Un portrait simplifié des facteurs influençant la persévérance et la réussite scolaire

Je fais actuellement quelques lectures en lien avec la persévérance et la réussite scolaire. Je m’intéresse aux facteurs qui influencent la persévérance et la réussite scolaire dans le cadre d’une communication que je donnerai la semaine prochaine à Gatineau. Le premier document que j’ai consulté est un résumé ou une « capsule de vulgarisation ». Voici la référence dudit document:

Tremblay, F. Capsule de vulgarisation – retenus par R2. Montréal, R2 – Réunir Réussir. Disponible en ligne: http://www.tableeducationoutaouais.com/files/5113/5463/6830/determinants_PS_capsule_vulgarisation_R2.pdf

Comme je le fais souvent, j’ai commencé à prendre des notes de lecture sous la forme d’une carte d’idées. Voici ce que ça donne pour le moment:

Cliquer sur l’image pour l’afficher à sa pleine grandeur.
Les déterminants de la persévérance scolaire

Semaine 1 VS SEMAINE 10 !!!!

Lors de ma première semaine de cours, j’ai publié un premier bilan afin d’évaluer mes connaissances générales au niveau des TIC, tant dans ma vie personnelle que professionnelle. Aujourd’hui, je dois refaire un bilan de mes compétences après dix semaines de cours. En lisant mon premier bilan, je remarque surtout que je croyais être bonne et avoir une bonne maitrise des TIC. Aujourd’hui, je me rends compte que je me débrouille, mais qu’il me reste encore tout un univers à découvrir.

Semaine 1

Lors de mon premier bilan, j’affirme utiliser régulièrement et aisément les TIC. Par contre, après dix semaines de ce cours, je me rends compte que, dans ma vie courante, j’utilise beaucoup les TIC, internet, le streaming, etc., mais sans plus. J’étais relativement confiante en mes capacités. Je me considère débrouillarde et capable de les utiliser. J’y mentionne aussi que lors de mon stage j’utilisais les TIC tous les jours, via le TBI, des documents Word, PowerPoint ou encore des recherches internet via le laboratoire informatique. J’utilisais les technologies, oui! Mais c’est moi qui les utilisais et non les élèves. En ce sens, les TIC étaient sommairement introduites dans mes cours comme support visuel et non pleinement et efficacement utilisées de façon pédagogique. De plus, lors de la première semaine de cours, mon opinion envers l’introduction des technologies dans les écoles était plutôt fermée. En ce sens, je n’y voyais que de la discipline et de la gestion de classe au lieu d’en voir les effets positifs et les avantages.

Semaine 10

Aujourd’hui, je considère que mes capacités ont changé, augmenté, évolué et que mon opinion par rapport à l’utilisation des TIC dans un cadre pédagogique est plus favorable. J’utilise toujours autant les TIC dans la vie privée, mais mon opinion professionnelle à changer. Je crois que les bienfaits de l’utilisation des TIC m’ont convaincue. Je me considérais relativement hostile à l’introduction des TIC ou des réseaux sociaux dans les classes par contre je me suis aperçue que les désavantages sont sensiblement toujours les mêmes: discipline, gestion de classe, etc. Tandis que les avantages sont multiples et variables, il a plus d’effets et d’impacts positifs à l’utilisation et l’introduction des TIC dans nos classes que d’éléments négatifs. Ce changement d’opinion est principalement dû au fait que je me sens plus informée, outillée et apte à guider les élèves dans le monde virtuel. Je demeure quand même réaliste; si aujourd’hui je me sens plus apte c’est grâce à ce cours qui m’a permis d’acquérir des compétences et de mettre à jour mes connaissances. Si je souhaite garder cette attitude, je me dois de rester informée et de me tenir à jour.

En conclusion, dans le cours ainsi que dans mon discours, je me rends compte que ma principale réticence à l’introduction des TIC à l’école est le manque d’information des élèves sur l’abondance de l’Internet, des réseaux sociaux et des informations qu’ils peuvent y trouver. Ce que je reprochais aux élèves, j’en étais moi-même victime. L’impact de mettre une photo sur un réseau social, un blogue, etc., revient à donner accès à cette photo à tout le monde et de la réutiliser comme bon leur semble. En ce sens, au terme de ce cours, je me considère plus informée, conscientisée et surtout plus apte à accompagner les élèves dans la découverte ou l’apprentissage des TIC tant dans la vie quotidienne que d’un point de vue pédagogique.

Étu 61 🙂

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Ce cours versus ma vision des technologies

Bonjour à vous,

Quarante-cinq heures de cours sur les technologies plus tard, suis-je plus technocompétente concernant l’enseignement?

Dans mon précédent billet intitulé Autobiographie : Ma relation avec les technologies, je vous faisais part de mes compétences informatiques. Ces dernières se limitaient principalement aux réseaux sociaux, aux logiciels de Microsoft, aux outils de montage photo/vidéo et au TBI. À la suite de ce cours, j’ai découvert des moyens diversifiés d’écriture collaborative tels que Google Doc, MS Word et Etherpad. Nous avons eu une formation concernant l’identité numérique et ses risques ainsi que sur le plagiat. Finalement, nous avons découvert ce qu’étaient les jeux sérieux et en avons expérimenté quelques-uns.

Donc, pour répondre à ma question de départ, la réponse est «à peine». Certes, j’ai découvert des outils informatiques que je ne connaissais pas, j’ai appris que tout ce qu’on enlève d’Internet n’est jamais réellement effacé et plus encore. Toutefois, dans un contexte scolaire, serais-je capable de transposer tous ces apprentissages dans un cours d’histoire? Probablement. Néanmoins, vous serez probablement en accord avec les propos suivants; connaître l’existence d’un outil et ses fonctions ne me rend pas une experte de ce dernier pour autant.

Quarante-cinq heures de cours plus tard, j’aurais préféré découvrir des logiciels utiles dans un contexte de cours d’univers social. Par contre, je suis consciente qu’il n’y a pas seulement des étudiants de cette concentration dans cette classe. Sans aucun doute, mon plus grand apprentissage concerne ma vision des technologies.

Comme c’était le cas en début de session, je continue à croire qu’intégrer des TIC en enseignement ce n’est pas utile s’il n’y a pas de signification pédagogique. Donc, le choix des technologies est très important et c’est pourquoi nous devons apprendre à les comparer. De plus, puisque des bugs informatiques peuvent subvenir à tout moment, un plan B est nécessaire.

L’évolution de ma vision se trouve dans les prochaines phrases. Croyez-moi, je suis moi-même surprise d’écrire les prochaines lignes. Actuellement, l’outil que j’utiliserais le plus est les réseaux sociaux. J’y créerais des pages expressément pour mes groupes. Ces pages serviraient aux élèves pour poser des questions sur divers sujets (devoirs, travaux, échéances, etc.) les soirs de semaine et les fins de semaine. Ceci nous octroierait plus de temps pour les apprentissages puisque les questions auraient déjà été répondues. De plus, je m’assurais de consacrer du temps pour sensibiliser mes élèves concernant le plagiat et surtout, l’identité numérique. Les jeux sérieux constituent aussi un élément que j’adopterais durant mes cours d’histoire ou de géographie, et ce, particulièrement en tant qu’activité de révision avant un examen ou à la fin d’un module. Entre nous, toutefois, j’espère ne pas atterrir prochainement dans une classe d’Ipad.

Pour conclure, mes connaissances générales des TIC ont certainement augmenté contrairement à ma maîtrise de ces derniers. Ne reste qu’à moi seule de me tenir informé des nouveautés et de me perfectionner sur celles qui sont pertinentes dans le cadre de mes cours.

ETU71

Ce texte a été rédigé dans le respect du code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

Lé textos, po si movais qu’ça!

Dans un monde où les progrès technologiques se font à une vitesse effrénée, il n’est pas rare de se sentir dépassé par l’arrivée des nouvelles technologies. Ces technologies ne sont désormais plus confinées à un endroit en particulier, mais sont plutôt omniprésentes dans toutes les sphères de notre vie quotidienne.

Ainsi, le monde de l’éducation doit aussi apprendre à gérer l’arrivée des technologies ainsi que l’utilisation que les élèves en font. Entre autres, les téléphones cellulaires sont un nouveau défi avec lequel les enseignants doivent composer. Outre la question par rapport à la gestion des téléphones cellulaires en classe, plusieurs autres questions ont été soulevées concernant les jeunes et ces appareils mobiles. L’une qui ressort plus souvent est celle concernant le lien entre l’utilisation des messages textes chez les élèves et leur compétence en français écrit. Est-ce que le fait que les jeunes utilisent un langage « codé » dans leurs messages textes affecte leur compétence à l’écrit?

Les avis diffèrent concernant ce sujet. Il est donc intéressant de s’arrêter sur la question et de faire un constat sur les récentes recherches qui se sont intéressées à l’impact des textos sur la capacité à écrire des élèves. D’un côté, certains croient que le fait que les jeunes utilisent un langage « codé » dans leurs messages textes affecte directement leur manière d’écrire au quotidien, alors que d’autres croient plutôt que les deux manières d’écrire sont distinctes et les textos ne nuisent pas à la compétence écrite des élèves. Le présent travail vise à présenter les deux côtés de la médaille, pour finalement prendre position sur le sujet.

Selon une étude de 2012 , dès leur entrée au secondaire, le quart des jeunes possède un téléphone cellulaire. Le nombre de jeunes possédant un téléphone cellulaire augmente au fur et à mesure qu’ils vieillissent pour atteindre 80% en cinquième secondaire. De plus, selon Nathalie Côté (2012) « les élèves qui ont un téléphone cellulaire envoient et reçoivent en moyenne 3300 textos par mois, soit plus d’une centaine quotidiennement ». Ainsi, les chiffres démontrent qu’il est normal que des chercheurs se penchent sur la question des répercussions de l’utilisation des textos sur la compétence écrite des élèves.

D’une part, il faut savoir qu’à ce jour, aucune étude ne confirme que les textos nuisent à la compétence écrite des élèves. Ainsi, les gens qui croient que les messages textes ont un impact négatif sur l’écriture des élèves exposent leur opinion personnelle plutôt que des faits scientifiques. On note que certains parents et enseignants s’inquiètent de l’arrivée de cette technologie et sont tout de suite portés à la condamner. Il faut dire que la génération X n’a pas grandi avec cette technologie et il est possible que leur opinion expose plus une crainte vis-à-vis un mode de communication avec lequel ils sont moins familiers. Ils croient que les jeunes ne feront pas la différence entre le langage codé pour communiquer par messages textes et le langage écrit qui répond aux règles d’accords et de conjugaison du français.

D’autre part, un article écrit par Nathalie Côté et publié dans le Huffington Post Québec dévoile que les textos n’ont aucun impact négatif sur la qualité du français des jeunes. L’auteur explique qu’une recherche présentée lors du Colloque scientifique international sur les technologies de l’information et des communications en éducation compare en fait le langage que les jeunes utilisent par textos à un « niveau de langage additionnel au même titre que la langue parlée». Ainsi, ce qui importe réellement aux jeunes lorsqu’ils utilisent les textos, c’est la rapidité. Leur manière d’écrire dans un texto se rapproche beaucoup de l’oral et des sons de la langue.
De plus, toujours dans le même article, l’auteure explique que Marie-Ève Gauthier, doctorante à l’UQAR, a réalisé une étude auprès de 160 jeunes de première et deuxième secondaire. Dans cette étude, madame Gauthier a donné une dictée aux jeunes dans laquelle elle avait préalablement inclus un bon nombre d’expressions souvent utilisées dans les textos. Les élèves devaient ensuite écrire un court texte d’environ cinq lignes à la fin de la dictée. Les résultats de cette étude ont démontré que les élèves qui utilisaient les textos ne faisaient pas plus de fautes que ceux qui ne les utilisaient pas. Et encore, Thierry Karsenti, directeur de la chaire de recherche du Canada sur les technologies de l’information et de la communication en éducation, remarque que bien que plusieurs enseignants soient convaincus que les messages textes nuisent au français écrit de leurs élèves, ils ne retrouvent toutefois aucune faute dans les travaux de leurs élèves semblable à celles que l’on retrouve dans les textos. Cette observation permet de confirmer que les craintes des enseignants ne sont pas fondées.

D’un autre côté, il est possible d’aborder l’influence des textos sous un autre angle. Et si les messages textes pouvaient avoir des impacts positifs sur la vie scolaire des élèves ? Dans l’article de Nathalie Côté, il est expliqué que les chercheurs de l’équipe de Marie-Ève Gauthier ont interrogé 350 jeunes d’une école privée de la banlieue de Montréal et ces derniers ont fait ressortir trois grands avantages à « texter ». D’abord, ils se disent en mesure de prendre des notes plus rapidement. Ensuite, ils découvrent de nouveaux mots grâce au correcteur automatique présent dans la majorité des téléphones intelligents et finalement l’accès à internet via leur téléphone leur permet d’utiliser de nombreuses ressources pour les aider dans leurs travaux scolaires.


De notre côté, déjà avant de commencer ce travail de recherche, nous pensions que les textos n’influençaient pas la compétence en français écrit des élèves. Dès le début de nos recherches, nous avons vite constaté que les études allaient dans le même sens que notre pensée. Ainsi, aucune étude faite jusqu’à ce jour n’est en mesure de prouver que les textos nuisent à l’écriture des élèves.

De plus, nous croyons, tout comme Marie-Ève Gauthier, que les élèves sont en mesure de faire la différence entre le langage qu’ils utilisent par textos dans le but de répondre rapidement et efficacement à leurs amis et le langage qu’ils emploient dans leurs écrits scolaires ou plus formels.

Nous croyons que si les jeunes apprennent correctement les règles de français en classe, les messages textes ne peuvent pas leur faire oublier leurs apprentissages. Il ne faut pas non plus croire que les textos sont la source des problèmes en écriture chez les élèves, car, comme l’explique Thierry Karsenti, ces problèmes étaient présents bien avant l’arrivée de cette technologie. Ainsi, nous pensons que le langage que les élèves emploient par textos est un langage codé qui se rapproche beaucoup de l’oral et qui permet de sauver du temps en étant plus efficace dans la communication.

Ce langage n’aurait par contre pas sa place dans un écrit formel ou dans un travail scolaire et les jeunes en sont conscients. S’il y a plusieurs niveaux de langue à l’oral, les messages textes nous démontrent qu’il y a aussi différents niveaux de langage à l’écrit. Tout comme nous n’utilisons pas le même langage si nous enseignons que si nous soupons avec des amis, les jeunes n’écrivent pas de la même façon s’ils utilisent la messagerie instantanée que s’ils écrivent un texte officiel.
Bien que notre point de vue reflète les résultats des recherches faites sur le sujet, nous sommes conscientes que le phénomène est récent et que le temps va permettre de réaliser d’autres études et de poser un constat plus crédible à long terme.

En conclusion, nous retenons que la crainte de plusieurs adultes concernant les effets négatifs des textos sur la compétence écrite des élèves n’est pas fondée sur des recherches scientifiques. Il est normal que les gens s’interrogent sur cette nouvelle façon qu’ont les jeunes de communiquer, mais en faisant une recherche rapide sur le sujet, il est possible de constater qu’aucune étude ne permet de créer un lien entre l’utilisation des messages textes et les problèmes en français écrit chez les élèves. Comme devant bien des progrès, il va toujours y avoir des gens qui s’opposeront aux changements et qui n’y verront que du négatif. Il faut toutefois dépasser nos propres craintes et laisser la chance aux nouvelles technologies de faire leur place et de dévoiler tout le potentiel qu’elles offrent. Aujourd’hui, certains s’inquiètent de l’influence négative des textos. Demain, nombreux seront ceux qui auront trouvé une manière de les intégrer à l’enseignement et à l’apprentissage et d’en tirer des conséquences positives.
Ressources utilisées

Pour réaliser ce travail, nous avons principalement communiqué par Facebook à l’aide des fenêtres de conversation instantanée. Nous pouvions nous écrire en tout temps et voir lorsque tout le monde avait vu notre message. Nous nous sommes aussi rencontrées pour rédiger le travail sur Word, pour monter notre présentation PowerPoint et pour réaliser nos questions interactives sur le site www.polleverywhere.com.

Nous avons écrit cet article dans le respect du procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

Étu68, Étu69 et Étu64

BIBLIOGRAPHIE

Nancy, Dominique (2013), «les textos aident à la prise de notes en classe», UdeM Nouvelles, repéré à http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-de-leducation/20131007-les-textos-aident-a-la-prise-de-notes-en-classe.html

Dubé, Catherine, (2012), « Faut-il interdire le cellulaire à l’école?», L’Actualité, repéré à http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/05/09/textos-qualite-du-francais_n_1502314.html

Mocedo-Rouet, Monica(2010), «le langage SMS n’est pas l’ennemi des écrits scolaires», agence des usages TICE, repéré à http://www.cndp.fr/agence-usages-tice/que-dit-la-recherche-/le-langage-sms-n-est-pas-l-ennemie-des-ecrits-scolaires-41.htm

L’ultime billet

Neuf semaines se sont écoulées depuis la parution de mon premier billet sur ce blogue. Dans ce dernier, j’exposais mes appréhensions concernant l’utilisation des TICS en soulignant mon talent inné de destruction d’appareils numériques. J’avais également listé les logiciels et les différentes technologies que je maîtrisais question de me réconforter, de me motiver à en apprendre davantage sur le sujet. Grâce au cours d’initiation aux technologies éducatives, j’ai pu découvrir de nouvelles applications informatiques pouvant me simplifier la vie et enrichir l’enseignement que je véhiculerai via ma future profession.

Tout d’abord, je me suis familiarisée avec Google Drive et l’écriture collaborative. Je suis tombée sous le charme de cette fonction! Coopérer avec mes collègues de travail afin de réaliser un projet écrit consiste maintenant en une tâche plaisante et enrichissante. Je recommanderai ce logiciel à mes élèves lorsque viendra le temps pour eux de travailler en équipe à distance. Il s’agit d’un logiciel gratuit, simple à comprendre et performant.

Ensuite, j’ai réalisé l’importance de l’identité numérique. Les traces laissées sur le web s’accumulent, elles ne disparaissent pas. Il est donc primordial de surveiller tout ce que nous publions sur Internet; se demander si nous sommes confortables avec toutes ses publications. Avec mes collègues, nous avons élaboré un scénario pédagogique contenant une activité permettant de conscientiser les apprenants à cet effet. Les jeunes devaient créer une ligne du temps numérique sur laquelle ils mentionnaient toutes les traces qu’ils avaient laissées sur le web (inscription sur un réseau social, billet de blogue, commentaire d’un article, etc.) En tant qu’enseignante, je prends à cœur la protection de l’identité numérique de mes élèves. Je leur proposerai l’activité de la ligne du temps avec plaisir.

En classe, j’ai aussi pu découvrir le pouvoir des jeux éducatifs. Je me suis bien amusé pendant cette période! Étudiant en enseignement de l’univers social, j’ai passé beaucoup de temps sur le jeu de la Rome antique. J’ai résolu le meurtre de l’esclave avec fierté! Il faut toutefois être vigilent lorsque nous proposons de tels jeux à nos élèves. Certains n’ont aucune valeur pédagogique tandis que d’autres ne permettent pas au joueur de s’épanouir pleinement. Je crois que je réserverais ce genre d’activité pour les vendredis après-midis, le climat de classe serait plus léger et ça plairait aux élèves.

Les derniers cours concernant le choc des générations m’ont particulièrement plu. J’ai saisi toutes les différences qui existent entre mes grands-parents, mes parents, mes élèves et moi. Nous avons tous des approches et des compétences différentes en ce qui a trait à l’utilisation des TICS. Pendant ma carrière d’enseignante, j’essaierai de suivre une formation continue pour être fonctionnelle avec les nouvelles technologies qui feront partie du quotidien de mes élèves. Je n’aurai aucune honte à faire appel à leur aide technologique si j’en ressens le besoin.

Enfin, j’ai effectué une recherche sur le BYOD. J’ai pu discerner les avantages et les inconvénients qu’implique la mise en place d’un tel système dans une école. Je pense qu’il s’agit d’une bonne idée que de permettre aux élèves d’amener leurs propres appareils numériques à l’école. Cependant, je ne me sens pas encore assez compétente pour les accompagner et leur venir en aide peu importe la nature de leur appareil.

Mes nouvelles connaissances me permettront d’intégrer davantage les TICS dans mon enseignement. Les vidéos PowToon et l’écriture collaborative seront monnaie courante dans mon cours d’univers social!

Ce texte a été écrit dans le respect du Code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

Étu 76

L’évolution de mes TIC!

La technologie avance, se modifie, s’améliore et se perfectionne à une vitesse où il est difficile de se mettre à jour et de suivre le courant. Les formations sur les technologies ne sont pas toujours possible ou du moins ne sont pas fréquentes lorsque l’on est sur le marché du travail. Cette session-ci par contre, j’ai été bien servie sur le plan de la formation avec ce cours d’initiation aux technologies éducatives. En prenant du recul sur mes connaissances antérieures et en regardant les acquis réalisés dans ce cours, je suis en mesure de faire ma propre autoévaluation comparative et mon bilan personnel de ces connaissances qui font maintenant partie de moi.

Je connaissais auparavant plusieurs logiciels informatiques tels Acomba et Avantage en comptabilité, la suite Office et j’avais aussi l’habitude de naviguer sur Internet. Ma formation en comptabilité et mon travail d’enseignante facilitent l’utilisation de ces logiciels puisque j’y travaille pratiquement chaque jour, soit en les enseignant ou pour mes travaux personnels. Pour ce qui est d’Internet, j’avais et j’ai encore l’habitude de faire des recherches sur Google lorsque j’ai des interrogations sur un sujet quelconque.

Durant cette session, j’ai appris une multitude d’applications pouvant être utilisées à des fins pédagogiques. J’ai tout particulièrement apprécié connaître l’écriture collaborative avec Google Drive. Depuis que je connais cette méthode, je ne cesse de l’utiliser dans mes travaux d’équipe et je compte bien la faire découvrir à mes étudiants sous peu. Il est très pratique de pouvoir travailler de façon synchrone sur un même fichier et mes étudiants en comptabilité aimeront assurément cette façon de faire. Bien entendu, Word reste le meilleur selon moi pour faire la mise en page finale, mais le temps économisé à travailler avec Google Drive pendant la création et le fait qu’il est disponible sur n’importe quel poste ayant accès à Internet au lieu d’envoyer constamment le fichier par courriel est remarquable et nous permet donc de travailler de façon plus efficiente.

Un autre sujet qui m’a beaucoup impressionné est les technologies éducatives pour aider les jeunes ayant des besoins particuliers. Je ne connaissais pas beaucoup de moyens pour aider ces jeunes avec des troubles d’apprentissage et j’ai vraiment apprécié en connaître d’avantage. Parmi ceux qui nous ont été présentés, j’ai bien aimé la synthèse vocale Word Q qui dicte les textes. Je ne connaissais pas cette possibilité et je l’ai trouvé fantastique pour les jeunes. J’avais également entendu parler du logiciel Antidote pour la correction des mots en français, mais je ne connaissais pas toutes ses possibilités et je ne savais pas qu’il expliquait les fautes et donnait des choix pour faire réfléchir l’étudiant. Je trouve cela fabuleux et je pense que cela permet à ceux avec des besoins particuliers de se ramener au même point de départ que les autres. Finalement, cette conférence m’a permis de découvrir la souris et le crayon numériseurs qui m’étaient totalement inconnus auparavant.

Un dernier sujet qui m’a beaucoup captivé est les jeux sérieux. J’ai toujours apporté une certaine importance aux jeux dans mes cours puisque j’ai la conviction que les gens apprennent mieux en jouant et en étant intéressés par l’activité proposée. Par contre, je ne savais pas que des jeux de type vidéo avaient été créés à des fins pédagogiques et qu’il y avait une tendance vers cette méthode d’enseignement. Ce qui est parfois difficile dans notre métier, c’est de faire comprendre aux étudiants comment ils vont utiliser la matière dans des situations de la vie courante. Je trouve donc que c’est une excellente façon de leur faire découvrir l’importance de ce qu’ils apprennent en les immergeant dans une situation près de la réalité. D’ailleurs, c’est une avenue qui m’intéresse grandement. Plusieurs jeux sérieux sur l’administration et les finances existent, seront assurément appropriés pour mes cours en formation professionnelle et je tenterai d’en faire profiter mes élèves.

En somme, mon bilan personnel face aux TIC est très positif puisque j’ai appris énormément d’éléments reliés aux technologies. J’ai nommé ceux qui seront utile dans ma pratique enseignante, mais d’autres sujets intéressants ont aussi été vus dans le cours. Je considère que je me suis nettement améliorée au niveau de mes connaissances et surtout au niveau de l’utilisation de ces TIC dans l’enseignement. Je crois que j’ai su approfondir un peu plus cette compétence du programme. Comme les technologies sont omniprésentes dans nos vies et dans nos salles de classe, ne serait-il pas plus approprié d’avoir plus d’un cours sur les technologies dans le cadre du baccalauréat en enseignement?

Manon Tremblay, etu80

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Technocompétente? Moi? Peut-être un peu plus…

Il y a de cela pas très longtemps, dix semaines pour être exacte, je devais écrire un blogue qui expliquait ma compétence avec les tics. Après avoir suivi le cours d’initiation aux technologies éducatives, je dois refaire cet exercice. Très honnêtement, j’avoue que je ne suis toujours pas technocompétente, mais que j’ai changé ma vision de ce que les technologies peuvent apporter en enseignement. J’ai eu la chance de faire la « connaissance » du tableau interactif. Cet outil technologique, que je redoutais plus que tout autre, m’a bien impressionnée. Je n’en suis pas à dire que je le maîtrise, mais disons que notre relation a bien évoluée ! De monstre blanc beaucoup trop compliqué pour moi, il est passé à écran blanc, utile, mais déjà dépassé. J’ai par contre retrouvé en lui quelques petites astuces que je pourrai appliquer dans un avenir rapproché. Le fait de pouvoir avoir accès à une foule d’aides visuels interactifs en un clic de doigt peut, et je le crois sincèrement, faciliter les démonstrations mathématiques qui, parfois, sont complexes à démontrer au tableau. Je sais que son implantation et son utilité sont quelque peu controversées, mais il demeure quand même un objet à découvrir selon moi.

D’un autre côté, j’appréhende encore le jour où je recevrai un appel qui m’invitera à faire du remplacement dans une classe iPad. J’aurais aimé prendre du temps de cours pour apprendre à connaître et à utiliser certaines applications qui s’avéreraient utiles dans mon domaine. Certes, nous avons eu une conférence visant à nous mettre en contexte avec les réalités qu’apporte l’implantation de tablettes intelligentes dans une classe, mais je ne me considère pas apte à les utiliser. Par contre, je dois avouer que le cours a eu pour effet de piquer ma curiosité et de me pousser à vouloir en découvrir un peu plus sur cet outil didactique « nouvel ère ».

Du PowerPoint conventionnel, je suis passée à Prezi qui, selon moi, est beaucoup plus facile à utiliser et bien plus divertissant à présenter. Je dois vous avouer que j’aurais bien aimé connaître cet outil avant la fin de ma troisième année d’université, car ce n’est pas en enseignement des mathématiques que l’on utilise le plus de présentatiques. Du mois, je pense.

Le prix de la découverte de l’année côté technologies éducatives va, selon moi, aux outils de travail coopératif ! Je suis peut-être en retard sur ce point, mais maintenant le fait faire des travaux en équipe à distance est monnaie courante chez moi. Google Docs sauve très certainement ma vie d’étudiante qui travaille à temps plein et qui a présentement une session condensée ! Il me permet de le faire à la maison et d’y travailler quand j’ai le temps sans voir à rencontrer les membres de mon équipe trois fois pour le même travail. Pas que je sois antisociale, mais bon… S’il y a une chose que j’utiliserai, c’est bien ça ! Il va de soi qu’il est peut-être plus difficile de l’utiliser dans notre enseignement en tant que tel, mais je trouverai surement utile de l’utiliser quand viendra le temps de créer des situations d’apprentissages en collaboration avec d’autres enseignants.
J’ai été très impressionnée par la partie sur les jeux en éducation, mais je ne sais toujours pas comment les apporter en mathématiques. En existe-t-il qui sont conçu pour l’enseignement des mathématiques ?

Quoi dire de DropBox ? Moi et mon déficit d’attention sommes plus qu’heureux de l’accueillir dans notre vie ! Plus jamais de « j’ai oublié ma clé USB » ou de « mon disque dur externe ne fonctionne plus ». Donnez-moi une connexion internet et j’aurai accès à tout ce dont j’ai besoin !

En terminant, je dirais simplement que je ne suis toujours pas une Steve Jobs en ce qui concerne les technologies éducatives, mais je me suis améliorée ! Plus encore, j’ai changé ma vision de son utilisation , voire même de son importance dans l’enseignement moderne. Maintenant, à moi de faire en sorte de devenir technocompétente !

Étu82

J’ai écrit cet article dans le respect du code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

Manuel d’analyse du Web

J’ai le livre en titre à lire et à commenter… Voici mes notes de lecture. En vrac, sans classement… Désolé si ce n’est pas facile à suivre. Au final, je dois produire un résumé et une appréciation pour une revue scientifique… Je n’ai pas la prétention que ces notes soient déjà un bon résumé… Ce sont des éléments que je juge important ou dont je veux me souvenir en vue d’un travail final dans lequel je tenterai de faire du sens de l’ensemble. Je publierai probablement ce résumé ici aussi, plus tard, si le journal le permet.

Référence exacte du livre dont il est question:

Barats, C. (Ed.) (2013). Manuel d’analyse du Web en Science Humaines et Sociales. Paris: Armand Colin. Collection « U ».

La première partie regroupe quatre chapitres et trois textes plus courts (des « Zoom »!) qui abordent des sujets très précis en lien avec un ou des chapitres. Les textes regroupés dans cette première partie du livre sont supposés aborder des questions interdisciplinaires qui se posent en amont de la recherche.

Chapitre 1: Le Web comme dispositif: comment appréhender le complexe?

Auteur:

Laurence Monnoyer-Smith

Université de Technologie de Compiège

Ce chapitre se positionne d’abord dans le champs des sciences de l’information et de la communication. Je le note, car c’est un champs dont j’ignore tout ou presque…

(p.12) Saisir ou essayer d’appréhender le Web, c’est s’attaquer à une réalité techniquement complexe et socialement construite. Le Web est un objet sociotechnique. L’étudier, c’est donc un peu comme étudier la poule et l’oeuf… (Ça, c’est mon interprétation!) L’aspect technique du Web influence et structure les interactions et les relations desquelles le Web (en tant qu’objet étudié) découle lui-même et qui amènent ou motivent l’évolution et le développement des aspects techniques. Pourtant, selon l’auteur, s’attarder simultanément aux relations qui tissent le Web et au contraintes techniques qui le contraignent tout en le rendant possible est essentiel… Cela permettrait d’éviter 2 écueils.

  • La tendance à la réification: C’est la tendance à considérer le Web comme un objet neutre, une réalité externe à ses utilisateurs que l’on peut manipuler ou utiliser.
  • La tendance à la naturalisation: C’est la tendance à considérer le Web comme un résultat fini, unidimensionnel et à l’interpréter d’un bloc, sans prendre en compte l’hétérogénité et le caractère évolutif et « interactionnel » de ses acteurs et de ses composantes.

(p.14) Au final, le Web est donc un composite, un ensemble complexe et hétérogène de pratiques, d’organisations, de savoirs, de normes et de machines qui instancie le web et l’ensemble des « formes sociosémiotique » (j’aimerais formuler cette expression dans mes mots, mais je n’y arrive pas!) que l’on peut voir à l’écran. Selon, l’auteure, les sciences de l’information et de la communication tentent de « faire science et sens » (j’aime bien cette expression de l’auteure!) du web dans sa globalité et propose de s’y attarder en recourant au concept de « dispositif » qu’elle présentera par la suite…

Par rapport à l’expression »sociosémiotique ». Je me demande vraiment pourquoi on ajoute le « socio »? Est-ce que les systèmes de signes de communication étudiés en sémiotique ne sont pas par définition « socio ». Sinon, quelle communication est possible avec ces signes? En bref, cette expression m’agace, je ne la comprends pas. C’est peut-être que je suis externe au champs…

Le reste du chapitre s’attarde au concept de dispositif, à ses quatre dimensions et à comment elles permettent de décrire et comprendre le Web. Je retiens que les dimensions proposées sont supposées permettre d’être critique à l’égard du dispositif « Web » et, surtout, de prendre en compte sa nature résolument évolutive et adaptative.

Je remarque que le chapitre se termine sur une liste de référence importante qui permettra aux intéressés de pousser plus loin leur réflexion.

Dans l’ensemble, ce second chapitre était plus facile à lire. Plusieurs raisons peuvent expliquer cela, mais la principale est la proximité. Il m’était facile de rattacher les propos des auteurs à des connaissances antérieures ainsi qu’à des expériences vécues. C’est décidément un chapitre que je ferai lire à mes étudiants dès qu’ils commenceront à réfléchir à utiliser le Web dans le cadre de leurs projets recherches.

Chapitre 2: Enjeux éthiques de la recherche sur le Web

Auteurs:

Guillaume Latzko-Toth

Université Laval

Serge Proulx

Université du Québec à Montréal

Ce chapitre fait exactement ce que le titre annonce et présente certains enjeux associés à la recherche sur et à propos du Web. Dès les premières lignes du chapitre, les auteurs expliquent l’intérêt pour l’éthique de la recherche sur et via internet sommairement, mais très clairement. Tout d’abord, le fait qu’Internet facilite grandement l’accès aux terrains de recherche l’a rendu très populaire en recherche. Ensuite, Internet contribue au décloisonnement ou au brouillage des lignes de démarcation entre des catégories sur lesquelles se fondait autrefois le jugement éthique des chercheurs comme vie privée vs sphère publique. Aussi la recherche en ligne tend à estomper les cadres spatiotemporels. La recherche sur et à propos d’Internet aurait ainsi provoqué l’apparition de nombreuses zones grises qui justifient l’intérêt pour l’éthique de la recherche Web.

Dans le reste du chapitre, les auteurs posent d’abord le contexte en présentant différents cadres règlementaires et normatifs provenant du Canada, des États-Unis et de la France. Ils décrivent ensuite cinq propriétés de l’information sur le Web (recherchabilité, ubiquité,persistance, mutabilité et invérifiabilité) qui contribuent à la spécificité du média Internet et ont d’importantes conséquences pour l’éthique de la recherche sur et via Internet. La troisième et dernière partie du chapitre présente plus directement certains enjeux de la recherche sur et via le Web en lien avec l’étape de la collecte de données, la mouvance des notions de publicité et privacité, la nécessité ou non d’obtenir un consentement et, finalement, le paradoxe de l’attribution ou le difficile équilibre entre le respect de la vie privée et celui de la propriété intellectuelle.

Comme dans le chapitre précédent, les auteurs fournissent une abondante liste de références pertinentes.

Zoom — Pas d’éthique au pays d’Astérix? Quelques réflexions sur la situation française

Auteur:

Fabienne Greffet

Université de Lorraine

Dans ce court texte, l’auteure réfléchie aux impacts de la situation française en matière d’éthique en sciences sociales et questionne une éventuelle transposition des pratiques actuellement en vigueurs dans les pays anglosaxons.

Ce texte est court et j’en aurais pris un peu plus, surtout au début alors qu’elle réfléchie à partir de son point de vue « français » aux dérives que le système en place dans les pays anglosaxons peut entrainer.

Ensemble, ce « Zoom » et le chapitre 2 amènent à une première réflexion intéressante sur l’éthique de la recherche sur et via le Web en science social, en éducation et probablement dans d’autres sujets comme la psychologie.

Chapitre 3: À la recherche de la « mémoire » du web: sédiments, traces et temporalités des documents en ligne

Auteurs:

Olivier Ertzsceid

Université de Nantes, IUT de La Roche-sur-Yon

Gabriel Gallezot

Université de Nice Sophia Antipolis

Brigitte Simonnot

Université de Lorraine

Dans ce chapitre, les auteurs tentent d’analyser l’évolution du Web pour réfléchir aux effets de cette évolution sur les pratiques de recherche. Déjà, dès l’introduction, ils annoncent que ces changements remettent en question trois principes fondateurs du Web qui en faisaient une incroyable archive ou un lieu de mémoire collective.

D’abord, la notion de traces s’actualise différemment sur le Web… Il y a d’abord les traces explicites « qui relèvent d’une volonté expresse de diffuser ». Celles-ci peuvent généralement être édités et sont, d’une certaine manière, sous le contrôle de l’individu. Il y a ensuite les traces implicites qui sont souvent recueillies « à l’insu de l’internautes lors de ses interactions en ligne » et qui témoignent d’un contact entre l’utilisateur et une application sans que l’utilisateur puisse exercer du contrôle sur cette trace. Il y a finalement des traces hybrides qui « sollicitent une action délibérée mais que l’internaute ne pourra effacer ».

Le Web a évolué. Au départ, les protocoles à la base du Web permettaient simplement d’accéder à un document. Il n’y avait pas vraiment de ‘mémoire » de cette interaction. Les applications peuvent cependant se souvenir de ces interactions sous formes de « logs », cependant elle ne se souviennent jamais de tout. Les traces sont donc parfois décontextualisées et, de plus, elles échappent souvent à l’internaute…

Les auteurs nous rappellent ensuite que les traces collectées par les outils et applications sur le web ne sont probablement pas une réponse aux pertes potentielles d’objectivité liées aux entretiens ou à d’autres stratégies de collectes de données courantes en SHS puisque ces traces « reflètent d’abord les critères sélectionnés par ceux qui en organisent la collecte et, d’autre part, ne fournissent pas d’éléments contextuel suffisants… » Ces traces ne sont de plus pas toujours vraiment authentiques ou totalement libre, car les applications contraignent souvent les utilisateurs ou les orientent de par leurs interfaces, leurs fonctionnalités, etc.

La deuxième partie du chapitre discute du Web en tant que ressources pour le chercheur, ressource qui est grandement influencée par l’évolution du Web. Ainsi le web peut être une base bibliographique, un entrepôt de documents ou une incroyable base de données factuelles.

La troisième partie parle rapidement de l’industrie de la recommandation dans laquelle nous externalisons notre mémoire. Difficile de se soustraire à cette mémoire enregistré par un tiers que l’on ne contrôle pas et à qui l’on doit faire confiance…

Dans la dernière partie, les auteurs envisagent le Web en tant que corpus de données. Ils expliquent d’abord qu’un corpus de données, pour être exploitable, doit pouvoir être circonscrit. Le Web permet cependant la création et la consultation de corpus gigantesque qui posent au oins deux grandes questions aux chercheurs:

  • Comment y avoir accès et avec quelles règles?
  • Comment savoir si ce corpus est complet lorsque le corpus dépend surtout de société « commerciale » et non scientifique? Cette mémoire qu’est le Web a, en quelque sorte, échappé à la société…

Zoom — Archiver Twitter. un patrimoine superflu?

Auteur:

Olivier Ertzscheid

Université de Nantes, IUT de La Roche-sur-Yon

Ce texte est court, mais soulève quelques questions très importantes en utilisant le cas de Twitter et de son archivage par la Bibliothèque du Congrès comme exemple.

Le texte présente d’abord quelques dates importantes en lien avec la problématique choisie.

Dès la seconde partie, l’auteur questionne la décision d’archiver Twitter et se demande si cette décision étend le périmètre de l’archivistique ou si elle le redéfinie. Auparavant, la décision d’archiver un document relevait de l’obligation (ex.: support arrivés en fin de vie) ou du choix (ex.: document jugé digne d’intéret ou ayant une certaine valeur patrimoniale). Dans la cas de Twitter, il n’y a ni a pas d’obligation et personne n’a vraiment fait de choix… L’archivage de Twitter dépendrait plutôt d’une autre logique. L’auteur propose d’ailleurs trois raisons soutenant l’archivage de Twitter…

  1. La simplicité… Il est plus simple de récupérer la totalité de Twitter que de l’étudier pour faire une sélection. Le travail de questionnement et les autres activités propres à l’archivistique se déplace donc en aval.
  2. Le graphe social… L’archive constituée est riche sur le plan social et permet de reconstituer le graphe relationnel de chaque individu. Ces informations sont contenues autant dans les tweets eux-même que dans la liste de personne suivJe n’ai pas étudié en lettre. Je ne suis pas non plus un ies ou qui suivent un individu.
  3. L’archive elle-même… Twitter, comme archive, se suffit à lui-même et n’a pas besoins d’autre source. On peut l’analyse pour lui-même. De plus, les possibilités d’exploitation sont presque incalculables.

La définition de ce qu’est une archive entre donc, selon cet auteur, dans une zone de turbulence. Plusieurs questions sont soulevés par l’auteur qui devront être adressées comme l’impact sur les usagers de Twitter, la nécessité d’avoir encore des archives publiques.

Chapitre 4: Genres de discours et web: existe-t-il des genres web?

Auteur:

Dominique Maingueneau

Université Paris-Sorbonne

Si la question posée en titre semble simple, le texte de ce chapitre l’est un peu moins. Pour l’apprécier et profiter pleinement de la réflexion de l’auteur, il faut, je crois, être spécialiste ou adepte de l’analyse du discours. Or, ce n’est pas du tout mon cas. La première partie du chapitre m’a donc un peu échappé. On y présente les genres de discours « classiques ». C’était pour moi du nouveau et c’était présenté beaucoup trop rapidement pour que je puisse réellement comprendre. Je crois qu’il me manquait certains savoirs essentiels que le texte ne fournissait pas. Je m’en suis mieux cependant un peu mieux tiré dans la seconde partie du chapitre puisque je connais le Web. Je ne le connais pas sous l’angle des genres de discours, mais tout de même… L’auteur explique dans cette partie comment les caractéristiques du Web on permit la redéfinition des genres ou à tout le moins le recadrage des genres pour s’adapter aux Web.

Zoom — Qui parle dans les blogs?

Auteur:

Malika Temmar

Université de Picardie, Université Paris Est Créteil

Comme dans les Zooms précédents, celui-ci est en lien avec le chapitre qui vient immédiatement avant. Dans ce cas, même si ce n’est pas explicite, on continue à se situer dans une logique d’analyse du discours. Encore une fois, il me manque l’expérience et les savoirs pour bien apprécier le travail de l’auteur. Il me semble que l’auteur fait cependant une erreur importante en confondant les blogueurs avec ceux qui émettent des commentaires. Le blogueur a beaucoup plus de contrôle sur le site puisqu’il décide quotidiennement de quoi traiteront les billets et comment ils le traiteront. Étant moi-même blogueur, je pense qu’une analyse qui ne prend pas en compte cette distinction passe à côté de son but. Il aurait probablement été plus souhaitable que l’auteurs regarde plusieurs blogues pour comparer leurs auteurs… Alors seulement elle aurait pu parler des blogueurs. Dans ce cas, on a regardé un seul blogue, donc un seul blogueur. Outre cette erreur d’appellation ou d’attribution du titre de blogueur, l’auteur a cependant raison sur le fait qu’il y a souvent plusieurs personnes qui parlent sur un même blogue et que la question de savoir qui ils sont peut être intéressante…

La seconde partie est intitulée « Contenus et usages du web: objets et cadres d’analyse » et elle regroupe quatre chapitres et autant de « Zoom ». Les textes de cette partie sont supposés présenter des stratégies d’analyse et réfléchir à la nature des données « Web » ainsi qu’à la composition du corpus.

Chapitre 5: Approches textométriques du Web: corpus et outils

Auteurs:

Christine Barats

Université Paris Descartes et Université Paris Est Créteil

Jean-Marc Leblanc

Université Paris Est Créteil

Pierre Fiala

Université Paris Est Créteil

J’annonce en débutant que je ne suis pas du tout familier avec les approches et les outils présentés dans ce chapitre. Je n’ai jamais croisé d’analyse textométrique en éducation ou dans le domaine des technologies éducatives. Malgré les petites critiques qui vont suivre, notez que j’ai trouvé intéressant de découvrir ces approches nouvelles pour moi.

Bien que l’on annonce un ouvrage « délibérément pédagogique », je dois avouer que j’ai été largué plus d’une fois. Je crois qu’il faut déjà savoir comment faire avant de lire le chapitre, car on explique pas vraiment… Ensuite, je n’ai malheureusement pas saisi l’importance ni l’utilité des analyses présentés. Je crois que l’exploitation des exemples aurait pu être plus extensive et détaillée. On aurait aussi pu accorder plus d’importance à l’interprétation des schémas et aux conclusions qu’on en tire ainsi qu’aux retombées potentielles de ce type d’analyse pour aider les débutants ou les chercheurs d’autres champs à comprendre.

Franchement, après avoir lu ce chapitre, je ne suis pas convaincu de l’utilité de ce type d’analyse. De plus, j’ignore si c’est inhérent aux types d’analyses présentées, mais j’ai été un peu surpris qu’on nous parle d’analyse statistique sans jamais nous parlé des postulats de base ni de la puissance. On nous donne aussi très peu d’indices de la force des conclusions que l’on peut tirer de ces analyses… Vraiment, j’ai l’impression d’être passé à côté de beaucoup de choses!

Zoom — Termes et outils d’analyse textométriques

Auteurs:

Christine Barats

Université Paris Descartes et Université Paris Est Créteil

Jean-Marc Leblanc

Université Paris Est Créteil

Pierre Fiala

Université Paris Est Créteil

Ce « Zoom » accompagne très bien le chapitre précédent en ce sens qu’il s’agit de véritable glossaire de la textométrie. on y présente quelques définitions et plusieurs outils informatiques utilisés par les expert de ce domaine. La partie glossaire, bien que courte, m’a été fort utile!

Chapitre 6: Approches sémiologiques du web

Auteurs:

Julia Bonaccorsi

Université Paris Est Créteil

blablabla

Être technocompétente en 64 jours?

• Je ne suis pas plus habile à manipuler un ordinateur,

• Je tape toujours sur mon clavier avec deux doigts,

• Je n’ai pas appris comment pirater le portable de ma voisine de classe (qui est etu67),

• Je n’ai pas décodé le langage html ….

MAIS

Je vais toujours prévoir UN PLAN B lors de l’utilisation de technologies dans ma classe afin de ne pas entretenir un rapport négatif avec les technos et pour éviter d’abandonner leur utilisation.

Je suis consciente que les technologies ne sont pas bonnes ou mauvaises, ce qui importe c’est la manière et quand on les utilise. C’est la responsabilité du professeur de donner une signification pédagogique à une technologie. Les technologies doivent demeurer un moyen d’atteindre des objectifs éducatifs, tout en modifiant la dynamique de la classe.

Je suis maintenant capable de comparer deux technologies afin d’utiliser la plus efficace en classe.

Je suis beaucoup moins intolérante aux jeux vidéo, j’ai même découvert des jeux que je pourrais utiliser dans mes cours d’histoire (civilisation) ou de géographie (écoville).

J’ai découvert que les jeux peuvent développer des habiletés et des compétences connexes à celles prônées par l’école. Par exemple, les jeux favorisent la flexibilité mentale et l’adaptation à la nouveauté, ils peuvent aider à faire le bon choix et à avoir une bonne coordination. De plus, les jeux développent la mémoire, le raisonnement, la résolution de problèmes, la pensée critique, l’attention et la discrimination visuelle.

J’aimerais travailler dans une école qui utilise les technologies IPAD dans les classes.

Je suis heureuse de vivre dans l’ère du web 2.0 notamment pour les travaux d’équipe qui peuvent être faits à distance grâce aux outils de collaboration. Un bon exemple est Google Drive que j’ai utilisé très fréquemment lors de cette session dans ce cours, mais dans mes autres cours également.

Je souhaite sensibiliser mes élèves sur le plagiat et je veux leur offrir des pistes et un guide méthodologique pour bien citer leurs sources afin de ne pas être pénalisés.

J’ai eu une prise de conscience sur mon identité numérique lors du cours. J’ai adoré développer une séquence pédagogique sur l’identité numérique pour les jeunes. Je désire informer les jeunes lors de mon stage sur les conséquences d’une mauvaise utilisation des informations personnelles sur le web.

Je tente d’avoir une réflexion projetée sur le futur, car les technologies avancent très rapidement. Il faut toujours être un pas d’avance et non pas se limiter à ce qui se fait aujourd’hui.

BREF, je suis tout à fait plus sensibilisée à l’importance de la compétence 8 dans ma pratique. Je serais un modèle beaucoup plus technocompétent devant mes futurs élèves grâce à ce cours.

Ce billet a été créé dans le respect du procédure de rédaction pour les articles et les commentaires.

Lé msg txt vs lé comPtenss en Fr., 1 problm????

Introduction

À l’aube de l’année 2014 et en présence de la génération C, c’est-à-dire la tranche d’âge qui baigne dans les technologies de l’information et de la communication, quoi de plus normal que de voir des jeunes dans nos écoles secondaires avec en main des téléphones intelligents, des tablettes portatives et des baladeurs numériques. L’omniprésence de tous ces outils, à la fois ludiques et pratiques, nous mène à nous questionner sur les enjeux qu’ils comportent pour cette génération. Plus précisément, nous nous intéresserons aux messages envoyés par les téléphones des jeunes, appelés « texto » ou « SMS (short message service) » afin d’étudier quelles sont les conséquences de leur utilisation sur la langue française.

Nous nous interrogeons à savoir si ces impacts sont positifs ou négatifs sur diverses compétences en lecture et en écriture. Nous allons donc répondre à la question suivante : le langage SMS a-t-il des conséquences sur les compétences en français ? Notre questionnement est d’actualité et tout à fait pertinent dans notre future pratique enseignante car « Les utilisateurs, surtout des filles de 13 à 17 ans, en envoient ou en reçoivent en moyenne plus de 3300 chaque mois, selon une enquête de la firme Nielsen menée en 2010. » (Nancy, 2013) et que nous croyons fortement que ce nombre a augmenté considérablement en quatre ans en raison de l’accès plus facile aux technologies et surtout par la multiplication des plates-formes offertes pour communiquer.

Ce travail de recherche exposera d’abord les idées d’experts et d’auteurs qui sont d’avis que le langage SMS offre des conséquences positives pour la maîtrise du français. Ensuite, il sera question des conséquences négatives recueillies dans la littérature de l’utilisation de messages textes sur la langue française. Enfin, après avoir exploré les deux argumentaires, il sera temps pour nous de prendre position et de répondre à la question de recherche. Pour finir, nous aborderons les outils de communication que nous avons utilisés afin de réaliser ce travail d’équipe.

Les arguments

A. Les conséquences positives de l’utilisation du SMS : l’avis des auteurs.

1. Selon Vienney et Melian (2004), on peut lire dans leur article traitant sur la correction automatique du langage “texto” que celle-ci, offerte par plusieurs technologies dont les iPad, les iPhone, etc. aide les jeunes à mieux écrire. En les corrigeant, les élèves peuvent apprendre comment les mots s’écrivent. Quoi de mieux que d’apprendre de nos erreurs.

2. De plus, le message écrit par SMS est personnalisé et stylisé, selon les mots de Bevilacqua (2012). On peut y inclure des émoticônes (smileys) pour évoquer les émotions et les intentions derrières le message texte, habituellement présentes dans un échange oral. L’auteur ajoute que la rédaction d’un SMS offre également une économie de temps: les messages textes se composent rapidement, et ce, particulièrement pour les téléphones sans clavier Qwerty.

3. Dans son texte sur les enjeux didactiques en écriture et en lecture de la littératie numérique, Penloup (2012) affirme que les SMS permettent la pratique du français à l’extérieur du cadre scolaire et donc, dans un lieu exempte de stress et d’évaluation. Le jeune peut se pratiquer sans risquer l’échec. En outre, les SMS permettent de plus nombreuses conversations métacognitives employant fréquemment des termes comme : « Je crois que… », « Je sais que… », « Je suppose… » et des articulateurs logiques tel que « parce que » et « de plus ».

4. Un argument fort du texte de Nancy (2013) sur l’écriture en classe est que ceux qui connaissent le langage SMS sont plus rapides lors de la prise de notes en classe, car ils peuvent utiliser des raccourcis semblables à ceux sur leur téléphone. Les élèves gagnent en efficacité lorsqu’une contrainte de temps leur est imposée. L’auteur affirme que les textos sont clairs, courts, directs et « à mi-chemin entre le français parlé et le français écrit. ». De plus, on ne peut pas mettre l’entièreté de la faute sur les SMS concernant les lacunes en français des jeunes. Nancy dénonce que même avant l’arrivée des technologies de la communication et avant la vive popularité des SMS, bon nombre de jeunes possédaient déjà des lacunes en français écrit et en compréhension en lecture.

5. Ensuite, selon Brandt (2006), la communication par textos est dynamique et interactive. L’auteur affirme également qu’avec les SMS, la population en générale n’a jamais autant écrit et composé de messages. Depuis l’ère SMS, les communications ont en effet explosé.

6. D’autres auteurs se sont penchés sur les conséquences positives des SMS chez les jeunes dyslexiques. Tout d’abord, Macedo-Rouet (2010) relate que selon un groupe de chercheurs en linguistiques, le langage SMS pourrait aider les l’élèves dyslexiques pour bien comprendre les normes de l’écrit. Cela leur permettrait d’améliorer leur compréhension en lecture, car les textes sous forme texto sont phonétiquement écrits de façon à comprendre la transcription des sons. Ensuite, Tran et al.(2008) ont relevé qu’en production écrite, les élèves dyslexiques pourront se concentrer sur les idées du texte, sur le contenu et non sur la forme du texte et sur les fautes.

7. Finalement, afin de rassurer les inquiets, le site web Apprendre à apprendre (s.d) rapporte dans un article sur les impacts de l’utilisation croissante du SMS sur les compétences linguistiques que le langage SMS n’affectera pas les élèves qui ont un bon niveau en français: ceux-ci ne vont pas désapprendre les normes du français en utilisant les textos. Grâce à ces derniers, les jeunes seraient en outre plus créatifs en composition, leur imagination étant davantage sollicitée.

B. Les conséquences négatives de l’utilisation du langage SMS : l’avis des auteurs.

1. Par une modification des normes syntaxiques et orthographiques du français standard, le langage SMS présente comme premier risque de jouer un rôle néfaste sur la graphie employée par ses utilisateurs dans d’autres contextes inadéquats. Guernier et al. (2008) se sont intéressé à une étude scientifique réalisée en 2004 en Belgique qui s’appuyait sur l’analyse de 75 000 messages pour en relever les phénomènes linguistiques. Dans leur article, ces auteurs précisent que les variations présentes dans le langage SMS par rapport au français sont le fruit de contraintes de production et de transmission du discours.

2. La première contrainte qu’impose l’écriture de SMS est d’ordre économique. Comme son nom l’indique (short message service) l’utilisateur est limité à un nombre de 160 caractères au risque de devoir payer un message supplémentaire et est alors contraint de rentabiliser cet espace restreint pour transmettre la totalité de son discours. Ainsi, tous les signes ou mots n’entravant pas la compréhension, soit tous les mots syntaxiquement prévisibles, sont alors supprimés. Toutefois, cette contrainte n’a plus lieu d’être aujourd’hui: les forfaits téléphoniques se sont massivement répandus et offrent généralement des SMS illimités.

3. En outre, l’utilisateur est gagné par un souci d’efficacité communicationnelle et de rapidité. L’utilisateur supprime alors tous les signes inutiles à la bonne compréhension du message pour transmettre sa réponse aussi vite que possible. Cependant, cet argument peut facilement être rejeté selon des informations reprises sur Wikipédia (s.d.). Il est actuellement possible d’écrire aussi rapidement en limitant les erreurs d’orthographe, en utilisant les systèmes de saisie intuitive permettant la reconnaissance des mots français courants, et présents sur la majorité des portables.

4. De plus, selon Jalabert (2006), un danger qui peut également se présenter pour les élèves est qu’ils finissent par se tromper d’habitude scripturale. Tellement habitués à fonctionner de cette manière et utilisant davantage ce système graphique, ils en viennent à écrire certains mots en langage SMS directement dans leur copie scolaire par simple mégarde. De nombreuses erreurs orthographiques apparaissent alors à plusieurs niveaux : erreurs de ponctuation (parfois absente, parfois employée de manière abusive), de temps de conjugaison…

5. Un autre risque expliqué par Jalabert (2006) concerne la marginalisation des pratiques normées. Il admet d’abord que le langage texto, massivement utilisée par les jeunes, s’avère être un moyen pour les réconcilier avec l’acte d’écrire (notamment pour ceux qui présentent d’importantes faiblesses). Toutefois, ce retour à l’écriture présente plusieurs effets pervers pour l’écriture elle-même. On pourrait craindre que l’effet contraire se produise et que ceux qui continuent à respecter les règles orthographiques traditionnelles se voient marginalisés, l’écriture et toutes les richesses de son système n’étant dès lors peu ou plus pratiquées.

6. D’autres avancent ensuite que ce langage constitue un moyen d’échapper aux contraintes orthographiques. Or, le langage SMS tend de plus en plus à être normalisé que ce soit par des publications de romans rédigés ainsi ou encore par la création d’ateliers d’écriture texto. Jalabert (2006) rétorque alors que si les individus présentent des difficultés à respecter les normes orthographiques en français, peut-être auront-ils autant de difficultés à maitriser celles qui tendent à s’imposer en langage SMS.

7. Enfin, ce type de langage prolifère également sur les forums ou plus généralement sur les pages web. Employé dans des discussions parfois plus fondées, où il est déjà difficile de percevoir clairement les arguments des interlocuteurs (les paramètres propres à la communication orale étant dès lors absents), ce type de langage augmente les difficultés de lecture par le déchiffrement qu’il impose. Panckhurst (2009) ajoute que le langage sms est très problématique pour l’utilisation de système de synthèse vocale (notamment nécessaire à des lecteurs malvoyants): la reconnaissance des mots est alors rendue difficile pour les décrypter et les lire correctement.

Prise de position et conclusion

À la suite de nos lectures, il est maintenant temps de prendre position au sujet des conséquences du langage SMS sur les compétences en français. Notons tout d’abord qu’il nous est très difficile de trancher pour une position ou pour une autre. En effet, plusieurs arguments nous ont semblé pertinents et intéressants. Notre opinion est par conséquent plutôt mitigée à ce sujet.

Concernant notre aspiration à préserver le français comme langue première, nous sommes tentées de faire un rapprochement entre l’utilisation de l’écriture SMS et les anglicismes au quotidien. Ceci est un point de vue très personnel, aucun texte n’en faisant mention dans nos recherches. Mais nous croyons tout de même que pour la protection de la langue française, l’écriture SMS est une menace et devient une cause de la perte de richesse de la langue. Accepter ce type d’écriture serait un peu comme accepter les anglicismes et l’affichage en anglais au Québec. Pourtant, nous pouvons voir que l’écriture texto permet de personnaliser le langage et va même jusqu’à rendre les émotions plus faciles à percevoir pour le lecteur par la présence d’ émoticônes (Bevilacqua, 2012). Cela ne pourrait-il pas démocratiser, en quelque sorte, l’écriture? Rendre l’écriture plus accessible à tous? Car nous ne pouvons pas nier que malgré sa beauté, le français reste tout de même une langue difficile à maîtriser. Nous croyons ainsi que, nonobstant les « périls » de l’avenir du français, l’écriture texto peut tout de même avoir un avantage pour les jeunes qui veulent écrire, peu importe la forme que prend ce texte.

Dans une telle hypothèse, nous pensons que l’écriture SMS peut présenter un certain avantage pour les élèves dyslexiques (Macedo-Rouet, 2010) qui ne veulent pas être freinés dans leur ambition d’écrire. Nous sommes d’avis que l’usage de ce type d’écriture peut aider à retirer les complexes liés à la forme du texte et pourrait favoriser la production écrite. En effet, ces jeunes pourront dès lors se concentrer sur les idées à transmettre plutôt que sur la forme du texte.

Bien qu’il semble maintenant y avoir une certaine inutilité en regard à l’emploi de ce type d’écriture dans les textos en raison de la disparition de la limite de caractères imposée auparavant, l’usage de l’écriture SMS parait tout de même être pratique dans d’autres circonstances, comme nous l’avons mentionné plus haut. À cela, nous pourrions ajouter l’économie de temps que son emploi permet lors de la prise de notes (Nancy, 2013), tant au secondaire qu’au cégep ou à l’université. Il s’agit ici, à notre avis, de savoir faire la part des choses pour les élèves et les étudiants, c’est-à-dire de reconnaître son intérêt tout en ne l’utilisant que lorsque requis.

En conclusion, il nous semble qu’il n’y a pas de division bien/mal dans ce domaine, mais bien des forces et des faiblesses à l’écriture SMS. Il n’en tient qu’à nous, futurs enseignants et enseignantes, de tirer parti de cette tendance qui n’est pas appelée à disparaitre. Nous devons maitriser et parfois intégrer l’écriture texto afin d’aider nos jeunes à s’approprier les divers avantages qu’elle offre tout en minimisant ses effets négatifs. Bien que ce ne soit pas, à notre avis, le rôle de l’école que d’enseigner les codes du SMS aux élèves, nous ne devons pas rejeter systématiquement cette forme de langage car elle concerne tous les jeunes de cette génération, à savoir nos élèves. Ainsi, et comme nous l’avons mentionné plus haut, une des façons pour intégrer l’écriture texto serait de favoriser et d’encourager son utilisation pour faciliter la prise de notes et même pour démontrer les registres de langue en montant des activités qui utilisent le langage SMS.

Pour la réalisation de ce billet, qui fut rédigé en équipe, nous avons utilisé majoritairement Google Disque, afin de pouvoir travailler sur un même document en même temps. Cela nous a permis de consulter les sources partagées à même le document et ainsi de « se faire une tête » sur le sujet. De plus, avec la fonction de commentaires, il était possible de donner des suggestions de corrections pour certaines phrases ou paragraphes et de commenter quelques parties du texte, afin d’apporter des approfondissements. De plus, nous recevions les notifications par courriel ce qui nous permettait de – réagir rapidement quand nous n’étions pas toutes en ligne en même temps. C’est le principal outil que nous avons utilisé. Par contre, pour une communication plus directe, nous avons utilisé la messagerie de Facebook, car nous avons tendance à vérifier plus souvent cette messagerie que notre adresse courriel. En ce qui concerne la présentation du sujet devant le groupe, notre support visuel était fait à l’aide de Prezi.

Références bibliographiques

Apprendre à apprendre. (s.d.) L’utilisation croissante du SMS chez les jeunes: quel impact sur les compétences linguistiques ?

Audran, J., & Del Perugia, B. (2001). Une expérience de « chats » à l’école, communication et stratégies. L’odyssée des réseaux, Cahiers Pédagogiques, 356, 25-27.

Barton, D. & Hamilton, M. (2010). La littératie: une pratique sociale. Langage et société, 3 (133), 45-62.

Bevilacqua, S. (2012). La communication médiée par téléphone (CMT). Synergies Argentine, 1, 117-126.

Brandt, S. (2008). Parlez-vous textos ? L’oral en représentation(s). Décrire, enseigner, évalué. In C. Parpette & M.-A. Mochet (Eds), Cortil-Wodon: E.M.E. (pp 135-157). Nice, France: Université de Nice Sophia-Antipolis.

Guernier, M.-C., Sautot J.-P. & Vuillermoz, A. (mars 2008). Le langage SMS: étude d’un corpus informatisé à partir de l’enquête “Faites don de vos SMS à la science. Lire au lycée professionnel (56), 39.

Jalabert, R. (2006). MoliR, revi1 vit… il son 2vnu foo ! (« Molière, reviens vite … ils sont devenus fous ! »). Cahiers pédagogiques, 440.

Marso, P. (2005). La font’n j’m, La Fontaine, j’aime.

Macedo-Rouet, M. (2010). Le langage SMS n’est pas l’ennemi des écrits scolaires.

Nancy, D. (7 octobre 2013). Les textos aident à la prise de notes en classe.

Panckhurst, R. (2009). Short Message Service (SMS): typologie et problématiques futures. In T. Arnavieille, Polyphonies (pp. 33-52). Montpellier , France : Université Paul-Valéry Montepellier.

Penloup, M.-C. (2012). Littératies numériques : quels enjeux pour la didactique de l’écriture-lecture ? Les Cahiers de l’Acedle, 9 (2), 129-140.

Tran T. M., Trancart, M. & Servent, D. (2008). Littéracie, SMS et troubles spécifiques du langage écrit. In J. Durand, B. Habert & B. Laks (Eds), Congrès mondial de linguistique française (pp.1845-1858). Paris, France: Institut de linguistique française. doi: 10.1051/cmlf08034

Vienney, S. & Melian, C. (2004). La correction automatique du langage des nouvelles formes de communication écrite. In S. Vienney & M. Bioud (Eds), Bulag. Correction automatique: bilan et perspective (pp. 183-190). Franche-Comté, France: Presses universitaires de Franche-Comté.

Wikipedia. (20 février 2014). Langage SMS.

Étu67, Étu60 et Étu74

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