Vendredi, 8 mai 2026
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D’histoire et de langue : le français dans tous ses états !

D’où vient la fameuse règle «le masculin l’emporte sur le féminin» en français ? Pourquoi sommes-nous passés de nénuphar à nénufar avec la réforme orthographique de 1990 ? La formation des phrases interrogatives a-t-elle toujours existé ? Toutes ces questions – et bien d’autres ! –, les étudiantes du cours de baccalauréat Histoire de la langue française y ont répondues lors de la présentation de leurs travaux en début d’avril dernier.

Sous la direction de la docteure et chargée de cours au Département des arts des lettres et du langage Jeanne Savard-Déry, le groupe d’étudiantes formé d’Ariane Savard, Mafoudia Diawara, Ève Jomphe, Rosalie Doyon, Anissa Leduc et Gabrielle Pintado avait pour objectif de démystifier certains phénomènes linguistiques qui nous affectent encore aujourd’hui et dont l’intégration demeure parfois difficile à saisir.

Un des volets du projet misait d’ailleurs sur la vulgarisation de ces phénomènes auprès d’un public de 4e et 5e secondaire. «Qu’est-ce que j’aurais aimé comprendre de la langue française à cet âge, au-delà des règles de grammaire, et qui aurait réduit mon sentiment d’insécurité linguistique ?» : voilà la question que se sont posées les étudiantes.

L’idée du cours est d’abord de comprendre le fonctionnement d’une langue et son évolution – de la formation du latin jusqu’au français moderne. Une fois armées de ces connaissances, les étudiantes ont été invitées à pousser la réflexion sur l’enseignement du français dans le système québécois au secondaire. Elles ont ainsi imaginé, de façon constructive, les pistes d’amélioration possibles. En déconstruisant les mythes d’une langue difficile, arbitraire et décousue, ce projet les a amenées, en bout de ligne, à repenser l’avenir du français au Québec.

Jeanne Savard-Déry, Ph. D

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