Je sais ce billet un peu en avance sur la planification du cours 3TLE220. Tranquillement, une curiosité et une soif de connaissances naissent en moi et poussent mon regard un peu plus loin. Je me retrouve donc, tout à coup, à me perdre dans plusieurs recherches pour mieux comprendre les TIC et ce formidable outil qu’est internet, essayant ainsi de parfaire mes connaissances. Par un heureux hasard, je suis tombée sur un article nommé Marc L*** du magazine Le Tigre au sujet de l’identité numérique. Celui-ci démontre comment nous permettons une si flagrante publicité de notre vie privé quant à nos actes sur le Web 2.0. À travers la lecture de cet article, je me suis trouvée totalement effrayée de ce que ceci peut impliquer dans la réalité. Comprenant qu’un si facile accès est donné à la personne qui le souhaite (inconnu, entreprise, etc.), je réalise tranquillement les impacts négatifs possibles. Les réseaux sociaux, ne nommant que ceux-ci parmi tant d’autres outils, aussi magnifiques soient-ils, nous entraînent vers notre première erreur qui consciste à ne pas lire attentivement les droits de ces applications web versus ceux des utilisateurs.
La vision imaginative du pouvoir que ceci donne à tout un chacun de s’insérer, sans avis préalable, dans des parties de mon humble et intime vie, me semble assez traumatisante. Notre faible conscientisation de ce phénomène est totalement déstabilisante. Pédagogiquement fait-il partie de notre devoir de communiquer se savoir à nos apprenants ? Personnellement, je le crois. Que ce soit dans le rôle d’enseignant ou même de parent, il est essentiel d’aider nos proches à prendre soin de leurs propres intimités dans ce mode d’accès trop facilement oublié.
J’ai une très grande envie d’en connaître plus sur le sujet. À l’attente de ce cours avec impatience.
10 réflexions sur « L’identité numérique »
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L’identité numérique
Je me suis engagé à écrire un texte d’introduction à l’identité numérique pour le Labo VTÉ sur les médias socionumériques. Je vais donc écrire une première version ici. Je la transposerai sur l’espace du labo VTE pour recevoir les commentaires des autres participants. En combinant les commentaires que je recevrai peut-être ici et ceux que je recevrai certainement dans l’espace de l’équipe du labo VTE, nous obtiendrons probablement un texte simple, clair et précis.
Afin de comprendre l’aspect numérique de notre identité, il importe de d’abord clarifier quelques caractéristiques importantes de notre identité. Cette dernière est d’abord constituée de multiples éléments qui s’additionnent pour nous décrire. Notre identité est constituée de tout ce qui nous caractérise et nous différencie. Elle est un peu comme une boule disco avec toutes ses facettes qui reflètent un aspect de qui nous sommes. Notre identité change avec le temps, elle évolue. Lorsque vous irez danser, regardez les couleurs reflétées par la boule disco et vous constaterez qu’elles changent selon les lumières qui sont ou non allumées dans la salle. Notre identité change aussi avec le temps selon nos expériences, notre environnement, les gens que l’on rencontre, etc.
Chaque petite facette de votre boule disco identitaire représente une chose que vous aimez/détestez, une activité que vous appréciez ou non, l’une de vos valeurs/croyances/habitudes/manies/peurs/passions… Comme une boule disco, votre identité est composée de miroirs et dépend aussi beaucoup des autres… Il y a donc aussi des facettes qui décrivent comment les autres vous perçoivent, ce qu’il apprécient de vous, ce qu’ils disent/écrivent/pensent/partagent à votre sujet, etc. 
En 2012, avec la place prépondérante qu’Internet et les médias sociaux occupent dans nos vies, il y a inévitablement une partie de notre identité qui est numérique. On parle alors de l’identité numérique d’une personne. Cette dernière est composée des traces qu’on laisse sur Internet ou que les autres ont laissées à notre sujet. Ainsi, même si un individu ne va jamais sur Internet, Facebook ou Twitter, il a très probablement une identité numérique. Certains de ses amis ont peut-être publié une photo de lui sur Flickr, Picasa ou Facebook. Il a peut-être été cité dans un commentaire de blogue ou sur le mur Facebook de sa copine. De nombreuses compagnies et paliers gouvernementaux ont des informations sur lui qui sont plus ou moins publiques. On peut, par exemple retracer son numéro de téléphone facilement via le site canada411, puis son adresse… Sa maison ou son appartement sont probablement visibles sur Google Earth et Google Maps. Les photos y sont d’ailleurs suffisamment précises pour que l’on puisse constater s’il a ou non une piscine ou des modules de jeux pour enfants dans la cour arrière. Via le RDPRM, on peut recueillir des données très personnelles à propos de ses dettes. Sur le site des villes on peut souvent avoir accès à ses taxes municipales et scolaires, connaitre la valeur de sa maison et parfois connaitre sa consommation électrique mensuelle et plus encore. J’arrête ici, mais vous aurez compris qu’Internet est une source importante d’informations à notre sujet. Considérées indépendamment, ses bribes d’informations peuvent apparaitre sans conséquence. Néanmoins, si on a la patience de toutes les recueillir et de les associer, elles finissent par constituer un portrait parfois surprenamment précis. Un journaliste a déjà fait le test. Il a choisi un inconnu et a fait un « portrait Google » de cet individu. Il en résulte un article passionnant…

Il importe aussi de savoir qu’on laisse des traces à notre sujet dès que l’on navigue sur Internet, souvent sans le savoir. Les serveurs avec lesquels notre ordinateur interagit pour afficher les pages Web collectent, par exemple, des informations à propos des sites que nous avons visités avant d’arriver sur ce site, la taille de nos écrans, les « plug-ins » installés sur notre ordinateur, notre système d’exploitation, etc. Certains ont fait une spécialité de recueillir et d’analyser ce que vous écrivez, cherchez, lisez, consulter ou télécharger afin de cibler la publicité, améliorer le design des sites Web, développer des virus plus efficaces (et dangereux!) ou des arnaques de plus en plus crédibles.
En conclusion: Nous avons tous une identité numérique plus ou moins détaillée. Elle ne dépend pas exclusivement de nous et elle change avec le temps. C’est pour cette raison qu’il importe d’apprendre à utiliser Internet et les médias sociaux intelligemment.
Pour en savoir plus à propos de l’identité numérique: Évidemment, ce court texte ne constitue qu’un résumé. Plusieurs personnes appartenant à des horizons variés (informatique, marketing, droit, éthique, etc.) s’intéressent à ce concept. Le wiki de l’identité numérique regroupe plusieurs documents numériques s’y intéressant. Si vous le désirez, vous pouvez même contribuer à ce wiki et ainsi ajouté une facette à votre identité… 🙂
Crédits images:
- La première image est de moi. Je l’ai créée et utilisée pour différentes conférence données récemment. (Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage à l’Identique 2.5 Canada.)
- L’image de la boule disco provient du site Openclipart.or et appartient au domaine public.
- La troisième image provient du site du site de Philippe Buschini qui écrivait à propos de l’identité numérique. Elle représente bien l’importance des traces laissées à droite et à gauche sur Internet.
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L’identité numérique.
Gérer son identité numérique est très complexe, c’est un fait, nous devons prendre toutes les précautions nécessaires afin de contrôler notre image et notre réputation sur le Web.
L’identité numérique est un lien technologique entre une entité réelle et une entité virtuelle.
Bien que selon moi, la ligne entre les deux soit de plus en plus difficile à définir.
L’utilisation de plus en plus fréquente du monde virtuel et les nombreux services qu’offrent Internet amène une toute nouvelle problématique bien réelle, la sécurité des informations personnelles. La participation à tous ces services Internet laisse des traces sur son identité numérique. J’aime beaucoup la comparaison de M. Cavazza lorsqu’il dit : Ces petits bouts d’identité fonctionnent comme des gènes : ils composent l’ADN numérique d’un individu.
J’ai trouvé sur le Web un article qui propose 10 règles pour aider à maîtriser son image sur Internet. Sur ces 10 règles, il est facile pour moi d’en mettre six à exécution. Par contre, certaines d’entre elles sont plus complexes et demandent des connaissances supplémentaires en informatique. Mais tout de même, c’est un début.
La gestion de l’identité numérique est selon moi une tâche difficile. Je me rends compte que je laisse des traces quotidiennement, lorsque je fais des recherches, que je crée des contacts ou encore lorsque je visite des sites comme [facebook|facebook.com|fr] ou [twitter|twitter.com|fr]. La prolifération des données personnelles sur le Web est bien réelle, c’est à chacun des utilisateurs de prendre les précautions nécessaires afin de limiter les dégâts.
Je crois que la prudence est de mise avec l’utilisation de Web, mais nous ne sommes pas à l’abri. J’ai personnellement vécu une expérience disons inquiétante avec le réseau facebook. J’ai dû fermer mon compte après un an d’utilisation suite à un avis. Mes contacts recevaient des messages qui ne provenaient pas de moi, je recevais des demandes d’ajouts d’amis de partout dans le monde et j’en passe. Je me suis donc créer un tout nouveau profil facebook très sécurisé, enfin je l’espère. Cette expérience m’a fait réaliser toute l’importance du contrôle et des règles à suivre pour gérer notre identité numérique.
Cependant, j’ai l’impression que les jeunes à qui j’enseigne ne sont pas très sensibles aux risques liés à l’utilisation du Web. Est-ce vraiment mon rôle comme enseignante de les mettre en garde? Dois-je les éduquer sur la façon de gérer leur identité en ligne? Je pense que c’est un concept assez flou pour les jeunes et qu’ils ne sont pas conscients de toute l’importance d’avoir le contrôle sur l’image numérique qu’il véhicule.
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Nous avons le pouvoir de décider de révéler ou non des informations sur nous, nous avons maintenant le contrôle sur la visibilité qu’on souhaite donner, sur l’image et la réputation qu’on choisie d’exposer. Soyons alerte!
Bravo pour ce billet que je considère comme très pertinent. À la lecture de l’article intitulé Marc L***, tu parles de la facilité d’accès à des informations personnelles que nous accordons à de parfaits étrangers. Je suis d’accord avec toi, c’est effrayant. Tu soulignes aussi que tu réalises les impacts négatifs possibles; alors mes neurones se sont activées. J’ai tenté de faire une énumération des problèmes que cela peut entraîner et j’ai eu comme un vertige: vol d’identité, chantage sous toutes ses formes, réputation salie… Les possibilités sont là; tellement que même en impliquant tout un groupe dans un remue-méninges, je doute qu’on parvienne à en faire une liste complète. C’est une belle trouvaille que cet article du magazine LE TIGRE et merci pour le lien, j’ai beaucoup apprécié.
J’apprécie grandement que cette lecture vous stimule neurologiquement autant que moi. Je crois, personnellement que la prise de conscience de ces impacts et des conséquences possibles, nous amènent à un plus grand, mais surtout plus adéquat contrôle de nos divulgations. Honnêtement, cela me pousse à une plus grande soif de connaissance et de compréhension du web 2.0 afin d’éviter de tels événements provenant d’un simple et absurde manque de connaissance des plateaux de communications utilisés par tout un chacun.
Ton billet est très brillant. Il est le reflet d’une profonde réflexion. Tu auras de belles interactions, j’en suis certaine. Ce Marc L. de la revue Tigre dont tu parles il n’a rien d’un idiot. On peut tous un jour se retrouver dans sa situation. Cela dépend de l’attrait qu’on exerce sur les autres.
etu2: Attention, il ne faut pas mélanger les choses… Facebook, Twitter et cie n’ont souvent rien à voir avec le libre. Il ne faut pas mélanger les logiciels libres et les réseaux socionumériques. C’est complètement différents!
Merci du compliment, cher élève 2. J’apprécie. Cependant, je crois, pour ma part, que les problématiques possibles ne sont pas attribuables au web 2.0 ou à toutes formes de logiciel, mais simplement à nos propres comportements. Qu’ils soient volontaires ou inconscients, dans les réseaux sociaux, il y a toujours des paramètres de sécurité qui nous sont suggérés à utiliser afin de contrer de tels événements. C’est en ne prenant pas le temps de se protéger, en ignorant et par manque de connaissances que nous nous mettons nous-mêmes à risque et brimons notre intimité.
L’identité numérique, voilà un sujet qui soulève bien des passions.
Après lecture de ton billet et des commentaires, je suis en accord avec le fait de ne pas se voiler la face et de faire face à la musique, on appelle ça la responsabilisation. S’exprimer sur le web est une façon de permettre aux autres d’avoir une fenêtre sur nous même, alors vaux mieux se doter d’une conscience.
Dans une société où tout est accessible sur le net, il serait plus convenable de laisser des traces propres. La permanence est un aspect du web souvent très négligé par son utilisateur et en lisant le lien de la revue du Tigre nous en avons la preuve.
Suite à la lecture du témoignage, je dois avouer que j’ai eu des frissons en pensant aux habitudes de nos jeunes et des répercussions possibles. En tant qu’enseignant, permettre aux élèves de réaliser l’ampleur des conséquences de leurs gestes est un privilège. Après avoir écouté la conférence sur l’identité numérique à Clair2013, une enseignante a donné un lien très intéressant qui permet de voir les conséquences de la permanence, de l’instantanéité et des traces laissées sur le net. Je vous invite à faire le test avec vos élèves en classe, et, par la suite, observer les réactions suite au visionnement interactif. Une expérience en soi!
voici le lien internet
http://www.youtube.com/watch?v=guV0…
Cher élève 10, j’apprécie grandement que cette lecture t’ait été agréable. Pour ma part, mon regard en a grandement évolué sur la réalité numérique que vit notre société. J’ai grandement appréciée ce lien constructif et lié a nos choix directs. Merci de me l’avoir communiqué. J’ai constater que le cheminement d’apprentissage pour donnée cette conscience aux gens utilisant le web 2.0 est en cours, plusieurs questionnaires ou jeux interactifs sont présent sur le web. Donnant la chance, à qui le veux bien de conscientisé cette nouvelle réalité.
En voici 2 parmi tant d’autres;
notez votre e-réputation en 2 minutes en liens avec votre compte personnel Facebook qui est un lien utile offert par soyez net sur le net .
réputation VIP offre Maitriser votre e-réputation sous forme de test relié à votre identité numérique sur google.
En voici le lien; http://www.reputationvip.com/login/subscription
Ensuite pour les plus que curieux qui ont réagi à cet article voici l’article suivant Marc L*** publié par le même distributeur racontant leurs vison et chronologie des évènements à la suite des énormes réactions reliés à la première publication.
En voici le lien; http://www.le-tigre.net/Marc-L-Genese-d-un-buzz-mediatique.html
Bonne lecture à vous !
Plus pédagogiquement, par recherche sur édu-groupe, notre plateforme de travail à la commission scolaire, j’ai constaté une communauté déjà présente sur la sensibilisation des élèves sur ce même sujet. L’article Marc L*** y est présent et un questionnaire de sensibilisation y est ajouté comme travail réflectif à faire avec les élèves ,ainsi que plusieurs autres formes d’activités. Le but étant d’augmenter la sensibilisation de nos apprenants à la réalité de la vie numérique et de ses conséquences. Quelques fois, malheureusement, ce sont les manques de communication et de divulgation des données présentes qui nous nuise dans ce parcours. Une formation serait sûrement grandement appréciée par les enseignants pour connaître toutes les possibilités de notre plateforme et son contenu.
Wow, wow et wow. Voilà pourquoi ma fille de douze ans n’est toujours pas sur les réseaux sociaux. Je me pose des questions continuellement sur les règles que nous imposons face à ces réseaux sociaux et à quel âge je permettrai à mes enfants des utilisé.
La réponse est claire, plus tard, du moins lorsqu’ils auront appris les conséquences et les enjeux. Il est vrai que je ne pourrai jamais leurs empêcher, mais je pourrai au moins leur apprendre a les utilisé comme il se doit de façons intelligente et responsable. Le texte de Marc L*** de la revue du tigre me confirme mes croyances et me fait réaliser que la vie des personnes qui l’entoure est directement impliquée. L’utilisation des réseaux sociaux est un pensé s’y bien !!!! Il est important de savoir que nous faisons ce que nous voulons de nos informations personnelles, mais celle des autres, et de nos proches doit demeurer bien à eux et il ne revient pas à nous d’étaler leurs informations personnelles sans leur consentement.
Si nous utilisons les réseaux sociaux de façon irresponsable, nous ne devons pas impliqué les autres personnes qui l’utilise eux, de manière intelligente et réfléchie.
Nous nous laissons emporter par la vague des réseaux informatiques, il nous faut lire des textes que celui de Marc L***, qui nous fait prendre conscience des conséquences pour nous ramener à l’ordre.
En tant que parent nous avons un grand rôle à jouer dans le contrôle de l’utilisation des ordinateurs à la maison. Dans l’éducation de nos enfants, s’ajoute à la liste, les réseaux sociaux une chose qui n’y était pas il y a quelques années. Nous devons faire face au changement, l’apprivoiser, et non pas lui tourné le dos.
Merci de ton intérêt envers ce billet etu8. Dans notre situation, enseignant avec des élèves généralement adultes, la vision de l’éducation de nos enfants est quelques fois en deuxième lieu. Pourtant, ils sont la source de ce que seront les comportements web de demain. Alors oui, évidemment, je suis en tout point en accord avec toi. La connaissance des outils de technologies et le regard parental sur les actes de nos bambins sont essentiels, car ils sont encore inconscients des conséquences réelles de ce monde virtuel dans lequel il se réfugie chaque jour. Je crois qu’un parent assidu dans la surveillance, se donnant droit de regard sur tous les actes de son enfant est la meilleure façon de pouvoir corrigé les comportements inadéquats. Cependant, et ceci par ma propre expérience, notre manque de connaissance personnelle leurs permet de nous cacher ce qu’ils veulent bien. Alors y a-t-il une recette miracle d’éducation à ce sujet ? De livre sur comment être un parent parfait ? Malheureusement, non! Il s’agit de faire de son mieux en s’adaptant à notre enfant et à ce nouveau milieu avec une présence imposer, un regard accompagnateur menant sur des discussions ouvertes, mais demeurant respectueuse pour ainsi diminuer leur envie de cachoterie. Ceci est une belle astuce à mon humble avis. Il nous est d’ailleurs impossible de les cacher de la virtualité, car ce qu’ils ne peuvent faire en milieu familial est souvent disponible dès la maison voisine.