’il n’y ait de conséquences néfastes sur leur propre vie (Kellner, tiré d’Alvarez, p.72). Les élèves aiment cet environnement libre et sans contrainte.

Quelques points négatifs

Par contre, les chercheurs notent quelques points négatifs à l’utilisation des jeux sérieux. D’une part, ils soulèvent des difficultés lors de la conception des jeux et d’autre part, des ambiguïtés quant à l’évaluation des élèves par leur enseignant. Malgré ces quelques lacunes, les chercheurs soulignent d’emblée l’intérêt pour les jeux sérieux (Sanchez, Ney, Labat).

Puis, les jeux sérieux semblent soulevés l’intérêt des élèves car, par le biais de la technologie, ils sont plongés au cœur de situations concrètes et signifiantes qui facilitent l’assimilation de connaissances et le développement de leurs compétences. Cette approche, basée sur l’expérience, peut permettre un transfert de connaissances lors de situations réelles. (Sanchez, Ney et Labat). Cependant, Vincent Berry souligne qu’il est très difficile de transférer dans la réalité, des compétences pratiquées en jouant. En effet, dans une situation virtuelle, le joueur peut se révéler un véritable leader, tandis que dans une situation réelle, il sera timide et ne semblera pas posséder les capacités requises de meneur. Le jeu peut donc être un bon outil d’apprentissage tout en restant un support complémentaire à l’acquisition des compétences visées par le programme d’études.

Les conceptions sur le jeu et les apprentissages

Ensuite, dans la revue canadienne de l’apprentissage et de la technologie, Vincent Berry de l’Université de Paris a publié un article qui s’intitule Jouer pour apprendre : est-ce bien sérieux? Dans celui-ci, Berry fait ressortir les différentes conceptions émises sur le jeu et l’apprentissage. D’un côté, le jeu peut être caractérisé par une dimension improductive (Caillois, 1958 tiré de Vincent Berry, 2011), frivole (Brougère, 2005 tiré de Vincent Berry, 2011), dénuée de tout intérêt matériel et de toute utilité (Huizinga, 1951 tiré de Vincent Berry, 2011). D’un autre côté, l’apprentissage est davantage associé au travail, à l’acharnement, au sérieux et au labeur. De plus, un autre paradoxe réside dans le fait que l’on ne peut affirmer avec certitude que le jeu a permis à l’étudiant d’apprendre, car selon eux, le degré d’acquisition n’est pas mesurable. Ces chercheurs pensent que si l’élève n’a pas l’intention d’apprendre lorsqu’il joue, il n’assimilera pas la matière de façon spontanée. C’est une question qui reste en suspens, puisque qu’aucune étude n’a permis d’établir un consensus sur le sujet. Par contre, certains résultats tendent à affirmer qu’il est possible de retirer certains apprentissages à la suite d’une exposition aux jeux sérieux.

Selon ces études, il s’avère que des compétences acquises lors de l’immersion pourraient être transférables dans notre quotidien. Les jeux sérieux demandent à l’élève d’élaborer des stratégies de toutes sortes, de communiquer avec leurs pairs dans un esprit d’entraide et de coopération qui favorise le développement de compétences sociales. Il permet également de développer une dextérité, une rapidité d’exécution, tout en augmentant les facultés de concentration et de mémorisation de l’élève.

Selon Annie Rodriguez…

Dans le même sens, Annie Rodriguez croit que les jeux sérieux offrent « un environnement vidéo ludique dans lequel de plus en plus d’entreprises investissent » pour former leur personnel (Annie Rodriguez, 2010, p.9). L’utilisation de ces différents jeux permettrait une plus grande rétention des apprentissages et augmenterait le plaisir de l’apprenant. Julian Llanas dit même que ce nouvel objet pédagogique permet « l’enseignement de savoir-faire et de savoir-être, mais aussi de connaissances » (Annie Rodriguez).

Les jeux sérieux permettent donc d’augmenter les capacités de nos élèves de manière à les rendre plus actifs dans leurs apprentissages. L’utilisation des jeux sérieux stimule les cinq sens lors de leur pratique. Cet outil devient hors de tout doute un support efficace à l’apprentissage (Rodriguez, 2010, p.90).

Pour que les apprentissages soient efficaces, l’enseignant, doit gérer adéquatement l’espace, le temps, les savoirs. Toute activité pédagogique associée au jeu sérieux doit accorder sa juste place à l’élève, à l’enseignant et au contenu. L’enseignant doit guider ses élèves dans l’acquisition de leurs compétences. Il amène le questionnement, la réflexion et permet aux élèves de prendre du recul quant à cette pratique pédagogique (Rodriguez, 2010, p.89). L’introduction de ce type de jeu dans la pédagogie « demande au tuteur de mettre en arrière-plan son propre plaisir pour laisser celui des apprenants émerger » (Brougère, Laloux et Kellner, tiré d’Alvarez, p.121).

Enfin, selon une étude réalisée sur le jeu Technocity, il s’avère que les élèves et les adultes n’ont pas le même regard sur les jeux sérieux. En effet, ils l’observent avec une lunette différente. Si l’on se rapporte aux observations d’Alvarez, les premiers sont davantage portés à critiquer la forme ou le fonctionnement technique. Ils sont attentifs aux aspects ludiques, scéniques et techniques, tandis que les adultes s’attardent surtout au contenu de l’application et à la pédagogie. Donc, il semblerait que pour créer des jeux sérieux significatifs pour les élèves, nous devons être conscients de leurs besoins et prendre en considération leurs remarques afin de rejoindre le public cible.

Notre position

À la lumière de nos lectures, nous sommes d’accord avec l’implantation des jeux sérieux en éducation, car ils sont un moyen efficace d’acquérir des connaissances et des compétences durables, potentiellement transférables dans la réalité. Les jeux sérieux permettre de rendre les situations pédagogiques plus concrètes et de montrer aux élèves la possibilité de faire des liens avec la vie courante. L’interactivité et la possibilité de progression suscitent la motivation de l’élève à persévérer dans le jeu. Depuis toujours, les enfants apprennent des concepts importants par les jeux (le partage, l’entraide ou l’écoute) avec leurs amis ou avec les membres de leur famille.

Tout d’abord, rares sont les gens qui n’aiment pas jouer et avoir du plaisir. Lorsqu’on présente un jeu sérieux à nos élèves, chacun d’entre eux doit être conscient des compétences à acquérir. De plus, le jeu ne doit pas seulement être employé par l’enseignant dans le seul but de transférer des connaissances. Même si nous trouvons que les jeux sérieux sont une bonne façon d’apprendre, nous croyons, au même titre que Vincent Berry, que ceux-ci doivent prendre une place limitée dans les ateliers d’apprentissage. Selon nous, il faut, en tant qu’enseignant, diversifier les ateliers d’apprentissage pour toujours conserver l’intérêt des élèves, car à la longue, même les jeux sérieux pourraient devenir monotones.

Nous devons également considérer le regard différent que portent les élèves et les enseignants sur les caractéristiques du jeu sérieux. De plus, l’enseignant doit jouer son rôle de médiateur en encadrant efficacement ses élèves pour qu’ils comprennent le sens de leur travail. De cette manière, les jeux sérieux pourront avoir leur place dans l’éducation de nos enfants.

Bien entendu, à quel prix pourrons-nous créer des jeux sérieux et qui les financera? À juste titre, nous pouvons nous demander si nous avons les moyens de nos ambitions.

Marie-Christine Poirier et Manon Tremblay

Suite aux commentaires de notre enseignant, quelques éléments ont été rajoutés pour améliorer notre article. Entre autres, la référence d’un site sur des jeux sérieux gratuits et des spécifications sur la recherche dont nous parlons dans le texte et notre prise de position.


Les références bibliographiques

 ALVAREZ, Julian. (2007, décembre). Du jeu sérieux au serious game : Approche culturelle, pragmatique et formelle. Thèse, Université Toulouse II.

 BERRY, Vincent. «Jouer pour apprendre: Est-ce bien sérieux? Réflexions théoriques sur les relations entre jeux et apprentissages», Revue canadienne de l’apprentissage et de la technologie, No 37, vol. 2, été 2011, 14 p.

 RODRIGUEZ, Annie. (2010). Associer jeux et apprentissages, Paris, Delagrave éditions.

Les références informatiques

SANCHEZ, Éric, NEY, Muriel, LABAT, Jean-Marc. Jeux sérieux et pédagogie universitaire: de la conception à l’évaluation des apprentissages, Revue internationale des technologies en pédagogies universitaires. En ligne. Vol. 8, 2011, Récupéré à URL :
http://edutice.archives-ouvertes.fr/docs/00/61/38/40/PDF/RITPU_v08_n01-02_48.pdf

http://cursus.edu/institutions-formations-ressources/formation/16184/jeux-serieux-gratuits/#.UyhZZDdOVMs

Ce texte a été écrit dans le respect du procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

En vrac sur le Web aujourd’hui 28 février 2014

Identité numérique et sécurité sur les appareils mobiles

Je ne veux pas faire de publicité à +Intel, mais dans un court billet de ce matin, on nous apprenait que les attaques informatiques visant les cellulaires se sont multipliées par 6 l’an dernier.

Je donnais justement une conférence à des étudiants en vente-conseil du Carrefour Formation Mauricie (http://cfm.lanec.com/portail/index.aspx) hier à Shawinigan et j’ai clairement senti la préoccupation des étudiants par rapport à leurs appareils mobiles. C’est devenu un outil tellement important pour eux et je soupçonne que c’est leur principal connexion au réseau…

Comme je l’ai dit hier, pensez à sécurisez vos appareils mobiles contre les virus et autres dangers. Faites aussi vos mises à jour le plus régulièrement possible!

Quels réseaux pour quels usages?

Les outils sociaux se multiplient et ils sont tous un peu différents… Dans ce billet originalement proposé par +Alan Abatuci, on présente une petite infographies fort intéressante qui tente de répondre à la question. Dommage, que l’on n’est pas accès à l’original et à la source de l’infographie!

En vrac sur le Web aujourd’hui…

Je devrais prendre plus souvent le temps de partager mes découvertes. Mais le temps manque alors suivez mon compte twitter (@pgiroux), mon compte Google+ et mon compte Diigo. C’est là que j’indexe, commente et souligne ce que je découvre au quotidien!

J’ai repéré une seule ressource ce matin en faisant mon petit tour matinal. J’ajoute aussi une petite image intéressante…. 🙂

600 Ressources en Flash pour l’école.

Ça peut toujours être utile avec un TBI, pour faire une démonstration, illustrer un rapport, un document pédagogique ou un billet de blogue. C’est en français et c’est classé par catégorie (français, langues, maths, sciences…)

Découvert via @carrefour_edu (http://carrefour-education.qc.ca/sites_web_commentes/600_ressources_en_flash_pour_l%C3%A9cole)

Pour finir, cette image GIF de XKCD qu’il faut aller regarder directement sur le site. Elle a pour titre « 

Google Docs un outils d’évaluation et de soutien

J’ignore si vous y aviez déjà pensé, mais, en planifiant un module d’enseignement en univers social, je me suis rendu compte qu’il était possible avec Google Docs d’assurer un suivi constant auprès de nos élèves et d’évaluer, de façon formative, bien sûr, leurs travaux. Je viens de réaliser que l’on pourrait fournir des fichiers électroniques aux élèves en les partageant avec eux et ainsi surveiller leur progression, fournir une rétroaction à tout moment avec le système de clavardage intégré et d’effectuer des évaluations formatives à plusieurs moments dans la progression d’une activité ou d’un projet. Évidemment, cela fait beaucoup de fichiers à gérer sur le compte de l’enseignant, mais, avec une bonne organisation, ça ne me semble pas si compliqué. Qui plus est, il serait possible d’éliminer, en totalité ou en partie, les risques de pertes volontaires ou non des documents. Certes, cette manière de fonctionner est plus facile si l’on a accès à une classe IPAD, mais il est possible, selon moi, de l’appliquer seulement à certains projets ou aux devoirs par exemple. Qu’en pensez-vous? Est-ce quelque chose de faisable? Est-ce déjà répandu chez les enseignants le moindrement technos?

Dathaniel
Étudiant en enseignement secondaire profil Univers Social et développement personnel et en enseignement de l’anglais langue seconde.

Ce texte à été rédigé dans le respect du code de déontologie du blogueur, erronément appelé code d’éthique, et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

Pourquoi je suis revenu à Clair en 2014

Je retourne à Clair encore cette année!

Pourquoi?

Ce n’est certainement pas parce que je manque d’activités ou de colloques auxquels participer. Pour un universitaire, les colloques et autres activités potentielles ne manquent pas! C’est bien plus souvent le temps et l’argent qui nous limitent…

J’y vais d’abord pour les contacts et les rencontres. À chaque année, peu importe les activités auxquelles je participe, je rencontre et discute toujours avec plein d’éducateurs/administrateurs/gestionnaires motivés, intéressés et engagés. Ensemble, nous questionnons/discutons/réfléchissons à propos de l’éducation, des TIC, de la gestion de classe, des politiques éducatives, de leadership, etc. Pour moi, c’est essentiel. C’est un contact privilégié avec des praticiens, des gens du milieu de l’éducation. Mais les gens à Clair ne sont probablement pas tout à fait représentatifs du milieu éducatif en général… Ils sont spéciaux!!! Ces gens font ou essaient de faire au quotidien ce que je présente et propose à mes étudiants. Les gens qui sont à Clair se questionnent par rapport aux TIC, intègrent le Web 2.0, exploitent leur EAP au quotidien, remettent l’éducation en question, participent aux changements, les questionnent et, parfois, les provoquent. À Clair, on fréquente des gens qui « brasse la cage » de l’éducation au quotidien!

Je vais aussi à Clair parce que c’est au Nouveau-Brunswick et que c’est un moment génial pour comparer nos systèmes éducatifs. Les participants proviennent plus ou moins pour la moitié du Québec (je n’ai pas compté, mais c’est probablement une approximation optimiste) et du Nouveau-Brunswicxk pour l’autre moitié. Selon notre province d’origine, nous vivons des problèmes et des difficultés différentes et nos collègues de l’autre province ont parfois des solutions à nous proposer. Parfois, ils vivent les mêmes difficultés et alors nous tentons de nous aider! À Clair, il y a aussi souvent des gens d’Alberta, d’Ontario et d’ailleurs. Tous travaillent au quotidien dans un système différent, mais tous ont le même objectif et la même passion… L’éducation! Nos discussions et nos échanges sont souvent TRÈS riches!

Je vais aussi à Clair parce qu’on y découvre des gens, des ressources, des outils et des exemples de réussite. Ça ne fait pas encore 2 heures que Clair 2014 est débuté et j’ai déjà découvert Presefy.com, ajouté plusieurs personnes à mon EAP (via Twitter) (EAP = Environnement d’apprentissage personnel), noté plusieurs idées auxquelles réfléchir et certaines à transmettre le plus rapidement possible à mes étudiants futurs enseignants.

Imaginez!!!! Je vais être ici pendant deux jours!!!!!