La collaboration entre apprenants dans le cadre d’un projet d’intégration des tablettes numériques au secondaire: une question de perception?

Le contexte du second projet de recherche par rapport auquel j’ai présenté la semaine dernière au Il est ici!) Difficile d’être plus clair et concis que nous l’avons déjà été dans la revue STICEF:

Les technologies occupent une place importante dans la société du savoir. Au 21e siècle, l’ensemble des compétences associées aux technologies de l’information et de la communication (TIC) sont jugées importantes pour l’intégration des individus à la société et pour la compétitivité des nations (California Emerging Technology Fund, 2008), (Anderson, 2010). Déjà, les enfants et les adolescents intègrent ces outils technologiques à leur vie quotidienne (CEFRIO, 2009; PEW Internet & American Life Project, 2010a et 2010b; Media-Awareness Network, 2001 et 2005; Rideout et al., 2010; Thirouin et Khattou, 2010). Plusieurs curriculums des écoles primaires et secondaires, dont ceux du Québec, de la Suisse et de la France reconnaissent l’importance de telles compétences et attribuent une part de la responsabilité de leur développement à l’école.

Au même moment, le paysage technologique des pays industrialisés évolue très rapidement. La miniaturisation et le développement accélérés des technologies permettent une véritable révolution en terme de portabilité, de mobilité et de collaboration. L’un des fers de lance actuel des technologies mobiles est la tablette numérique. Les tablettes numériques, avec l’iPad en tête, ont rapidement conquis les utilisateurs et sont pratiquement devenues incontournables. Déjà, on l’utilise quotidiennement pour le loisir comme pour le travail, tant à la maison qu’à l’usine. Situé quelque part entre l’ordinateur portable et le téléphone intelligent, ce nouvel outil semble pertinent dans plusieurs contextes éducatifs. Il n’est donc pas surprenant que plusieurs écoles tentent d’intégrer la tablette numérique à la formation des élèves.

Moi et mes collègues accompagnons une école secondaire qui expérimente au quotidien avec les tablettes numériques.

Il est ressorti des données de la première année que les jeunes ont rapidement développé de nouvelles manières de faire. Les contraintes de l’école orientent ou limitent un peu les jeunes, mais certaines tendances sont fortes… C’est le cas de la collaboration. D’une certaine manière, les pratiques collaboratives des apprenants ont semblé être une source de tensions/conflits, des tensions/conflits internes d’abord pour les enseignants et les parents et externes aussi entre les apprenants et les deux groupes d’adultes précédemment nommés. Il n’est pas ici question de conflits ouverts, de grosses chicanes, de débats à n’en plus finir… Par tensions/conflits, je parle ici d’inconfort, d’incompréhension mutuelle, de sources de stress et de petites confrontations fréquentes…

Notre communication voulait:

  • Dégager les perceptions par rapport à la collaboration

    • Parents
    • Enseignants
    • Élèves
  • Déterminer la nature des tensions entre élèves et enseignants et élèves et parents
  • Préciser les pratiques collaboratives et espaces de collaboration exploités avec la tablette

    • Motivations à collaborer

Nous avons décidé de nous attarder un peu plus à la collaboration parce que l’activité sociale est au cœur de l’acquisition des savoirs et du développement des compétences. De plus, l’intégration des TIC peut contribuer à l’aspect social de l’apprentissage.

Voici, dans les grandes lignes, les idées que nous avons présentées:

  • Les parents sont déchirés. Ils réalisent que la tablette est avantageuse, entre autres parce qu’elle facilite la communication et le travail d’équipe. De l’autre côté, ça les dérange que les jeunes passent autant de temps à clavarder ou à se parler via Skype ou FaceTiome alors qu’ils sont censés faire leurs devoirs ou durant les périodes où ils disent étudier. Ils réalisent que les jeunes peuvent utiliser la tablette pour faire leurs devoirs et leurs leçons, mais pensent que les jeunes se laissent facilement distraire. Ils se sentent un peu coincés, car ils peuvent difficilement enlever la tablette à leurs enfants qui en a besoin pour ses devoirs…
  • Le conflit ou la tension perçue au coeur du corps enseignant est un peu similaire. D’un côté les enseignants perçoivent un grand potentiel à l’outil, dont les interactions. De l’autre, c’est beaucoup trop interactif, les élèves interagissent à tout moment et ça les distrait. Plusieurs semblent ambigus.
  • Les jeunes, eux, ne semblent pas vivre de conflit ni de tensions. Ils aiment la tablette et, s’ils abusent (ce qu’ils ne nient pas!), ils ne demandent pas mieux que d’apprendre à mieux l’utiliser. Ils sont cependant conscients que tous les adultes n’ont pas la même maîtrise de l’outil…

Nous avons aussi présenté quelques informations préliminaires à propos de ce que les jeunes nous ont dit par rapport à leurs pratiques collaboratives. Ces informations proviennent d’un questionnaire administré tout récemment. Ce ne sont que des données préliminaires, mais certains éléments nous apparaissaient intéressants pour comprendre la situation:

  • Il est beaucoup plus facile de communiquer avec leurs pairs et les enseignants maintenant qu’ils ont une tablette. (diapo 16)
  • C’est surtout à la maison que la tablette a un impact et qu’ils collaborent plus qu’avant… L’impact à l’école est, selon eux, moins grand même s’il est visible. Je ne peux m’empêcher de faire une hypothèse à ce sujet… C’est probablement simplement parce qu’ils ne sont pas en contrôle à l’école et que la méthode et la gestion de classe n’y sont pas propices que le changement ne s’est pas produit dans la même mesure… Qu’auraient-ils changé s’ils avaient eu l’opportunité de le faire? (diapo 17)
  • Ils font plusieurs tâches scolaires « en collaboration » à la maison. Ils cherchent sur Internet, ils font leurs travaux d’équipe, ils préparent des examens, ils préparent des exposés oraux, ils s’entraident, ils améliorent leurs notes de cours… Au total, l’accumulation fait qu’ils collaborent probablement presque tous les jours ou très régulièrement pour une majorité de jeunes participant à ce projet. (diapo 18)
  • Ils font plus ou moins les mêmes tâches collaboratives à l’école, mais moins souvent… (diapo 19)
  • Leurs sources de motivation à collaborer sont variées (diapo 21).

En conclusion, nous croyons que la nature des élèves les pousse à interagir, à s’associer et à se regrouper. Les adultes qui accompagnent les jeunes dans leur développement ont probablement besoin de se mobiliser autour des pratiques collaboratives qui ont émergé naturellement. Ça nécessitera probablement des changements importants… Mais j’ai déjà l’impression que ces changements ont commencé! Ce n’est qu’une question de temps! (Dans l’article cité plus haut qui est disponible dans le journal STICEF, les enseignants réclament effectivement plus de temps!!!) Moi et mes collègues comptons, entre autres, exploiter la théorie entourant les communautés d’apprentissage pour pousser plus loin notre analyse de la situation et fournir des pistes à l’école pour les aider à se mobiliser et à exploiter le potentiel collaboratif de la tablette.

Les prochains mois s’annoncent passionnants!

Les futurs enseignants et les TIC AVANT leur premier cours en TIC: résultats préliminaires

Le contexte du premier projet de recherche par rapport auquel j’ai présenté au 2e Colloque International sur les TIC en éducation du CRIFPE de la semaine dernière est bien connu de tous. Si je devais le résumer en quelques lignes, j’écrirais que les TIC prennent de plus en plus de place dans nos vies. Dans ce contexte, former les jeunes aux TIC devient essentiel. J’expliquerais ensuite que les gouvernements sont nombreux à avoir délégué la formation des jeunes par rapport aux TIC aux enseignants en ajoutant des compétences ou des savoirs liés aux TIC dans les curriculums de formation. Dès ce moment, la formation des enseignants dans ce domaine gagne en importance. Comme intervenant dans la formation initiale des enseignants à l’UQAC et chercheur intéressé par les TIC, je me suis récemment impliqué dans un projet de recherche qui s’intéresse à cette problématique et qui est financé par la CRIFPE.

Dans le cadre de ce projet, nous interrogeons des futurs enseignants (donc des étudiants en formation initiale) par rapport à trois aspects:

  1. Se sentent-ils compétents par rapport à 29 outils technologiques?
  2. Jugent-ils ces outils importants?
  3. Qui, selon eux, est responsable de former les jeunes par rapport à ces outils?

Nous leur posons ces questions au tout début de leur premier cours de formation aux TIC. La recherche a lieu dans plusieurs universités et la participation est tout à fait volontaire. L’an dernier, c’est plus de 1300 futurs enseignants que nous avons interrogés!!!

Quelles sont les retombées potentielles de cette recherche?

Cette recherche nous permet tout d’abord de mieux connaître les besoins de formation des futurs enseignants. Mon collègue de l’UQAM et leader de ce projet, Stéphane Villeneuve (sur Twitter: @Prof_UQAM_TIC), fait ensuite de gros efforts pour anonymiser et transmettre très rapidement les résultats à tous les professeurs et chargés de cours qui collaborent au projet. Bien avant la mi-session, ils ont généralement les statistiques descriptives relatives à leur groupe entre les mains et peuvent en faire une première analyse pour rapidement adapter leurs cours. La formation initiale peut donc être mieux ajustée à la réalité.

Nous avons présenté deux communications en lien avec ce projet lors du colloque de la semaine dernière. Il s’agit de résultats préliminaires puisque les analyses ont débuté récemment…

Stéphane a d’abord présenté ses observations en lien avec la perception de compétence TIC des futurs enseignants. Il a classé les 29 outils en trois catégories selon que les futurs enseignants se jugent très compétents, moyennement compétents ou peu compétents. Il s’avère que 17% seulement des outils technologiques présentés aux futurs enseignants sont perçus comme étant fortement maitrisés en début de formation, 14% sont perçus comme étant moyennement maitrisés et 69% sont perçus comme étant faiblement maitrisés. Grosso modo, les futurs enseignants estiment bien maitriser les outils simples associés à leur divertissement personnel ainsi que ceux qu’ils utilisent beaucoup pour leur travaux scolaire comme MS Word. Stéphane laisse aussi entendre qu’à moins d’une intégration transversale massive et coordonnée à l’échelle des programmes, les cours en TIC sont toujours pertinents!

Voici les diapos de Stéphane qu’il a partagées sur Slideshare:

J’ai ensuite présenté le résultat des analyses préliminaires en lien avec l’importance accordée ainsi qu’avec ce qui a trait à la responsabilité de former les jeunes à ces mêmes outils.

Durant la présentation j’ai expliqué que seulement 6 outils sont jugés importants et que ce sont tous des outils de bureautique avec, en plus, les outils de gestion bibliographiques importants pour les universitaires et les TBI (outils très présents en classe!). Trois outils seulement sont moyennement importants. Les autres outils sont jugés comme étant peu importants (12 outils sur 29!!!) ou sont carrément inconnus (8 outils sur 29!!!) des futurs enseignants!!!

Treize outils tombent ensuite sous la responsabilité de l’école selon les futurs enseignants. À ma grande surprise, 6 outils peu importants ou carrément inconnus sont présents dans cette catégorie. Il serait ensuite de la responsabilité des jeunes de s’autoformer à 8 outils peu importants ou carrément inconnus. Je remarque que ces outils ont tous un volet « social » évident sauf ce qui a trait au logiciel de traitement des images. C’est assez étrange considérant la mission de socialiser les jeunes de l’école québécoise…

J’ai observé une tendance dans ces résultats. Certains groupes d’outils varient en bloc. En effectuant une analyse en composantes principales, j’ai pu confirmer l’existence de 6 groupes relativement similaires pour l’importance et la responsabilité. Considérant que j’ai obtenu une solution presque immédiate à mes analyses, c’est assez révélateur.

Mes conclusions? Moi aussi je crois qu’il faut continuer à former les futurs enseignants aux TIC puisque les natifs sont évidemment un mythe. À tout le moins, si ces jeunes sont réellement natifs, ils ne sont pas compétents de facto. Il y a aussi des liens forts entre ces résultats et des observations que j’ai effectuées avec d’autres collègues, principalement en Suisse et en France. Je retiens aussi une apparente incohérence au sujet des outils sociaux. Même si les futurs enseignants les utilisent beaucoup, ils ne perçoivent apparemment pas encore tout le potentiel de ces outils et le rôle qu’ils peuvent jouer dans l’apprentissage!

Voici les diapos que j’ai présentés au colloque:

Voici finalement les références complètes en lien avec ces communications:

  • Villeneuve, S., Giroux P., Raby, C. et M. Peters (2014). Perception de compétences technologiques de futurs enseignants en début de formation aux TIC : bilan de l’an 1. 2e Colloque international sur les TIC en éducation du CRIFPE, 1er et 2 mai, Montréal, Canada.
  • Giroux, P., Villeneuve, S., Raby, C. et M. Peters (2014). Perception de l’importance d’outils TIC et de la responsabilité à l’égard du développement de leurs maîtrise par de futurs enseignants : bilan de l’an 1. 2e Colloque international sur les TIC en éducation du CRIFPE, 1er et 2 mai, Montréal, Canada.

Une bien belle aventure!

Patrick et moi avons demandé à nos étudiants de publier quelques billets sur PédagoTIC au cours de ce trimestre, entre autres de faire un bilan de leurs compétences en début et en fin de trimestre… Au terme de ces dix semaines, j’ai moi aussi envie d’en faire le bilan…

Une première charge de cours à l’université c’est une belle aventure, mais c’est aussi un immense défi! Un défi que j’ai tenté de relever au meilleur de mes compétences, probablement souvent maladroitement, mais un défi que j’ai pris beaucoup de plaisir à relever… Enfin, j’espère y être (un peu) parvenu. En portant un regard réflexif sur les dernières semaines, j’ai fait d’abord deux constats… Un. Je suis vraiment chanceuse d’être aussi bien entourée dans ma vie personnelle! Avoir des amis(es) à qui raconter ses insécurités c’est primordial et, croyez-moi, les miens en ont eu tout un déluge à supporter ces dernières semaines! Deux. Je suis vraiment chanceuse d’être aussi bien entourée dans ma vie professionnelle! Avoir le soutien généreux de collègues expérimentés a été plus que primordiale pour moi ce trimestre, particulièrement le tien Patrick! Alors, un grand merci! 🙂

Ceci étant dit, j’ai aussi appris énormément pendant ces dix semaines. Ce cours représentait un double défi pour l’enseignante en adaptation scolaire que je suis… Celui d’enseigner à des adultes, mais aussi et surtout celui d’enseigner l’intégration des technologies en éducation… Aimer, connaitre (en partie) et utiliser les TIC n’est qu’une bien petite base pour les enseigner. J’ai eu beaucoup de contenu à m’approprier d’où l’importance du généreux soutien mentionné précédemment!

J’ai aussi appris l’humilité ce trimestre! L’humilité et le droit à l’erreur, car très sincèrement, les premières semaines, j’avais vraiment, mais vraiment l’impression de ne plus savoir enseigner et parfois même d’être relativement incompétente!! Avoir la chance d’enseigner à des étudiants immensément respectueux a très certainement été salutaire pour moi! Votre patience et votre gentillesse m’ont beaucoup aidé! 🙂

En adaptation scolaire, comme dans les autres programmes aussi j’imagine, on nous parle de design pédagogique, de différenciation pédagogique et de l’importance de varier les approches pour obtenir et maintenir l’intérêt des élèves…Chose que je fais généralement assez bien dans ma pratique, mais que j’ai eu énormément de difficulté à faire à l’université. J’ai réalisé qu’un cours magistral, bien que fort ennuyant pour les étudiants, c’est très rassurant pour l’enseignante! L’être moins est d’ailleurs le défi numéro 1 que je me donne pour le trimestre d’automne!

J’ai bien d’autres défis, améliorations et ajustements à faire, mais j’ai quand même quelques bons coups sur lesquels j’ai envie de terminer ce billet… D’abord, je me suis lancée dans le BYOD (Bring your own device) plutôt que de m’en tenir à l’utilisation des ordinateurs du laboratoire… Non pas sans crainte, mais je l’ai fait et je pense avoir bien relevé ce défi. Je crois aussi avoir réussi à réconcilier certains étudiants(es) avec les TIC et à dédramatiser leur intégration en classe. J’ai essayé de présenter une bonne variété d’applications et d’outils technos qui seront, je l’espère, utiles à nos étudiants et je pense avoir su m’adapter à leurs besoins.

En fin de compte, ce trimestre a été une fort belle aventure! Une aventure riche en apprentissages, en collaboration, en rencontres et échanges. Et à la lecture des bilans des étudiants, je crois que nous avons atteint une bonne partie de nos objectifs 🙂

J’ai déjà hâte au trimestre d’automne! 😉

Suzie

Conférence C-Utile: « Le connectivisme – Redéfinir l’apprentissage et repenser l’enseignement »

Le projet C-Utile UQAC peut avoir semblé bien calme depuis quelques temps, mais ce n’est pas tout à fait vrai… C’est que nous préparons des dossiers sur les choix des « app » en éducation et sur la pédagogie inversée. Ça prend un peu de temps, mais vous devriez avoir accès à de beaux rapports bien documentés et des conférences intéressantes en août et septembre 2014. Ça prend du temps pour bien faire les choses!

Néanmoins, j’ai saisi une opportunité récemment et je vous annonce avec plaisir que C-Utile UQAC tiendra un midi-conférence le 22 avril prochain auquel vous pourrez participer en ligne et en présence… Voici toutes les informations utiles et nécessaires.

Thème de ce midi-conférence:

Le connectivisme – Redéfinir l’apprentissage et repenser l’enseignement

Date et Heure:

Le 22 avril, de 11h45 à 12h45.

Résumé:

Les nouvelles technologies de la communication ont tant modifié le rapport au savoir qu’une nouvelle théorie de l’apprentissage se dessine : le connectivisme. Celle-ci n’évince pas vraiment les théories établies, mais elle apporte un éclairage nouveau sur l’apprentissage à l’ère des réseaux numériques, soit une extension en quelque sorte des facultés cognitives, voire une transformation. Du coup, l’enseignement doit s’adapter. Mais qu’en est-il de cette théorie? En quoi est-elle distincte? Pourquoi menace-t-elle les structures scolaires actuelles? Comment doit-on repenser l’enseignement? Voilà quelques questions auxquelles ce midi-conférence veut apporter des éléments de réponse.

Conférencier:

M. François Guité, consultant en éducation et nouvelles technologies — MELS

Bio du conférencier:

Enseignant, François Guité a toujours exploré les nouvelles tendances pédagogiques. Intrigué dès le début par les technologies de l’information, il a initié un groupe de travail pour explorer leurs contributions à l’enseignement-apprentissage. Cette aventure l’a mené à des études postuniversitaires et un séjour dans le secteur privé pour http://adobe.uqac.ca/patrickgiroux

Entrez en tant qu’invité!

Notre conférencier répondra aux questions et discutera volontiers avec les participants à la fin de sa présentation. J’espère que nous y serons nombreux!

La scientifique 2.0!

C’est déjà la fin de nos cours et les stages commencent! Durant ces dix semaines, je peux vous dire que j’en ai appris des choses, des choses concrètes pour notre future profession. Pour ce qui concerne le cours d’initiation aux technologies éducatives, je vais vous avouer un secret… Je n’en ai jamais parlé auparavant… Au début, avant que je suive ce cours, je me disais que la compétence TIC n’était pas si importante que ça. Pour moi, elle était optionnelle. Par exemple, je me disais que j’utiliserais l’ordinateur pour montrer à mes élèves des vidéos de phénomènes physiques, pour leur montrer comment faire un rapport de laboratoire, etc. Mais ATTENTION! J’ai changé d’avis! Maintenant, après mûre réflexion (et après ce que j’ai appris dans ce cours aussi), je vais essayer d’intégrer le plus souvent possible les TIC. Or, ce n’est pas juste en utilisant le plus de technologies possible qu’on intègre cette compétence, mais bien en utilisant la bonne technologie selon le besoin, la pertinence et l’activité et pendant une durée limitée. Il faut l’utiliser intelligemment. Il faut prévoir un plan B quand on a l’intention d’utiliser les TIC en classe et cela se fait de manière transversale.

J’ai réalisé que je me suis un peu sous-estimée par rapport à cette compétence. Avant de suivre ce cours, je connaissais très bien les notions par rapport au plagiat et par rapport à la recherche de bonnes informations. Je connaissais plusieurs logiciels qui sont nommés dans mon premier billet. Cependant, je ne connaissais aucunement l’écriture collaborative et maintenant, croyez-moi que je vais l’utiliser souvent. Je ne savais pas qu’ils existaient des jeux sérieux. Puis, je pensais qu’écrire par messagerie texte changerait la maîtrise de la compétence d’écriture en français. Pourtant, les recherches disent le contraire.

Je disais dans mon premier billet que je voulais apprendre à utiliser les TBI et je suis contente que cet apprentissage fût réalisé. Je pensais que le fonctionnement de ces appareils était compliqué, pourtant ce n’est pas le cas. Je viens de réaliser que lorsqu’une nouvelle technologie vient « d’apparaître », il ne faut pas paniquer par rapport à son fonctionnement et à son utilisation, il faut juste prendre le temps de la découvrir, de l’essayer et de s’amuser dessus pour mieux s’en servir. En 15 minutes, j’ai su comment il fonctionnait et comment le rendre pertinent pour mes situations d’apprentissage en sciences. Je tiens à remercier les professeurs de ce cours, puisqu’ils m’ont aussi montré plusieurs sites Internet pertinents pour l’enseignement des sciences et pour faire des schémas conceptuels.

Personnellement, j’aime bien les appareils Apple et je vais continuer ma recherche d’applications utiles et pertinentes pour l’enseignement de sciences et des technologies, puisque j’aimerais enseigner dans les classes iPad. Il faut prendre des initiatives par rapport au développement de cette compétence et aussi pour se mettre à jour. Le développement des technologies va s’y vite…

En conclusion, la bonne utilisation des TIC en classe permettra, selon moi, de motiver les élèves, de sauver du temps, de rendre plus intéressant des situations d’apprentissage et puis finalement, de faire entrer dans nos classes la situation actuelle par rapport à l’utilisation des technologies par nos élèves. Maintenant, je pense fortement être capable de bien exercer un esprit critique et nuancé par rapport aux avantages et aux limites véritables des TIC comme soutien à l’enseignement et à l’apprentissage.

Ce billet a été créé dans le respect du code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires. http://blogues.repertoireppo.qc.ca/fr/politique-dutilisation-des-blogues-du-repertoire-ppo-2/code-d’ethiq/

À la fin… des TICS?

Une autre session est achevée et voilà que nous nous tournons vers notre prochain stage la tête remplie de nouvelles informations sur l’enseignement. Avant de commencer ce fameux 3e stage, je crois qu’il est nécessaire de faire une petite rétrospection de tout ce nouveau bagage. Dans notre cours de TICS, nous avons rédigé un billet au début de la session sur nos compétences et maintenant, il est temps de me questionner sur mes apprentissages. Suis-je prête à affronter les TICS dans l’enseignement ? Je ne pense pas, mais je sais que je le suis plus qu’au début de la session. Nous avons étudié plusieurs sujets intéressants dans le domaine de l’utilisation des outils informatiques dans l’enseignement et voilà ce que je retiens. Je suis consciente de leur importance dans notre génération et de l’impact positif qu’ils peuvent avoir sur l’apprentissage des jeunes. Cependant, je ne crois pas que le monde de l’enseignement soit totalement prêt à les recevoir (TICS), mais il s’agit d’un autre débat.

La notion concernant les BYOD m’a beaucoup intéressée lors de ce cours. Une fois renseignée sur les avantages et les inconvénients, j’ai fait mon opinion. Je trouve que, même s’il peut être compliqué de contrôler une classe complète de jeune apportant son matériel technologique, le BOYD permet une nouveauté dans une routine qui peut être longue et monotone. Qui n’aime pas faire changement et sortir quelques fois des sentiers battus! De plus, le BOYD permet de nombreux projets collaboratifs passionnants.

Durant cette session, j’ai travaillé sur un sujet qui m’a plutôt surprise. Je ne pensais pas du tout me sentir interpellée par le sujet de la programmation informatique au primaire. Lors de ce travail, j’ai découvert l’outil Scratch. J’adore ce site et j’espère apprendre à mieux le connaître. Selon moi, Scratch gagne à être connu et développe plusieurs compétences établies par l’école québécoise. Ensuite, j’ai beaucoup aimé les présentations offertes par les autres équipes et je suis plus ouverte vis-à-vis des téléphones cellulaires. J’ai été étonnée par le nombre de messages textos que peuvent s’envoyer les adolescents. J’utilise seulement mon cellulaire pour téléphoner et je ne connaissais pas les nombreuses possibilités offertes pour les cellulaires (poll everywhere).

Deux sujets fondamentaux dans le cours de TICS ont attiré mon attention. Il s’agit du plagiat et de l’identité numérique. Le cours concernant le plagiat m’a appris que la plupart des gens copient sans même le remarquer. Il est bien important de citer nos sources et de renseigner les jeunes sur le plagiat. Le problème est souvent méconnu et peut être facilement contré en enseignant l’utilisation des différents ouvrages de référence. Le cours centré sur l’identité numérique m’a démontré que la plupart des jeunes utilisent le web sans se questionner et sans se soucier des répercussions. Le web est un outil à double tranchant et il faut sensibiliser les jeunes aux conséquences pouvant découlés de l’utilisation du net.

Finalement, après dix semaines à discuter des technologies dans l’enseignement, je me suis rendu compte qu’il ne sera pas toujours évident de les utiliser. Je sais désormais qu’il est recommandé d’en faire usage tout en gardant un plan b. Je ne suis peut-être pas tout à fait prête, mais, s’il faut attendre d’être prêt pour débuter quelque chose de nouveau, nous ne le commencerions jamais.


Etu 62
J’ai écrit cet article dans le respect du code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

Même pas stressant

Malgré le pauvre registre francophone utilisé pour mon titre, celui-ci reflète parfaitement mon état d’âme envers les TIC en classe. Peut-être que pour certain c’est un peu arrogant ou bien un excès de confiance en mes capacités, mais je crois tout de même que j’étais techno compétent lors de mon inscription au cours et que je suis juste encore plus qu’auparavant. La compétence 8 c’est dans la poche et tout ce que j’ai fait était du raffinage. Dans ma future carrière d’enseignant je vais utiliser les technologies, lorsque c’est possible bien entendu, dans ma classe. J’aime essayer des nouvelles choses technos ou pas. Par exemple un beau concept que j’aimerais essayer un jour est la classcraft, ou apprendre devient une aventure avec nos élèves. Essayer reminder101, un application qui permet de «texter» notre classe et parents qui se sont inscrit au groupe. Une chose que j’ai apprise est qu’il y a beaucoup plus de ressources qu’on pense, dans le cadre du cours on nous montre ce qu’il y a en surface et c’est bien normal, après tout n’est-ce pas un cours d’initiation? Puisque j’étais déjà à l’aise avec ce qui était enseigné, j’ai mis le temps disponible pour explorer plus en profondeur le monde des TIC sur le web. Première constatation, il faut parler en anglais et être à l’aise de le lire. Sur mon compte edmodo, j’ai beaucoup «surfé» sur les blogs, idées et projets d’anglophones situés majoritairement situés aux États-Unis. Educanon pour faire et partager des vidéos éducatives. Je pense que vous voyez la direction que je prends, il faut sortir des sentiers battus et se mouiller un peu en allant chercher des éléments en anglais. Quelque chose qui m’a surprise dans ce cours était le manque de connaissances de base, je m’explique, il y a certaines choses que je considérais de base comme avoir un dropbox, google drive, googler efficacement, voyez-vous des trucs essentiels sur l’internet. J’ai pu voir alors à quel point c’était essentiel que nous ayons un cours sur l’initiation aux technologies et celui-ci m’à également ce que je pensais, je suis technocompétent et j’ai hâte de pouvoir mettre à profit les technologies dans ma classe. La technologie est très instinctive pour moi et j’ai nul doute que je vais être capable de transmettre ceci à mes élèves. Utiliser ces nouveaux outils pour faire des classes ou apprendre est agréable et que les élèves ne sentent pas qu’ils sont dans une classe en 1973 et ou toute forme de technologie est proscrite. Je crois qu’il faut être fou ou vraiment mal à l’aise avec les technologies pour ne pas les utiliser. Les possibilités pédagogiques sont énormes. En 2014, il est aberrant que des enseignants ne soient pas capables de manipuler avec les nouvelles technologies. Bien content que nous ayons ce cours, j’ai peut-être moins appris que d’autres car j’avais déjà un bon bagage, mais pour d’autres qui connaissaient ça à peine, ce cours leur a sauvé beaucoup d’ennuis!

https://www.edmodo.com/
http://www.classcraft.com/en/
http://www.educanon.com/
https://www.remind101.com/

Les 7 commandements du technocompétent

« Me voilà bientôt au terme de ma formation, mais au vu de ce bilan, mes compétences en matière de technologies sont encore très limitées. » : c’est par ces mots que je terminais mon premier billet rédigé en début de session. Certes, il serait démesuré d’affirmer que je suis désormais devenue experte en la matière mais je pense avoir acquis quelques connaissances supplémentaires. Après 10 semaines de cours, voici le bilan de mes apprentissages en 7 commandements.

1. Face à la génération C et aux suivantes, tu t’adapteras.
Natifs des technologies, ils représentent 16% de la population. Grâce à celles-ci, ils communiquent, collaborent, sont créatifs et connectés, ce qui leur vaut le nom de « génération C ». Le web a modifié leur perception du savoir et leur représentation du rôle de l’école : plutôt que d’amasser des connaissances, ils attendent de l’école qu’elle les aide à apprendre et à devenir compétents pour utiliser les informations trouvées.

2. En classe, davantage les TIC, tu utiliseras.
Que ce soit pour clavarder ou communiquer, écouter ou télécharger de la musique ou encore rechercher de l’information, les jeunes d’aujourd’hui sont de grands consommateurs d’Internet. Or, le rapport réalisé par le CEFRIO de 2009 met en évidence que ces technologies sont massivement utilisées à la maison mais extrêmement peu à l’école. Ce constat laisse perplexe. Les jeunes réclament d’ailleurs qu’on leur apprenne à développer leur esprit critique, à faire des recherches efficaces sur Internet, à découvrir de nouvelles applications pour réaliser leurs travaux autrement…, des attentes qui sont identiques à celles des élèves de la génération précédente. Alors, à quand un changement ?

3. Pour réussir l’intégration des TIC, un plan B tu prévoiras !
Les enseignants qui réussissent l’intégration des technologies et qui persévèrent sont ceux qui, en cas de difficultés, ont prévu un plan B. Celui-ci consiste à remplacer le média technologique par un média moins ou pas technologique. Cela leur permet de rebondir et de poursuivre le cours normalement s’ils rencontrent des problèmes techniques.

4. Au service de l’apprentissage, tu les emploieras.
Les technologies sont uniquement des outils disposés à favoriser l’apprentissage d’une discipline. Réussir l’intégration des TIC, c’est aussi viser la transversalité c’est-à-dire utiliser les technologies au sein d’un contexte, d’un cours précis. L’outil doit ainsi être mis au service de l’apprentissage.

5. Forces et faiblesses de ces outils, tu décèleras.
Être technocompétent, ce n’est pas uniquement maitriser l’utilisation de tel ou tel outil. C’est avant toute chose pourvoir faire preuve d’esprit critique pour analyser et évaluer leurs forces et leurs faiblesses. L’objectif sera alors de déterminer dans quel contexte ils apporteront une réelle plus-value aux enseignements ou apprentissages.

6. À plusieurs thématiques, tes élèves, tu sensibiliseras.
Face à l’utilisation massive et souvent autodidacte des TIC et pour répondre à certaines compétences des domaines généraux de formation, l’école a aussi son rôle à jouer en matière de sensibilisation. Faire prendre conscience aux élèves de leur identité numérique et de ses impacts ou encore de l’importance de citer ses sources pour éviter le plagiat sont des réflexions contribuant à responsabiliser les élèves dans leur utilisation d’Internet.

7. Pour collaborer, communiquer ou informer, tu en profiteras.
Les TIC offrent aujourd’hui de nombreux outils pratiques et efficaces que ce soit pour créer des ressources, se former, échanger et communiquer de l’information, travailler en collaboration… Google drive ou Etherpad, Twitter, Facebook ou bien d’autres réseaux sociaux, Prezzi sont autant de possibilités accessibles gratuitement et faciles d’utilisation pour répondre aux différents besoins dans l’exercice du métier d’enseignant.

Technocompétent, en partie, tu deviendras.

On pourrait encore en citer bien d’autres mais voilà déjà un bref aperçu des connaissances et des apprentissages que j’ai pu effectuer au cours de cette formation. Je pense ainsi avoir gagné en technocompétence même si en matière de technologies, celles-ci étant en perpétuelle évolution, le chemin à parcourir se renouvelle sans cesse. Mais n’est-ce pas là une richesse de notre métier ?

Étu74


Ce billet a été créé dans le respect du la procédure de rédaction

Intégrer les TIC, pas si facile que ça!

Au cours des dix semaines du cours : Initiation aux technologies éducatives, j’ai appris plusieurs notions quant à l’utilisation des technologies de l’information en contexte scolaire. Étant une compétence à acquérir au cours de ma formation, je ne me considérais pas vraiment comme une personne « technocompétente » et je ne me voyais pas vraiment utiliser les TIC adéquatement dans mes futures classes. Dans ce court texte, il sera question de l’évolution de ma compétence TIC.

D’abord, pour bien utiliser les TIC en classe, je sais maintenant qu’il faut s’en servir dans le but d’améliorer nos activités pédagogiques. Il ne faut pas s’en servir comme support visuel comme malheureusement plusieurs enseignants font présentement. Pour cela, plusieurs outils sont disponibles pour aider les enseignants. Par exemple : les outils d’écritures collaboratives (googledocs, etherpad), les applications (noteandtime, explaineveryting), les logiciels qui détectent le plagiat et toutes les fonctions vidéo, photographie, message. Je comprends maintenant qu’il faut se servir des TIC afin d’améliorer notre enseignement. Les cours sur le BYOD et sur la pédagogie inversée m’ont vraiment démontré que c’est une bonne chose de les utiliser. De plus, le simple fait de créer un blogue ou un portfolio en ligne où les élèves peuvent y écrire leurs résumés de texte est, selon moi, une bonne façon de diversifier notre enseignement et ainsi motiver les élèves.

Ensuite, bien que je me croyais à l’aise avec l’utilisation des TIC, j’ai compris que cela demande bien plus que de texter avec mon téléphone, de clavarder sur des réseaux sociaux et de jouer à des jeux vidéo pour être capable de bien les intégrer dans une classe.
C’est un domaine qui fait des progrès à une vitesse effrénée et un enseignant doit être capable de s’adapter en allant chercher de l’information.
Je crois qu’en tant qu’enseignant, il faut être prêt à devoir enseigner avec des technologies puisque c’est ce qui intéresse les jeunes maintenant.

De plus, j’ai pris conscience de l’importante d’informer les élèves sur l’identité numérique et sur la notion de plagiat. Un enseignant doit informer les élèves sur les bases de l’utilisation d’internet.

Enfin, dans le cadre de mon futur stage en Belgique, j’aurai à me servir des technologies pour mon évaluation. Je vais faire des vidéos-conférences et des films pour que mon superviseur au Québec puisse m’évaluer. C’est nouveau pour moi et j’ai bien hâte de manipuler davantage cet outil qu’est l’iPad. Avant ce cours, je n’aurais jamais imaginé devoir me servir d’un iPad pour planifier mes cours et devoir me faire évaluer par celui-ci, maintenant, je vois cet outil comme une vraie merveille et j’ai hâte de m’en servir.

En conclusion, bien que je sois plus informée sur la compétence TIC, je crois que c’est en travaillant avec les technologies que l’on apprend réellement à se les approprier pour ainsi mieux les intégrer. Je sais maintenant comment aller chercher l’information avec des sources fiables, je connais les possibilités et les limites des technologies et je connais plusieurs outils qui pourront m’aider à les intégrer dans le futur. Bref, avec toutes mes connaissances, je vais voir l’intégration des TIC comme un beau défi.

ETU69

J'ai écrit cet article dans le respect du code d'éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

La vidéoscopie dans la classe

L’intégration des TIC dans la classe se bute souvent à des considérations d’ordre économique. L’enseignant doit donc essayer d’utiliser les technologies que les élèves possèdent déjà. La caméra, intégrée aux appareils mobiles, représente l’une des technologies les plus courantes. Le texte suivant sera un résumé réflexif sur l’utilisation de la vidéoscopie en classe.


Tout d’abord, la lecture de mes textes m’a démontré que deux tendances majeures ont marqué l’intégration de la vidéoscopie dans la classe. En premier lieu, dans les années 70 et 80 un premier effort de modernisation des pratiques pédagogiques a amené plusieurs enseignants à intégrer la vidéoscopie comme soutien à la formation des futurs enseignants. Des « classes-laboratoires » ont alors été mises sur pied dans différents établissements d’enseignement supérieur afin de permettre aux étudiants en enseignement de mettre certains de leurs apprentissages théoriques en pratique. L’idée globale est qu’il est préférable que le futur enseignant fasse des erreurs dans une classe de simulation plutôt qu’une fois rendu en classe, avec de vrais élèves. On parvient ainsi à tirer profit de l’une des stratégies d’apprentissage les plus instinctives et efficaces ; le mimétisme. Aussi, des auteurs comme Meeschaert 1987 préviennent que l’utilisation de la vidéoscopie doit être préparée et structurée. Il ne faut pas non plus tomber dans le piège du perfectionnisme. Les participants doivent être conscients qu’il s’agit d’un vidéo amateur. La mise en scène doit être utilisée pour dédramatiser la gêne de certains élèves. Aussi, on doit éviter l’effet de spectacle lors de la présentation du vidéo pour ne pas déranger ces élèves timides. C’est donc dans cette première vague que la vidéoscopie a fait son entrée dans le monde de la pédagogie, d’abord comme soutien à la formation des enseignants.


Ensuite, dans les années 2000, la prolifération d’appareils technologiques permettant la capture et le visionnement de séquences vidéo a révolutionné l’usage de la vidéoscopie dans la classe. La facilité qui est reliée à la multiplication des supports vidéo a amené de nombreuses nouvelles possibilités pédagogiques. Tout d’abord, la vidéo peut jouer plusieurs rôles dans une séquence d’apprentissage. On peut l’utiliser pour faire une démonstration ou faire l’évaluation d’une notion. Le vidéo peut permettre de faire une simulation ou représenter le travail final d’un projet étudiant. Enfin, la vidéoscopie peut permettre la formation à distance. Les moyens technologiques de partage d’informations maximisent aussi l’efficacité de la vidéoscopie en classe.


En conclusion, la vidéoscopie est une pratique relativement vieille, qui s’est toutefois modernisée au goût du jour en fonction du contexte technologique actuel. Les élèves apprécient l’utilisation de la vidéoscopie et cette pratique permet certainement de faire des apprentissages significatifs.

Étu66

J’ai écrit cet article dans le respect du code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.