Laura Girard-Côté
Étudiante au doctorat en biologie
Originaire de La Tuque, Québec
Le parcours universitaire de Laura débute en 2017 au baccalauréat en physiothérapie. C’est lors d’un stage de recherche à l’été 2019 qu’elle découvre une passion nouvelle : comprendre le corps humain au‑delà de la pratique clinique, en explorant ses mécanismes profonds. C’est à ce moment que la petite étincelle pour la recherche a pris naissance.
Elle poursuit ensuite son développement scientifique dans une maîtrise en sciences cliniques et biomédicales (2022‑2024), où elle étudie les effets d’un programme d’entraînement en force chez les femmes atteintes de dystrophie myotonique de type 1. Cette période lui permet d’acquérir une solide expérience en recherche, tout en continuant de pratiquer comme physiothérapeute.
Les performances sportives au féminin : un angle peu exploré
Dans le cadre de son projet de doctorat en biologie, Laura s’intéresse cette fois-ci à l’effet du cycle menstruel et du préconditionnement ischémique (IPC) sur les capacités physiques. L’IPC consiste à appliquer de courtes périodes de pression sur un membre (comme un bras ou une jambe), réduisant temporairement l’apport sanguin pour entraîner le corps à mieux tolérer un manque d’oxygène. Cette méthode peut améliorer la circulation, l’activation musculaire, l’utilisation de l’oxygène et la performance lors d’efforts intenses.
Les femmes demeurent peu représentées dans les études portant sur ces effets, soit environ 17 % seulement. Certaines données suggèrent même que les bénéfices de l’IPC varient selon les phases du cycle menstruel, notamment avec une réponse atténuée en tout début de cycle.
D’où l’importance de mieux comprendre comment le corps féminin réagit à cette technique, afin d’adapter les interventions et de faire avancer la science du sport sous un angle plus inclusif.
Ce projet s’inscrit dans un intérêt profond de Laura pour le sport, la physiologie de l’exercice et surtout pour la réduction des lacunes scientifiques entourant la performance féminine dans un contexte sportif.
Un quotidien stimulant et diversifié
Pour Laura, la vie en recherche est tout sauf routinière. « J’adore la diversité de la recherche. Parfois, je suis plongée dans la rédaction; d’autres fois, je collecte des données ou je présente mes résultats à la communauté scientifique », partage‑t‑elle.
Son projet se situe à la croisée de la physiologie, de la biomécanique et de la performance humaine — trois dimensions qui la stimulent profondément. Ce qui la motive surtout : contribuer concrètement à faire avancer la recherche sur les femmes.
Un accompagnement propice à la réussite
Laura bénéficie du soutien complémentaire de ses directrices, Pénélope Paradis‑Deschênes et Marie‑Claude Sincennes (INRS).
L’une apporte une expertise en physiologie du sport, tandis que l’autre enrichit le projet d’une perspective biomécanique et fondamentale.
« Ce qui me plaît le plus, c’est leur complémentarité et leur volonté de m’accompagner selon mes objectifs. Elles m’aident à réfléchir, à me positionner et à prendre des décisions éclairées pour mon avenir », souligne‑t‑elle.
Elle apprécie particulièrement l’ambiance de l’UQAC, où la proximité humaine et la facilité des collaborations entre programmes créent un environnement chaleureux et propice à la réussite.
Envie de participer à l’étude ?
En février 2026, Laura et son équipe sont toujours à la recherche de participantes pour la cueillette de données.
Vous pouvez remplir le court questionnaire d’admissibilité en cliquant ici.
Pour toute question, contactez Laura Girard‑Côté, responsable du projet : lgcote@uqac.ca



