Périphéries

Dans le cadre du cours Production en art, les étudiants-tes à la maîtrise en art de l’UQAC vous invitent au vernissage de l’exposition Périphéries,  le mercredi 2 avril à 17h à la galerie L’Œuvre de l’ Autre de l’UQAC.

Cette exposition est le fruit d’une proposition lancée par leur enseignante, Julie Andrée T., les invitant à explorer leur sujet de recherche-création à travers trois axes : la périphérie, envisagée comme le contexte social, politique et/ou culturel ; le périmètre, définissant les concepts propres à leur sujet de recherche-création ; et les paramètres, représentant le cadre, les étapes et les démarches du processus de création. Tout au long de la session, les étudiants-tes ont approfondi la poïétique de leur recherche en mettant l’accent sur ces paramètres, favorisant ainsi une approche plus expérimentale et réflexive de leur démarche artistique.

Au sujet des artistes

Nathalie St-Gelais avec son installation Fragments, invite à une réflexion sur la mémoire du toucher et les traces invisibles laissées par l’acte de soigner. Elle explore la relation intime entre le corps, la matière et le geste, interrogeant les liens entre soin, mémoire et trace.

Lubois Diatta propose La Ruche Éveillée une œuvre immersive d’alvéoles sculptées et suspendues qui illustre l’intelligence collective des abeilles et leur vulnérabilité face aux perturbations environnementales. Par le dialogue entre bois, cire et données écologiques, l’œuvre reflète la résilience de ces pollinisateurs essentiels et souligne notre interdépendance avec eux, incitant à une prise de conscience écologique.

Jeanne Bernard-Griffiths interroge la lisibilité du texte et la perception du spectateur face à l’ambiguïté graphique. Elle s’intéresse au moment où l’écriture, qu’elle soit manuscrite ou dactylographiée, devient difficile à déchiffrer, et à l’impact de cette illisibilité sur l’expérience de lecture.

Anja Mikz, à travers la transparence et la fluidité des tissus, elle explore un état intermédiaire, où le corps porte les traces d’un passage et dévoile ce qui vibre à la périphérie de l’être. Ses œuvres transforment l’entre-deux en espace de possibles, le déracinement en racines aériennes. Chaque strate translucide devient un fragment d’identité suspendue, en perpétuel dialogue avec le regard du spectateur.

Oksana Rozhkova aborde l’impact des contes folkloriques et de la culture soviétique sur l’identité russo-ukrainienne, en relation avec son ancrage québécois et canadien. À travers la réconciliation, la nostalgie et la réinterprétation, elle propose une vision nuancée du multiculturalisme en puisant dans le folklore pour créer de nouvelles formes identitaires hybrides.

L’œuvre de Diane J. Beaudoin repose sur trois éléments fondamentaux : la marche en plein air, l’attention portée et la réflexion émergente. Pour l’exposition, elle présente une série de petits tableaux issus de ses marches méditatives, accompagnés de haïkus grand format. Cette rencontre entre le tactile et le contemplatif, le minuscule et le monumental, invite le spectateur à une immersion poétique et introspective.

L’exposition Périphéries propose un regard sensible et pluriel sur les dynamiques de création qui émergent aux marges du visible et du perceptible. À travers des médiums variés et des explorations singulières, chaque artiste inscrit son travail dans un dialogue entre expérimentation et réflexion critique. Ce projet collectif invite le spectateur et la spectatrice à naviguer entre les limites et les zones d’incertitude, révélant ainsi toute la richesse du processus créatif en art actuel.

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Vitrine du Pavillon de arts: Nathalie St-Gelais

« Latence…ce qui s’efface, ce qui surgit »

Entre effacement et révélation, cette installation explore la fragilité des traces, la transformation continue de la matière et l’attente comme expérience sensible. La lumière, accompagne cette transition, figeant l’instant où tout est en suspension, où ce qui se dissout et ce qui surgit coexistent encore.

Étudiante à la maîtrise, Nathalie St-Gelais explore les traces et les gestes dans le rapport entre le corps et la matière, où le toucher et l’intuition modulent les formes et révèlent un dialogue sensible avec le matériau. Son travail examine comment nos actions quotidiennes, souvent inconscientes, laissent des empreintes physiques ou relationnelles dans notre environnement. À travers des projets immersifs et souvent interactifs, elle questionne l’identité, les interactions humaines et la mémoire des traces. Nourrie par une longue pratique comme massothérapeute, son approche s’ancre entre autres dans une réflexion sur l’agentivité, la cognition distribuée et la manière dont ce qui disparaît continue de résonner.

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C’était pas juste une phase…

Du 12 au 26 mars 2025

Les étudiant.es finissants.tes du Baccalauréat Interdisciplinaire en arts de l’UQAC ont le plaisir de vous vous inviter à leur festival C’était pas juste une phase… qui débutera par un vernissage le 12 mars à 17h à la Galerie L’Œuvre de l’Autre. Seront présentées en galerie, les œuvres de Vicky Houde Brousseau, Me tempus, Un triptyque pictural; Marie-Michèle Gourde, Murmures d’un corps perdu, installation; Rafaëlle Carrière, Laminaire, une sculpture installative; Stacy Larouche, Parfaite imperfection, une sculpture; Emy-Jade Bouchard, Décalage, une Installation photographique; Ulysse Schopp, La fissure, une Installation/ Bande dessinée: Yancy Gélinas, Un été pas comme les autres, court métrage en stop motion et maquette et Rosalie Guay, Migzi, un court métrage en stop motion et maquette.

Une projection de films composée de 4 courts métrages (Paul Escalante, Arno Labernadiere, Rosalie Guay, Yancy Gélinas) suivra le vernissage ainsi que deux pièces de théâtre originales ( Daphné Paré, Jean-Marc Randria). Les étudiant.es finissant.es 2025 proposent un festival ouvert au grand public, mettant en relief leurs travail ainsi que leurs lancées dans le monde professionnel, artistique et culturel. L’exposition se poursuit jusqu’au au 26 mars 2025 au Pavillon des arts de l’UQAC. Venez en grand nombre découvrir la grande qualité de la relève artistique régionale!

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Florence Bédard dans la vitrine

Dans la vitrine du Pavillon des arts

Du 12 au 26 mars

BIENVENUE WELCOME

Je m’assois

Le laminé de la table signale

Un établissement sloppy et succulent, un déjeuner à l ’américaine

Deux œufs bacon une menace en suspens.

L’objet sert de ramasse-marde. Il protège la table de la souillure et jene suis pas Mary Douglas, je ne boirais pas un grand bol de pus pour m’approcher du divin et des lépreux par la même occasion.

Mais je licherais volontiers la table par exemple.

Coucherait la langue sur cette couche de graisse qui forme une histoire

Attendre suffisamment de temps pour que le corps sévisse

Que des fêlures s’opèrent sur ces remparts de banalité

Que la peau-napperon s’encrasse

Dans l’œuvre BIENVENUE WELCOME, j’explore la résonance d’une poésie économique dans les espaces banals de nos vies régionales. L’intimité s’installe dans une narration qui empeste la menace. L’intime se bute à l’espace public. Le texte sert d’avertissement, dans sa morne ornementation, à une conscience collective endormie. Engluée dans un silence bancal.

Par ailleurs, cette œuvre est aussi en dialogue avec son environnement en dehors de la galerie, puisque plusieurs murs de la ville de Chicoutimi sont tapissés des maigres et mornes poèmes. Leur présence comme un rappel que l’on répond aussi à ces messages de l’ordre compulsif. »

Florence Bédard est une artiste multidisciplinaire en cinéma d’essai et documentaire, en art performance et en peinture. Elle poursuit sa deuxième année de cheminement au baccalauréat interdisciplinaire en art del’UQAC. Originaire de la ville de Jonquière, sa pratique est expérimentale, sentimentale et parfois décalée.  Obsédée notamment par la bauxite, le vulgaire et l’intime, elle tend vers une démarche de l’indiscipline et de l’abject.

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Katherine Melançon

 

Du 15 janvier au 26 février 2025

Vernissage le 15 janvier à 17h.

Monument aux interdépendances

L’exposition a comme point de départ la sculpture «Soleil couchant – Monument au soleil» que Jacques Chapdelaine (1932-2024), le grand-oncle de Katherine Melançon, a créée à l’invitation du Symposium de sculpture d’Alma en 1966 – sculpture maintenant installée au parc Falaise d’Alma. Suite au Symposium, six artistes, dont Chapdelaine, poursuivent en justice la ville d’Alma pour atteinte à l’intégrité des œuvres. Même s’ils perdent le « procès de la culture québécoise », les débats engendrés et un momentum politique vont mener à la création de la loi sur le droit d’auteur. Quelles sont les résonances contemporaines du Symposium, du procès et de cette œuvre aujourd’hui? Que nous disent-ils sur la transmission intergénérationnelle, la place de l’art et des artistes dans la société et sur l’usage répandu de l’intelligence artificielle et le droit d’auteur? Avec une sensibilité collective plus répandue pour le vivant et les bouleversements climatiques, que serait un « Monument au soleil» aujourd’hui? L’artiste s’appuie sur un texte de Bénédicte Ramade, «Vers un art anthropocène»(2022), qui évoque la «valorisation des interdépendances» pour revisiter «Monument au soleil»; une célébration des liens et des interactions entre les êtres vivants qui rendent la vie possible. L’exposition propose une ode à la complexité, aux relations, aux transmissions, aux liens invisibles.

Enfin, l’exposition à La Galerie L’Œuvre de l’Autre est liée à une exposition-sœur à Montréal (Galerie Patel-Brown). La luminosité en temps réel à Montréal influe sur l’installation à Chicoutimi, tandis que le coucher du soleil ici dicte les rythmes d’une installation à Montréal. Une exposition en deux lieux qui élargit la notion d’interrelation entre des territoires distants.

L’artiste aimerait remercier le Centre Sagamie d’Alma pour l’avoir soutenue dans ses recherches.

Katherine Melançon est une artiste multidisciplinaire qui cherche à faire voir et vivre l’agentivité du vivant afin de transformer la relation des humains au vivant non humain. Son travail prend la forme d’installations vivantes connectées, de tapisseries augmentées, d’images en mouvement et d’objets qui mettent en dialogue des techniques traditionnelles, des outils obsolètes et émergeants, collaborant souvent avec d’autres humains et des êtres non humains. Le point de départ des œuvres est souvent la scanographie de spécimens biologiques créant ainsi de « nouvelles semences » ensuite plantées dans divers matériaux, explorant ainsi la fluidité des images entre des sols physiques et numériques. Katherine a obtenu une maîtrise en beaux-arts à la Central Saint Martins, au Royaume-Uni, et un baccalauréat en médias interactifs de l’UQAM, au Canada. Son travail a été exposé notamment au Canada au Musée d’art de Joliette (2023), à la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement (2022), à la Fondation Phi(2019) et en Europe au Musée Max Ernst en Allemagne (2023), à la Biennale NovaXX en France (2021) et à la galerie Arcadia Missa en Angleterre (2011). En2021, elle reçoit le prix Galerie Charlot lors de la Biennale NovaXX, Paris,France. En 2022, elle est nommée sur la liste préliminaire du prix Sobey pour l’art contemporain canadien.

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