Mercredi 10 juin

8 h à 10 h

Activité s’adressant aux personnes inscrites au Forum.

La cérémonie d’ouverture marquera officiellement le coup d’envoi du Forum.

En compagnie des hôtes de l’édition 2025, nous procéderons à la passation de l’objet symbolique, geste fort et rassembleur qui incarne la continuité, la mémoire et l’engagement collectif.

Cette séquence protocolaire comprendra :

  • Les mots d’accueil officiels
  • Les allocutions des représentantes et des représentants partenaires
  • Un hommage aux survivantes et aux survivants des pensionnats
  • La reconnaissance des communautés et des personnes invitées d’honneur

La cérémonie se déroulera notamment en présence de :

  • Ghislain Samson, recteur de l’UQAC
  • Danielle Rousselot, directrice du Centre des Premières Nations Nikanite et des relations avec les Premiers Peuples

Une prestation artistique viendra ponctuer ce moment, afin d’inscrire l’ouverture dans une dimension culturelle et identitaire forte.

Cette cérémonie vise à établir le ton du Forum : rassemblement, reconnaissance, dialogue et engagement vers l’avenir.

Charles Bender – animateur

Charles Bender – Wendat

Comédien/metteur en scène/traducteur

Charles Bender est un acteur, animateur, traducteur et metteur en scène wendat et québécois. Il est codirecteur artistique de la compagnie de théâtre Menuentakuan et est l’animateur de Sans Réserve sur le réseau APTN. Il a siégé sur plusieurs comités et conseils d’administration dont les enjeux sociaux et la culture autochtone contemporaine sont au cœur de leur mission.

Charles s’implique depuis plus de 20 ans dans le milieu des arts de la scène et de la télévision et est régulièrement invité pour animer une variété d’évènements qui soulignent la richesse exceptionnelle des peuples et organisations autochtones.

Ghislain Samson

Ghislain Samson, recteur, Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)

Titulaire d’un doctorat (Ph. D.) en didactique des sciences au secondaire (UQTR/UQAM), Ghislain Samson a amorcé sa carrière de professeur à l’Université de Sherbrooke (2004-2008). Il s’est ensuite joint au Département des sciences de l’éducation de l’UQTR. Spécialiste de la didactique des sciences et du transfert des apprentissages en mathématiques et en sciences, il s’intéresse également aux questions relatives au curriculum scolaire, à l’interdisciplinarité et à l’éducation environnementale. Outre ses études en éducation scientifique, M. Samson a mené des recherches sur les élèves en difficulté, l’employabilité et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, les effets de la pédagogie entrepreneuriale et le numérique. De 2014 à 2016, il a été directeur du Département des sciences de l’éducation avant de devenir doyen de la gestion académique des affaires professorales en 2017. Depuis août 2021, Ghislain Samson occupe la fonction de recteur à l’UQAC.

Gabriel Miller

Gabriel Miller est président-directeur général d’Universités Canada. Fort de plus de 22 ans d’expérience en direction d’organisations à but non lucratif, il possède une expertise en relations avec les membres, en promotion d’intérêts, en mobilisation de parties prenantes ainsi qu’en politiques publiques. Il était précédemment président et chef de la direction de la Fédération des sciences humaines. Dans son rôle actuel, M. Miller fait progresser la mission d’Universités Canada en cultivant des partenariats, en défendant l’enseignement supérieur et en contribuant à des politiques qui renforcent la recherche et l’enseignement à l’échelle nationale. En dehors de ses fonctions professionnelles, il a siégé à bon nombre de conseils d’administration d’organismes à but non lucratif ainsi qu’au comité consultatif sur le jubilé de diamant du gouvernement du Canada.

Lori Campbell

Lori Campbell est vice‑rectrice associée (Engagement autochtone) à l’Université de Regina, où elle dirige des stratégies institutionnelles visant à faire progresser l’engagement autochtone, la réconciliation et la décolonisation. Guidé par les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation et par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, son travail met l’accent sur l’établissement de relations significatives fondées sur le respect, la responsabilité et la reddition de comptes.

Fière personne bispirituelle originaire de la Nation crie de Montreal Lake, sur le territoire du Traité 6, Lori cumule plus de 20 ans d’expérience en leadership dans les services aux étudiants, les programmes académiques et la haute administration. Son leadership s’enracine dans les enseignements autochtones et une gouvernance axée sur la responsabilité communautaire, afin d’ancrer les visions du monde autochtones au sein des structures institutionnelles.

Titulaire d’une maîtrise en éducation des adultes, elle termine actuellement un doctorat en éducation à la justice sociale à l’Université de Toronto, portant sur le leadership des femmes autochtones. Lauréate de prix nationaux et coprésidente de l’Association nationale des dirigeantes et dirigeants autochtones, elle est aussi conteuse, ultramarathonienne et participante à l’émission Canada’s Ultimate Challenge de CBC, inspirant l’action, le courage et le partage des responsabilités en matière de réconciliation.

Jacqueline Ottmann

Jacqueline Ottmann est Anishinaabe (Saulteaux) de la Première Nation Fishing Lake, en Saskatchewan. Avant d’entreprendre sa carrière universitaire, Mme Ottmann a été enseignante et directrice au primaire et au secondaire. Elle est toujours une chercheuse engagée, en plus d’assumer ses responsabilités de dirigeante universitaire chevronnée. Anciennement, elle a travaillé à l’Université de Calgary à titre de coordonnatrice du programme de formation des enseignants de premier cycle des Premières Nations, des Métis et des Inuits ainsi que de directrice des initiatives d’éducation des Autochtones au sein de la Werklund School of Education. Mme Ottmann a également coprésidé la stratégie relative aux Autochtones de cette école et, en collaboration avec le vice-recteur principal, la stratégie relative aux Autochtones à l’échelle de l’université.

Par la suite, Jacqueline Ottmann a fait le saut vers l’Université de la Saskatchewan en tant que professeure et vice-rectrice de l’engagement auprès des Autochtones. Elle a ensuite été nommée présidente de l’Université des Premières Nations du Canada. Mme Ottmann s’est imposée comme une chercheuse, une militante et une agente du changement à l’échelle internationale. Elle est aussi reconnue pour transformer les pratiques en tenant compte de la gouvernance, des méthodologies et des pédagogies autochtones. Mme Ottmann a à cœur la création d’écoles et de milieux de vie qui alimentent un sentiment profond d’appartenance et de reconnaissance à l’égard des peuples autochtones, de leurs expériences, de leurs histoires, de leurs connaissances et de leurs modes de vie. En outre, Jacqueline Ottmann est la première personne autochtone à devenir présidente de la Société canadienne pour l’étude de l’éducation.

Michèle Audette

La sénatrice Michèle Taïna Audette a grandi au carrefour des cultures innue et québécoise. Née à Wabush, au Labrador, elle passe son enfance entre Schefferville, Mani-utenam et Montréal. Confrontée dès son plus jeune âge à la discrimination envers les femmes et les Autochtones, elle a dédié sa vie à la lutte pour l’égalité, l’équité et la justice sociale. Présidente de Femmes autochtones du Québec à 27 ans, puis de l’Association des femmes autochtones du Canada, elle a été commissaire à l’Enquête nationale sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées. En 2019, elle rejoint l’Université Laval pour œuvrer à la réconciliation. En 2021, elle est nommée sénatrice.

Reconnue pour son travail en faveur de la réconciliation et de la défense des droits des femmes autochtones, Michèle Audette est une figure marquante de la justice sociale au Canada. Pour son implication, l’Université d’Ottawa, l’Université de Montréal et l’Université St-Paul l’ont honorée de trois doctorats honorifiques.

Evelyne St-Onge

Evelyne St-Onge, née en 1945 à Moisie, est une Innue de la communauté de Uashat mak Mani-utenam. Infirmière auxiliaire de formation, elle a exercé à Montréal et à Schefferville avant de s’engager activement dans la défense des droits, de la culture et du territoire innus.

Cofondatrice de l’Association des femmes autochtones du Québec et de Productions Manitu, elle a consacré sa vie au rapprochement entre les peuples et à la transmission des savoirs autochtones. Gardienne des sites sacrés innus au sein d’Uapashkuss, elle est aussi une animatrice culturelle reconnue. En 2015, elle a reçu un doctorat honoris causa de l’UQAM, soulignant sa contribution exceptionnelle.

Jacques Newashish

Homme authentique, profondément attentif à l’humain et au territoire, Jacques Newashish contribue depuis près de quarante ans au rayonnement artistique, social et culturel de sa communauté. Dès l’âge de 24 ans, il devient le premier illustrateur du Conseil de la Nation Atikamekw, participant à la création d’outils éducatifs en langue atikamekw. Artiste visuel reconnu, M. Newashish se distingue en dessin, gravure et peinture, et fait rayonner la culture des Premières Nations au Québec et en Europe.

Avec le temps, il élargira sa pratique au chant au tambour, au conte, à la sculpture et à l’écriture, tout en se démarquant également comme acteur. Médaillé de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), il est aussi Aîné autochtone en résidence à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), où il agit comme passeur de savoirs. Récipiendaire de la Médaille des bâtisseurs Culture Mauricie, Jacques Newashish a bâti une œuvre dont l’influence est durable.

Marie-Ève Hervieux

Marie‑Ève Hervieux est une femme innue originaire de Pessamit et résidente de longue date de la communauté de Mani-utenam. Mère de trois enfants, elle a traversé une vie marquée par des épreuves, mais aussi par une grande force intérieure. Grâce au chemin rouge, aux cérémonies et aux enseignements spirituels, elle a surmonté la dépendance à l’alcool et aux drogues. Aidante naturelle, elle chante depuis plus de dix ans des chants sacrés cérémoniels avec son teueikaniss (tambour à main), offrant sa voix lors de réceptions, de colloques et de funérailles. Elle travaille aujourd’hui comme agente culturelle à l’école primaire de Mani-utenam, où elle transmet avec fierté la culture innue.