Fiers d’hier, engagés vers le futur

J’animerai prochainement la table ronde de Clair2026.

La thématique choisie est « Fiers d’hier, engagés vers le futur! »

Au colloque de Clair20XX, on travaille à voir l’éducation autrement depuis 15 ans.

Durant cette période, la communauté éducative du CAHM et les participants au colloque ont vécu nombre de changements, innové, vécu nombres de réussites et probablement fait quelques petites erreurs.

Au coeur de ce cheminement… Les apprenants!

Le temps d’une discussion, mes invités et moi tenteront de prendre un peu de recul pour discuter des moments et des changements les plus importants survenus ces 15 dernières années et de comment cela a changé l’Éducation avant de replonger directement dans l’action et d’essayer d’anticiper comment cela nous prépare pour ce qui s’en vient!

Pour discuter avec moi, j’aurai deux personnes qui ont marqué Clair20XX et qui voient DÉFINITIVEMENT l’éducation autrement, et cela depuis des années! Mme Annick Arsenault-Carter et M. Roberto Gauvin.

Si vous ne les connaissez pas, il est temps de les découvrir!

Et si vous les connaissez, vous voudrez surement assister à notre table ronde!

Il est encore temps de vous inscrire au colloque!

Une infographie pour guider l’intégration pédagogique de l’IA

Simon Duguay nous proposait il y a quelques jours une infographie qu’il a préparé à l’aide d’une IA et qui vise à décrire quelques éléments importants en lien avec l’intégration pédagogique de l’intelligence artificielle générative.

https://www.linkedin.com/posts/simon-duguay_lutilisation-de-lia-en-classe-avec-les-activity-7416863150127587328-qqsG?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAYpzmEBBBoAGsEOPRAcyKrQhF91F9pQ9tg

Comme plusieurs personnes dans le milieu de l’éducation, l’IA occupe une grande part de mes réflexions depuis novembre 2022. Alors que j’étais directeur pédagogique du Carrefour de l’UQAC, c’était évidemment un sujet de plusieurs de nos actions et de nos discussions. Comme professeur en technologies éducatives, l’IA est aussi au coeur de mes cours et elle s’impose aussi dans mes intérêts de recherche.

Le billet de Simon a attiré mon attention pour trois raisons principales:

D’abord il mentionne à juste titre que l’intégration pédagogique de l’IA ne s’improvise pas. À mes yeux, c’est très important. Si l’IA peut nous aider à gagner du temps ici et là. Il ne faut surtout pas abandonner notre agentivité à cet technologie. Il est tout simplement impossible pour une IA de prendre en compte tout ce qu’un enseignant sait à propos de sa classe et de son groupe à partir d’un prompt de quelques lignes… Ensuite, l’IA s’est beaucoup améliorée et il y a , en apparence, moins d’erreurs et d’hallucinations, mais elles existent encore. Elles sont juste moins visibles, moins évidentes, mais toujours potentiellement pernicieuses. Il faut donc exercer sont sens critiques et déployer ses compétences pour bien utiliser cet outil.

Ensuite, parce qu’il décrit une réalité qu’encore trop d’enseignants négligent: il ne faut pas chercher à intégrer les TIC en plus des disciplines. Une bonne intégration des TIC se fait en même temps que la discipline! En cette matière, je crois que l’IA va nous aider.

Finalement, ce guide est relativement proche du cadre d’intégration de l’IA composé avec des collègues du CSS de Jonquière et qui guide nos interventions dans des COP cette hiver. Je l’ai donc proposé comme ressources aux enseignants avec qui je collabore.

J’en ai assez des réseaux sociaux…

C’est un « work in progress », mais je compte recommencer à bloguer. La raison est fort simple, je ne suis plus satisfait des réseaux sociaux.

C’est de plus en plus difficile de retrouver les contenus publiés dans le passé sur Facebook et ailleurs alors que je retrouve toujours aussi facilement ce que moi ou mes étudiants avons blogué il y a 15 ans! De plus, on ne peut plus diffuser aussi librement nos opinions sans s’attirer de la publicité, des « haters », etc. Et je ne parle même pas de l’impossibilité au Canada de référencer un article provenant des médias sur Facebook. Sur mon blogue, je peux plus facilement exercer un certain contrôle.

Pédagotic (mon blogue!) a donc migré sur une nouvelle plateforme, passant de mon moteur DotClear personnel au WordPress de l’UQAC (Université du Québec à Chicoutimi). Quand j’ai commencé à bloguer, l’UQAC ne supportait aucune plateforme qui me permettait cette activité. Les choses ont beaucoup changé depuis… Je ramène donc l’ensemble des mes contenus sur les serveurs de l’UQAC.

Je ne sais pas encore à quelle fréquence je vais bloguer.

Durant les prochaines semaines, je vais m’approprier cette nouvelle plateforme.

Durant les prochains mois, je tenterai lentement de rendre mon ancien matériel disponible. Si vous croisez un billet digne d’intérêt, mais qu’il mérite un peu d’attention de ma part, laissez un commentaire (dès que j’aurai réussi à tout débarrer, parce que pour le moment seul les nouveaux billets permettent les commentaires…). En gros, c’est plus de 1000 billets que moi et mes étudiants avons publiés entre 2009 et 2014 et encore bien plus de commentaires en lien avec ces productions.

Au plaisir de vous y croiser prochainement!

N’hésiter à poser vos questions, laisser des commentaires, etc.

***Billet modifié le 13-01-2026: corrections de quelques coquilles.

Le rôle de chacun dans l’évolution des TIC.

Les technologies sont de plus en plus présentes dans notre société. Dès leur jeune âge, les enfants ont un contact quotidien avec celles-ci. Puisqu’ils y sont constamment confrontés, l’entourage du jeune joue un rôle très important dans le contrôle et dans l’enseignement des technologies. Cette évolution nous amène à nous questionner sur qui devrait enseigner la citoyenneté numérique et les compétences liées aux TIC et quand devrait-on le faire. De plus, dans ce texte, il sera question de prendre position à savoir si nous sommes prêtes à enseigner les technologies dans notre futur métier.

Tout d’abord, nous croyons que l’enseignement des TIC doit se faire tant par les enseignants, que par les parents, que de manière autodidacte. Selon nous, les enseignants ont un rôle important à jouer dans l’enseignement des TIC. Bien évidemment, ceux-ci occupent une place importante dans la vie du jeune et peuvent par le fait même, aider l’enfant à devenir responsable et autonome. Rappelons-nous que dans le programme de formation de l’école québécoise, il y a 12 compétences professionnelles que nous devons traiter. Parmi celles-ci, la compétence 8 traite l’intégration des TIC. Cette compétence « consiste à aider les élèves à s’approprier les TIC et à les utiliser adéquatement afin de développer leurs compétences.» Auparavant, les travaux se réalisaient plutôt à la main alors que maintenant, les enfants utilisent de plus en plus les technologies. De ce fait, nous croyons que l’enseignant doit enseigner à ses élèves certains programmes de base qui leur seront utiles dans leurs futurs travaux. Par exemple, les programmes Word, Excel, PowerPoint, etc. sont d’une grande importance pour la réalisation de certains travaux. De plus, les enseignants ont un rôle important dans la sensibilisation de l’utilisation des sites Internet comme Google, Wikipédia, etc. Bref, le rôle des enseignants est de « transmettre le patrimoine des savoirs communs, de promouvoir les valeurs à la base de sa démocratie et de préparer les jeunes à devenir des citoyens responsables. » Pour ce qui est des parents, ceux-ci jouent un rôle tout autant important dans l’enseignement de la citoyenneté numérique et des compétences liées aux TIC. En effet, ils ont, selon nous, le rôle de transmettre à leurs enfants les bonnes valeurs concernant les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Blablaland, etc.)

Selon un sondage effectué auprès de 566 élèves du troisième cycle du primaire à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, 448 élèves, soit 79,2 % utilisent Facebook.

On voit alors l’importance de sensibiliser les jeunes à ces réseaux puisque la plupart d’entre eux ne sont pas adaptés à leur âge. Quant à eux, les élèves ont eux aussi une part de responsabilité concernant les technologies. De manière autodidacte, ils doivent être en mesure de prendre les bonnes décisions par rapport aux différents sites et logiciels auxquels ils peuvent avoir accès. Par la découverte, il peut aussi apprendre à manipuler les outils nécessaires à ces technologies (ordinateur, tablette, cellulaire, etc.) Bref, si l’enfant a un bon enseignement de la part de ses enseignants et de ses parents, il sera apte à juger ce qui est acceptable ou non.

Ensuite, l’enseignement des technologies doit se faire le plus tôt possible. En présence des parents, les enfants découvrent les TIC et commencent à les manipuler. Certains enfants sont plus débrouillards que d’autres parce qu’ils ont plus recours aux technologies. Après leurs découvertes, les parents ont le rôle d’inculquer leurs valeurs à leur enfant. Ils doivent faire prendre conscience aux enfants ce qui est acceptable ou non concernant les technologies.

Ils doivent également leur expliquer qu’Internet est un lieu public et que l’information y circule rapidement et de manière parfois surprenante, surtout via les médias sociaux numériques. De plus, les parents doivent amener les enfants à comprendre que tout n’est pas sans conséquence sur Internet et qu’il faut être conscient de nos actes puisque l’information laissée sur celui-ci peut laisser des traces permanentes.

Pour ce qui est des enseignants, il est important de prendre conscience de l’âge et du niveau des enfants. Du préscolaire au premier cycle, les élèves peuvent être sensibilisés à l’utilisation des technologies, tels le tableau blanc interactif, la tablette, etc. Par contre, les élèves du deuxième et du troisième cycle doivent être plus sensibilisés à l’utilisation de réseaux sociaux ou autres sites. Ils peuvent également manipuler certains programmes qu’ils leur sont nécessaires pour la réalisation de leurs travaux comme Word, Excel, PowerPoint. Il ne faudrait pas oublier que « la mission de l’école est de concourir à l’insertion harmonieuse des jeunes dans la société en leur permettant de s’approprier et d’approfondir les savoirs et les valeurs qui la fondent et en les formant pour qu’ils soient en mesure de participer de façon constructive à son évolution. » Autrement dit, les enseignants se doivent de s’assurer d’une homogénéité des compétences et des connaissances de chaque élève. Lorsque l’enfant apprend de manière autodidacte, il doit toujours être encadré par une personne de confiance. De cette manière, il saura comment utiliser les technologies convenablement pour son âge.

Enfin, suite à cette réflexion, nous croyons que nous sommes prêtes à nous investir dans la bonne éducation des technologies pour nos futurs élèves. Il est important pour nous de jouer un rôle par rapport aux TIC et à la citoyenneté numérique sachant que les technologies sont omniprésentes et qu’elles sont en constante évolution. Nous croyons qu’un enseignant doit être polyvalent. Il doit donc être capable d’enseigner aux élèves la technologie tout en diversifiant ses manières d’enseigner pour garder la motivation de tous. Il faut être conscient des forces et des faiblesses de chaque élève et ainsi s’y adapter afin d’avoir le plus gros taux de réussite possible. En tant que futures enseignantes, nous sommes prêtes à nous investir dans la sensibilisation des élèves aux enjeux sociaux et personnels associés aux usages des TIC.

Finalement, ce travail nous a ouvert les yeux sur l’importance de la technologie dans les classes d’aujourd’hui. Bien évidemment, plusieurs acteurs jouent un rôle important dans l’enseignement des TIC. Il est tout aussi important de sensibiliser, d’identifier les ressources, d’exploiter l’information que d’offrir régulièrement aux élèves l’opportunité d’apprendre à utiliser correctement les TIC. Bref, tout cela peut se faire dès un jeune âge si le jeune est bien encadré pour le faire.

Références :
Giroux, P., Allard, M.-P., Gagné, R., Belley, K., Hallahan Pilotte, V. et D. Bouchard (2012). Utilisation des médias socionumériques par les jeunes de cinquième et sixième année du primaire. Rapport d’enquête remis à la
Commission Scolaire des Rives-du-Saguenay en août 2012.

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Les technologies et les enseignants font-ils la paire ?

La société d’aujourd’hui évolue de jour en jour grâce à la recherche sur les technologies, qui nous permet de perfectionner chaque aspect de la vie quotidienne afin de la rendre plus facile et plus actuelle. Pensons seulement à la clé USB qui nous permet de sauvegarder et de transporter des documents dans un format de poche. Un des nombreux aspects de notre vie quotidienne qui est d’ailleurs touché par les technologies est l’éducation. Rares sont les classes qui ne possèdent pas de TNI (tableau numérique interactif). L’adaptation peut sembler difficile puisque certains enseignants ne maîtrisent pas les outils qui leur sont proposés. En ce sens, l’intégration des TIC (technologies de l’information et de la communication) dans les écoles soulève beaucoup de questions. Ainsi, il serait intéressant de se questionner à savoir qui doit enseigner la citoyenneté numérique et les compétences liées aux TIC, quand il faut le faire et si ceux à qui cette tâche revient sont prêts à le faire.

Qui doit enseigner la citoyenneté numérique et les compétences liées aux TIC?

D’abord, nous croyons que la tâche d’enseigner les TIC est la responsabilité des enseignants. En ce qui a trait aux réseaux sociaux, il est mentionné dans le PFEQ que la responsabilité revient à l’enseignant du secondaire, mais peut être amorcé au 3e cycle du primaire. C’est à lui que revient la tâche de montrer aux élèves comment utiliser les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, YouTube ou Instagram. En effet, l’enseignant doit favoriser le développement et l’affirmation de l’identité personnelle et collective de l’élève. Cela permet certaines attitudes d’ouverture, d’engagement, etc.
Dans un autre ordre d’idées, les logiciels pédagogiques doivent être enseignés par les enseignants du primaire. Ceux-ci doivent jouer un rôle auprès des élèves afin de leur montrer des outils technologiques qui leur permettront de favoriser leur développement. Par exemple, lorsqu’un enfant se pose une question sur un sujet précis (les oiseaux), l’enseignant devrait être en mesure de lui expliquer comment faire une recherche sur Internet pour qu’il sache comment chercher des informations. Selon le MELS, l’enseignant devrait être en mesure d’appliquer la compétence 8 du PFEQ c’est-à-dire d’intégrer les TIC. En effet, l’enseignant se doit d’aider les élèves à s’approprier les TIC, à les utiliser pour faire des activités d’apprentissage, à évaluer leur utilisation de la technologie, juger de manière critique les données recueillies sur les réseaux, etc. Il faudrait aussi qu’à l’école le programme s’adapte et qu’il y ait plus de période et de temps alloué à l’intégration des TIC. En 25 heures de cours par semaine, il est difficile de faire le tour des possibilités qu’offrent les TIC. Nous considérons que c’est à l’enseignant que revient le rôle d’enseigner comment utiliser les différents logiciels pédagogiques tels que Microsoft Word, Excel, PowerPoint, et bien d’autres.

Quand doit-on le faire?

En poursuivant, nous croyons que l’apprentissage des TIC doit être abordé à différents moments du parcours scolaire. Par exemple au préscolaire, l’enfant apprend à manipuler le clavier et la souris. Toujours selon le PFEQ, il parviendra à réaliser des tâches et des créations à l’aide d’un logiciel de dessin matriciel. Ensuite, dès le premier cycle, l’élève peut manipuler les supports de stockage, il sait utiliser l’interface graphique et les logiciels de traitement de texte. Il sait aussi faire de simples recherches Web. Au deuxième cycle, il perçoit l’utilité d’un doigté et sait maintenant utiliser les fonctions de base du courriel, des fureteurs de navigation et des fonctions du tableur, etc. Finalement, vers la fin du primaire, il sait chercher, trouver, stocker, sélectionner et organiser l’information à partir de divers supports.
À partir de ces informations, nous sommes en accord avec cette compétence transversale qu’est : exploiter les technologies de l’information et de la communication. Nous trouvons que les étapes d’apprentissage sont adéquates et ont du sens avec le niveau de scolarité des élèves.

Suis-je prêt à le faire?

Après réflexion, en tant que futures enseignantes, nous acceptons d’intégrer cette réalité dans nos futures classes. Le fait d’avoir grandi avec toutes ces technologies émergentes nous a fait voir la place importante qu’occupent les TIC dans nos vies. De ce fait, nous croyons être en mesure de les enseigner. Cependant, nous espérons que le Gouvernement du Québec saura proposer aux enseignants plus de formations adaptées aux différents logiciels technologiques qui émergent de nos jours. De cette manière, nous pourrons offrir un enseignement de qualité supérieure à nos jeunes élèves.

En dernière analyse, nous pensons que l’intégration des TIC dans le quotidien est primordiale pour une meilleure qualité de vie. En effet, les enseignants ont un grand rôle à jouer dans l’apprentissage des TIC puisque le PFEQ stipule que l’enseignant se doit d’aider les élèves à s’approprier les TIC. De plus, ce cheminement doit se faire dès l’entrée au préscolaire et doit se poursuivre tout au long de notre vie. Afin que les enseignants soient préparés à faire face à ces nouveautés, des formations devraient être obligatoires. À la lumière de ce qui a été mentionné tout au long de ce texte, il serait intéressant de se demander à quoi vont ressembler nos écoles d’ici cinq ans?

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Prêtes pas prêtes, à nous les technos!

Depuis quelques années, les technologies occupent une part très importante de notre quotidien. En effet, la majorité des sphères de nos vies, sinon toutes, sont touchées par les TIC. De plus en plus de transactions se font en ligne, les messages sont envoyés par courriel, les nouvelles sont transmises par internet, les relations humaines s’entretiennent via les réseaux sociaux… Dans cette société, les enfants naissent avec les technologies au bout des doigts. Ils les expérimentent donc dès leurs premières années de vie, sans nécessairement l’utiliser adéquatement et de manière responsable. Face à cette nouvelle réalité, plusieurs questions méritent d’être discutées. Qui doit enseigner la citoyenneté numérique et les compétences liées aux TIC? Quand doit-on le faire? En tant que futures enseignantes, sommes-nous prêtes à le faire?

Qui doit enseigner la citoyenneté numérique et les compétences liées aux TIC?

Les enfants ont une grande facilité d’apprentissage des TIC étant donné qu’ils baignent dans cet univers depuis leur arrivée au monde. Pour la plupart, ils apprennent de façon autodidacte les bases de l’informatique. Il faut donc aller au delà des éléments qu’ils ont déjà acquis. De manière unanime, nous croyons que les enseignants et les parents doivent conjointement enseigner la citoyenneté numérique et les compétences liées au TIC aux enfants. Nous entendons par là que ceux-ci doivent leur montrer les bons comportements à adopter sur Internet ainsi que leur donner des outils qui leur serviront tout au long de leur vie. Comme les parents et les enseignants sont des modèles importants pour les jeunes, ils sont les mieux placés pour accompagner les enfants à s’approprier les technologies. Nous sous-entendons par la participation des parents qu’ils doivent montrer l’exemple à leurs enfants et non pas leur donner un cours sur les ordinateurs. Pour que les parents agissent à titre de modèle, ils doivent avoir un comportement éthique face à l’usage des technologies. Si un enfant voit ses parents télécharger des contenus illégalement, il sera porté à répéter ce geste et aura de la difficulté à en comprendre la gravité. Pour ce qui est des enseignants, nous sommes d’avis qu’il est impératif d’intégrer les technologies à notre enseignement et de former les jeunes à une bonne utilisation des TIC. Sans donner un cours portant uniquement sur les technologies, il est possible de les intégrer dans toutes les matières et de différentes façons afin de faire passer les contenus essentiels en informatique. Par exemple, un enseignant peut donner une recherche à faire sur un sujet donné et profiter de cette occasion pour expliquer qu’il y a des sites plus fiables que d’autres. Il peut aussi leur demander de rédiger le fruit de leur travail sur un logiciel de traitement de texte et ainsi leur montrer quelques fonctions plus poussées. D’ailleurs, dans le Programme de formation de l’école québécoise, il est prescrit que les enseignants doivent couvrir toutes les compétences qui ont été décidées, entre autres les compétences transversales. Parmi celles-ci, il y a la compétence d’ordre méthodologique « exploiter les technologies de l’information et de la communication ». Les enseignants ont donc le devoir d’amener leurs élèves à développer cette compétence. Ces pédagogues ne peuvent pas passer à côté de cette nouvelle réalité.

Quand doit-on le faire?

Nous pensons toutes qu’il faut commencer le plus tôt possible à sensibiliser les enfants aux TIC. Avant leur entrée à l’école, les parents devraient agir constamment à titre de modèle comme mentionné précédemment. Sans interdire l’usage des technologies, ils doivent avoir un certain contrôle sur l’usage de celles-ci. Il est important que les enfants puissent les découvrir par eux-mêmes, mais sans y passer tout leur temps. À partir de la maternelle, les enseignants peuvent profiter de plusieurs opportunités qui s’offrent à eux pour faire vivre quelques petites expériences aux enfants avec les technologies. Ils peuvent aussi enseigner de façon informelle les bases de l’éthique informatique. Comme mentionné ci-dessus, tous les enseignants doivent agir à titre d’exemple en ce qui concerne les technologies. En effet, tout au long de leur parcours scolaire, les élèves continueront de s’approprier les TIC et de comprendre l’usage correcte que l’on doit en faire. Nous répétons que nous ne voyons pas l’apprentissage des TIC comme étant des cours en informatique, mais bien comme étant vu à travers toutes les autres matières scolaires.

En tant que futures enseignantes, sommes-nous prêtes à le faire?

Au cours du baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire, une des compétences à développer par les futurs enseignants est « Intégrer les technologies de l’information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel ». Il est donc de notre devoir de prendre les mesures nécessaires pour être qualifiés en matière de TIC. Également, comme nous l’avons dit précédemment, « exploiter les technologies de l’information et de la communication » est une compétence transversale qu’il faut fortifier chez nos élèves. Ainsi, que nous soyons prêtes ou non, enseigner la citoyenneté numérique et les compétences liées aux TIC fait partie de notre tâche. Au cours de notre formation, nous avons seulement un cours sur les TIC. Nous trouvons que ce n’est pas assez pour arriver au résultat attendu. Ainsi, c’est à nous de prendre les bons moyens pour s’outiller davantage et être prêtes à exploiter et à enseigner les technologies. Vive les enseignants techno-compétents!

En somme, étant donné l’importance nouvelle des technologies, il est nécessaire que les enfants comprennent bien l’usage éthique qu’il faut en faire. Ainsi, les parents et les enseignants ont tous deux leur rôle à jouer dans la « cyberformation » des jeunes, et ce, dès leur plus jeune âge. Nous savons que nous allons devoir le faire dans nos stages et dans notre profession. Comme nous l’avons souligné ci-dessus, nous trouvons qu’il y a un certain manque au niveau des ressources dispensées aux futurs enseignants. Face à cette réalité, le ministère de l’éducation serait-il prêt à donner plus de formation aux enseignants sur le renouveau des technologies?

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Évolution

Au travail, je suis souvent frustré…

Frustré lorsque des collègues « découvrent » un outil technologique et sont soudainement emballés alors que j’en parle depuis des mois, parfois des années.

Frustré lorsque je constate que plusieurs enseignants n’intègrent pas les TIC et ne comprennent même pas l’importance que ces outils occupent dans notre quotidien.

Frustré lorsque je rencontre des gens qui préfèrent payer et rester enfermés dans une prison virtuelle alors qu’une alternative libre existe qui leur demanderait tout au plus 2 semaines d’adaptation.

Frustré quand je constate que les conférences que je donne depuis plus de deux ans à propos des réseaux socionumériques ne suffisent pas toujours à empêcher des jeunes de se mettre dans le pétrin.

Bref, les choses ne se déroulent pas toujours comme je le voudrais… Bon, c’est normal, j’en conviens! Mais des fois c’est difficile à accepter.Si seulement tout le monde pouvait avoir une perspective plus large et globale à propos des TIC, ça aiderait.

Malgré tout, le temps passe et les choses évoluent. Lentement, mais ça change!

Par exemple, ce trimestre, pas un seul de mes étudiants (ils sont presque 100!) n’a questionné la pertinence de publier leurs travaux sur un blogue. Pour toutes sortes de raisons, ils ne remettent même pas cette possibilité en question alors qu’il y a 3 ans c’était un combat difficile…

C’est encourageant! Les choses peuvent vraiment changer…

Il ne me reste qu’à développer ma patience

TIC: Quel rôle pour les futurs enseignants?

En tant qu’adulte, les TIC occupent une place importante dans notre quotidien. C’est aussi le cas pour les jeunes qui, pour la plupart, ont des contacts quotidiens avec ces outils depuis leur naissance. Le rôle des enseignants face à ce contexte fait rarement l’objet d’une réflexion approfondie de la part des enseignants et des Québécois en général.

Dans la mesure où ils seront bientôt enseignants et auront un rôle important à jouer en regard de notre futur collectif, il me semble essentiel que mes étudiants prennent le temps de réfléchir à propos de quelques questions très importantes, dont les suivantes :

  • Qui doit enseigner la citoyenneté numérique et les compétences liées aux TIC?
  • Quand doit-on le faire?
  • Suis-je prêt à le faire?

La première question n’est pas sans intérêt. Les résultats préliminaires de la recherche à laquelle ont déjà participé plus de 1000 étudiants montrent que plusieurs opinions sont présentes chez les futurs enseignants. Le rationnel et les arguments cachés derrière ces opinions méritent d’être exposés, discutés, argumentés, défendus…

Peu importe qui est responsable, la deuxième question vise à faire réfléchir au « quand ». Malgré qu’ils soient au début de leur formation, ces futurs enseignants savent probablement déjà que le temps manque toujours en éducation et que les parents n’ont pas plus de temps… Le temps est pourtant une ressource essentielle pour qui veut apprendre…

En fonction de leurs réponses, opinions et arguments, il convient enfin de réfléchir à leurs compétences et de faire un rapide bilan avant que nous commencions à réfléchir ensemble à propos de l’intégration pédagogique des TIC.

D’autres questions s’imposent aussi comme le « comment » de l’intégration des TIC à l’école, mais nous y reviendrons plus tard durant le trimestre…

Ainsi, d’ici au plus 17 jours, une centaine de futurs enseignants partageront avec vous leurs réponses à ces 3 questions. J’ai déjà hâte de les lire!

Pour les aider dans leur réflexion, j’ai rassemblé quelques documents comme le PFEQ, les 12 compétences, le rapport du CEFRIO sur la génération C,

Michel Serres – Petite Poucette

Le livre Petite Poucette de Michel Serres est fort intéressant.

Si vous évoluez dans le monde de l’éducation ou désirez réfléchir à propos de notre jeunesse et de l’impact des médias, c’est définitivement un incontournable

J’ai découvert ce matin cette entrevue de Michel Serres dans laquelle il discute de certains aspects de son livre. (via @Hubert_edu) Toujours intéressant!

Les difficultés en langue de nos futurs enseignants…

Billet débuter le 21 mai 2014…

La qualité de la langue des futurs enseignants…

On en parlait hier à la radio de Radio-Canada à l’émission Médium large. On en parlait la semaine dernière dans les journaux. On en parle tout le temps dans les universités. Les enseignants en parlent entre eux. Les futurs enseignants en parlent aussi. Les parent se plaignent parfois…). Les politiciens en parlent aussi…

C’est un sujet redondant dans l’actualité. On en parle beaucoup. Mais que fait-on réellement?

Ici à l’UQAC, c’est un débat constant et une source de tensions depuis que je suis professeur (2005!). Qu’a-t-on fait? Il y a d’abord une politique. Pour chaque travaux, les professeurs et chargés de cours peuvent couper jusqu’à 20% de la note pour la qualité de la langue. 20%, c’est la différence entre un « A » et un « C »… On rend aussi disponible du matériel que certains professeurs utilisent ou recommandent. Par exemple, cette grille est utilisée par certains de mes collègues. Ils indiquent dans la marge le code des erreurs repérées sans les souligner et les étudiants ont l’opportunité de récupérer une portion de leurs points s’ils peuvent faire la correction. Nos étudiants doivent aussi passer un test lors de l’admission. S’ils n’ont pas une bonne note, ils doivent obligatoirement prendre un cours en dehors du programme. Il y a aussi des ateliers offerts à nos étudiants et un service d’aide individuelle. On leur offre aussi de se préparer pour le fameux TECFEE…

Malgré tout, les choses changent peu…

Expliquer pourquoi n’est pas simple puisque le problème est complexe.

On doit d’abord savoir que les admissions sont en baisse dans les programme de formation à l’enseignement… Je ne crois pas que ce soit seulement à l’UQAC. Pourquoi? Le TECFEE en décourage probablement plusieurs. Il y a ensuite l’attractivité de la profession. Avouez que ce n’est pas intéressant de pratiquer un métier décrié dans les journaux, de subir les attaques de certains parents qui ne respectent plus le travail qu’on tente de faire pour leur petit prince ou leur petite princesse, d’aller à l’université pour exercer un métier dans lequel tu devras subir les humeurs des politiciens et des administrateurs qui ne sont pas dans la salle de classe et prennent souvent des décisions globales sans trop savoir… Accepteriez-vous qu’on l’on administre le médicament X à tout le monde parce qu’il est celui qui va guérir le plus de monde? Même si vous n’étiez pas malade? Même si vous êtes dans une forme olympique? Et bien c’est le genre de décision que l’on prend parfois en éducation. Si on laissait un peu plus de corde aux CS, aux écoles et aux enseignants pour s’adapter à la réalité local, ce serait probablement mieux. (C’est du moins ce que je pense!) Mais ce n’est pas tout… Accepteriez-vous que je m’occupe de votre santé? Après tout, j’ai un doctorat. C’est plus que plusieurs médecins! J’ai aussi souvent soigné mes filles. J’ai donc de l’expérience! Non? Je me demande bien pourquoi… Et bien en éducation, c’est souvent des administrateurs, des spécialistes en informatique ou des politiciens qui prennent les décisions importantes. Et les enseignants, ceux que l’on forme pour s’occuper de l’éducation des jeunes, ils doivent exécuter ce qu’on leur prescrit même si ça ne s’applique pas vraiment dans leur classe… Voudriez-vous devenir enseignant dans de telles conditions? Il y a ensuite le salaire. Pour moi, les enseignants sont les constructeurs du Québec de demain, pourtant on leur demande de travailler dans des conditions misérables pour un salaire qui n’a rien à voir avec l’importance de la tâche qu’on leur demande d’accomplir. Commencez-vous à comprendre pourquoi la profession n’attire plus les jeunes? Collectivement, on ne fait probablement rien pour que la profession soit attirante.

À l’UQAC, on a proposé d’augmenter les critères d’admission à nos programmes. Face à la baisse d’inscription et aux budgets déficitaires, c’est évidement impossible! Selon ce que j’ai entendu dire, c’est notre tâche d’en faire de bons enseignants!