Maude Vien: vitrine du Pavillon des arts

Maude Vien

Territoire non-organisé, 2026

Estampe numérique, papier Photorag,

Photographie impression textile, 36 X 24 in

Je connais ses territoires non organisés. Je les parcours, au nord de Dolbeau, depuis l’enfance. Des noms d’endroit qui frôlent les mondes imaginaires : le Dépôt-des-Loutres, le Lac-au-Foin, la Rivière-aux-Rats, la Chute-des-Passes, le petit lac Jourdain. Des portions du territoire québécois non rattachées à aucune municipalité, où une impression de liberté enveloppe une autre manière d’être au monde. Enfant, je rêvais de terres éternelles au nord.

En cette ère d’extractivisme, ce territoire du Nitassinan n’est plus éternel. Dans l’œuvre Territoire non organisé, j’utilise une carte LiDAR d’indice d’humidité topographique de la Zec de la Rivière-aux-Rats pour construire un nouvel espace sensible. Le corps textile témoigne d’une expérience cognitive et émotive avec ces étendues riches d’un vécu extra-urbain. Les territoires non organisés ne devraient pas être des aires en libre-service à des fins économiques. L’industrie forestière et minière ravage un patrimoine culturel habité depuis des millénaires. Nous vivons sur des terres non cédées qui débordent bien au-delà de nos frontières établies. Il est temps de valoriser nos liens sensibles au vivant. De rendre visible ce qu’ils effacent.

Maude termine actuellement une maitrise en arts à l’UQAC.

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Territoires de recherche

Territoires de recherche et images en construction

À la Galerie l’Œuvre de L’Autre

Du 23 mars au 1ier avril

La professeure Catherine Tremblay vous invite à découvrir l’exposition Territoires de recherche, qui rassemble des propositions étudiantes explorant les liens entre l’image, le territoire vivant et les récits visuels, dans une perspective de futur viable.

Présentée à La Galerie L’Œuvre de l’Autre A0-1040, du 23 mars au 1er avril, l’exposition offre un aperçu d’une étape de mi-parcours du processus de création réalisé dans le cadre du cours Images grands formats.

Un moment convivial, accompagné de rafraîchissements, aura lieu le jeudi 26 mars à 16 h.

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Avis de recherche

Avis de recherche / Preuves partielles

Du 11 au 20 mars 2026

Vernissage le 18 mars à 17h00

Finissants-tes du BIA

Chaque année, les étudiant-e-s finissant-e-s du BIA de l’UQAC travaillent pendant plusieurs mois sur leur projet final, une œuvre synthèse marquant l’aboutissement de trois années d’études et d’exploration au bac interdisciplinaire en art. Neuf étudiant-e-s s’associent et proposent une exposition intitulée « Avis de recherche/Preuves partielles ».

Vous pourrez découvrir et apprécier le travail de la cohorte finissante de 2026. De la performance aux arts visuels, en passant par le cinéma, vous aurez l’occasion de venir à la rencontre de preuves partielles du parcours universitaire de ces 9 jeunes artistes : Brooke Elizabeth, Ariel Potvin, Florence Bédard, Émilie Lapierre, Alice Gendron, Jonathan Marlier, Vincent Béchard-Ouellet, Léa Harvey-Villeneuve et Shana Patry.

C’est avec fierté et un immense plaisir que toustes ces finissant-e-s vous invitent à leur vernissage/événement. Celui-ci aura lieu le 11 mars à 17h, à la Galerie l’Œuvre de l’Autre. Vous pourrez également profiter de l’exposition jusqu’au 20 mars.

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Et quand mes os seront du ciment

Dans la vitrine du Pavillon des arts

Du 11 au 19 mars 2026

Vernissage le 18 à 17h00

Alice Gendron

Et Quand mes Os Seront du Ciment

Produite à partir des projets réalisés durant mes trois années d’études à l’université ainsi que dans mes temps libres, cette exposition cherche à faire découvrir certaines de mes réalisations en lien avec la paléontologie. Des représentations de fossiles importants qui nous ont permis une nouvelle compréhension du monde qui existait auparavant, aux trouvailles rares d’individus préservés ensembles, il s’agit d’une exploration de médium et de multiples expérimentations pour créer un tout amalgamant disciplines artistiques et paléontologie.

Après avoir étudié sur la Côte-Nord, je termine actuellement un bac en art à l’UQAC. Ma pratique artistique s’est beaucoup développée vers une association de la science, la nature et l’art afin d’amener les gens à s’intéresser et se sentir concernés par ce que notre planète peut nous apprendre.

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Transits de Yann Pocreau

Du 15 janvier au 26 février 2026

TRANSITS

Yann Pocreau

 Un « transit », en astronomie, réfère au passage d’un corps céleste devant un autre, la disparition temporaire d’une étoile, d’une planète par un objet astronomique qui se déplace, qui franchit la lumière et les méandres de l’espace-temps. Si les sciences du ciel sont particulièrement informées de ces phénomènes, le fossé entre la mathématique de ces déplacements, la géométrie pure qui dessine le ciel et entre l’échelle bien relative de notre temps sur terre, n’en est que creusée. C’est là que tout devient, disons-le, vertigineux.

Nombres de mes projets, dans les dernières années, abordaient cette idée de « vertiges cosmiques » ou encore celle du « sentiment océanique ». Empreints d’un certain existentialisme, d’une certaine spiritualité même, ces concepts sont liés à l’expérience bouleversante qui nous habite lorsqu’on se sent face au plus grand que soi, lorsque nous croyons être dans un état de conscience et d’unité avec l’univers. Souvent brefs, complètement enivrants, ces moments sont particulièrement angoissants. Je n’arrive plus à me défaire de l’idée que penser le monde par l’art passe indubitablement par penser notre « passage » ici. Je m’intéresse donc à cette idée de translation et de déplacement qui doit passer par l’occultation du regard, par un moment d’obscurité. Je n’ai pas la prétention de savoir comment regarder ou même de guider le regard de qui que ce soit, mais je sais que chercher à voir est pour moi plus rassurant que simplement regarder. Je me plais donc à penser ces formes aussi simples que parlantes, ces liens entre ce désir de figer par la photographie, les minutes, les heures. J’ai réuni pour cette exposition des projets inédits, d’autres qui habitent l’atelier depuis quelque temps, des objets trouvés, des photographies altérées, des portraits dégradés qui interrogent avec – je l’espère – une poésie et une certaine sensibilité ce rapport à un interstice en mouvement, logé entre le temps et la lumière.

Yann Pocreau

*L’artiste tient à remercier Nathalie Villeneuve pour la merveilleuse invitation, toute l’équipe du Centre Sagamie pour leur amitié et leur soutien à la production, l’atelier CLARK pour leur savoir-faire et leur enthousiasme, la galerie Blouin Division pour leur extraordinaire travail, Julien, Emmanuelle et Ayden pour leur indispensable présence au quotidien.

 

 Mes recherches sont portées par l’application de ma pensée photographique aux multiples définitions de la lumière que j’explore à travers plusieurs médiums, donc l’image, la sculpture et l’installation. Cette lumière, son apport narratif à la lecture qu’on fait des images et l’histoire de la photographie font ainsi de plus en plus partie de mon vocabulaire. Je m’intéresse à évaluer comment la lumière impacte sur la visibilité du monde que nous habitons, à ses façons de l’enregistrer. Ainsi, je m’intéresse grandement à la lumière, à sa matérialité, à ce qu’elle sait, informe ou aux affects qu’elle convoque. Entre un simple dialogue avec la science, avec un certain existentialisme, je pense et produis des expositions qui tentent d’aborder les liens macros et micros qui façonnent et dessinent notre environnement, mais aussi et surtout ici aux projections que nous nous en faisons.

Yann Pocreau est né à Québec en 1980. Dans ses recherches récentes, à travers différents types de médiums dont la photographie, la sculpture et l’installation, il s’intéresse à la lumière comme sujet vivant et à l’effet de celle-ci sur la trame narrative des images. Il a participé à plusieurs expositions canadiennes, américaines et européennes dont aux Rencontres photographiques d’Arles, au Musée des beaux-arts de Montréal et au Toronto Image Centre. Son travail a été commenté dans divers magazines et ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections, dont celles de la Ville de Montréal, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée d’art de Joliette et de la Galerie de l’UQAM. Il est représenté par la galerie Blouin Division à Tiohtiá:ke / Mooniyang / Montréal où il vit et travaille. Il est le récipiendaire 2024 du Prix Louis-Comtois.

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