Le mercredi 10 juin, dans le cadre du Forum national sur la vérité et la réconciliation, se tenait l’atelier « Semer le changement : nos engagements en mouvement », qui portait sur les avancées et les contributions des établissements universitaires au-delà des forums, le bilan des engagements pris au cours des neuf dernières éditions ainsi que les résistances à éviter et les pratiques à reproduire.
Animé par le professeur Olivier Riffon et ses collègues du collectif LAGORA (Laboratoire de gouvernances alternatives), l’atelier nous invitait à réfléchir à de nouvelles façons de faire et à traduire nos réflexions en engagements concrets. LAGORA accompagne des projets et des groupes dans l’expérimentation de nouvelles approches en matière de communication, de gestion et de coordination de l’action collective. Actif au Saguenay–Lac-Saint-Jean et ailleurs au Québec, le collectif conjugue l’accompagnement sur le terrain et la recherche en sciences sociales afin de faire évoluer les pratiques et de soutenir le changement social.
L’exercice nous amenait à prendre trois types d’engagements : collectifs, institutionnels et personnels. Pour ma part, je m’étais engagé à lire au moins deux ouvrages, notamment de Michel Jean.
Résultat des courses : quatre ouvrages! Une petite promesse personnelle qui aura finalement dépassé mes attentes.
KUKUM (2019) de Michel Jean
« C’est un de ces soirs où je trayais les vaches dans la lumière du soleil couchant que je l’ai vu pour la première fois. Un canot est apparu, descendant en silence la rivière. Un homme torse nu, à la peau cuivrée, ramait sans se presser, se laissant pousser par le courant. Il paraissait à peine plus âgé que moi. Nos regards se sont croisés. Il n’a pas souri. Et je n’ai pas eu peur. » Ce roman raconte l’histoire d’Almanda Siméon, une orpheline amoureuse qui va partager la vie des Innus de Pekuakami. Elle apprendra l’existence nomade et la langue, et brisera les barrières imposées aux femmes autochtones. Relaté sur un ton intimiste, le parcours de cette femme exprime l’attachement aux valeurs ancestrales des Innus et le besoin de liberté qu’éprouvent les peuples nomades, encore aujourd’hui.
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Nikanik e itapian: un avenir autochtone « décolonisé » de Sipi Flamand (2022)
Nikanik e itapian : un avenir autochtone « décolonisé » se veut un essai sur l’avenir des peuples autochtones à l’ère de la « réconciliation ». Sipi Flamand invite les populations autochtone et québécoise à se préparer à d’autres réalités politiques et juridiques qui placeraient les enjeux autochtones au premier plan. À la fois utopique et dystopique, l’auteur part de la situation actuelle vécue par les peuples autochtones et nous entraîne sur le chemin du rêve de l’autodétermination et de la reconnaissance des droits ancestraux.
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Savoirs des Pekuakamiulnuatsh sur les plantes médicinales – 1re édition : 2018 / 2e édition : 2020
Les Pekuakamiulnuatsh ont appris à utiliser la flore afin de se soigner et de prévenir les maladies. Ces connaissances, qui autrefois étaient transmises oralement au sein des familles, tendent à disparaître en raison du départ des aîné(e)s de la communauté et des changements de notre mode de vie. Par cette publication, nous espérons poursuivre ces enseignements et transmettre les savoirs et les connaissances des Pekuakamiulnuatsh aux générations futures.
Pages : 107
Édition : Société d’histoire et d’archéologie de Mashteuiatsh
Direction d’édition : Géraldine Laurendeau, chargée de projet
En vente en version papier au Musée amérindien de Mashteuiatsh et chez Akua Nature.
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MAMU (2026) sous la direction de Michel Jean
Mamu, qui signifie « ensemble » en innu-aimun, réunit vingt plumes autochtones parmi les plus vibrantes du territoire. Sous la direction de Michel Jean, ces voix puissantes et singulières explorent l’amour sous toutes ses formes : filial, amoureux, ancestral, ou profondément lié à la terre.
Dans ces nouvelles inédites, on retrouve une immense tendresse, une poésie lumineuse et une créativité qui bouscule et émerveille. Un recueil qui célèbre la force des liens, la richesse des cultures des Premiers Peuples et la beauté de raconter ensemble.
AVEC DES NOUVELLES INÉDITES DE:
JOSÉPHINE BACON (Innue), KATIA BACON (Innue), SONIA BASILEMARTEL (Atikamekw), MARIE-ANDRÉE GILL (Ilnu), JANICE GREY (Inuk), MICHEL JEAN (Innu), J.D. KURTNESS (Innue), CAROLE LABARRE (Innue), SOLEIL LAUNIÈRE (Ilnu), MARJOLAINE MCKENZIE (Innue), SHAYNE MICHAEL (Wolastoqew), MELISSA MOLLEN DUPUIS (Innue), ÉMILIE MONNET (Anishinaabe/Française), DIANE OBOMSAWIN (Abénakise), JANIS OTTAWA (Atikamekw), ISABELLE PICARD (Wendat), LOUIS-KARL PICARDSIOUI (Wendat), MARIE-MICHÈLE SIOUI (Wendat), NORMAND JUNIOR THIRNISH-PILOT (Innu), UASHTESKUN (Innu), CYNDY WYLDE (Anicinape et Atikamekw)
Bonne lecture!


