Jeudi, 18 juin 2026
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Deux finalistes de l’UQAC au concours La preuve par l’image 2026

Deux membres de la communauté universitaire figurent parmi les finalistes de l’édition 2026 du concours de photo scientifique La preuve par l’image, présenté par l’Acfas en collaboration avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

Ce prestigieux concours pancanadien met en vedette des images issues de la recherche scientifique en milieu francophone. Son objectif est de promouvoir la recherche d’ici et de stimuler la curiosité scientifique du public en donnant une visibilité à des œuvres visuelles tirées de projets scientifiques.

Juliette Ricaud, étudiante au doctorat en biologie et membre de la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées (CREAE), est la créatrice derrière l’une des 20 images retenues cette année. Intitulée Menu d’hiver, sa photo, obtenue par microscopie optique, montre un groupe de copépodes, échantillonnés à la baie des Ha! Ha! dans le cadre de son projet doctoral.

Sous la codirection de Pascal Sirois (UQAC), d’Olivier Morissette (UQAC) et de Gesche Winkler (UQAR), la recherche de Juliette Ricaud porte sur les réseaux trophiques et sur l’alimentation des principales espèces de poissons qui font l’objet d’une pêche récréative dans le fjord du Saguenay. L’étudiante cherche ainsi à mieux comprendre les relations entre les différentes chaînes alimentaires présentes dans l’écosystème, un sujet jusqu’alors très peu étudié dans ce territoire maritime, dont la compréhension est essentielle pour assurer la stabilité des espèces aquatiques qui y sont exploitées. Les petits crustacés représentés sur la photo constituent un élément important de l’une de ces chaînes alimentaires, puisqu’ils sont l’une des proies principales de l’éperlan arc-en-ciel.

Marie-Joëlle Lauzier, professionnelle de recherche au Laboratoire d’expertise et de recherche en géographie appliquées (LERGA), a également soumis une image sélectionnée pour le concours. Intitulée La dérive des sédiments, cette prise de vue de la rivière Nicolet, obtenue à l’aide d’une technologie de télédétection par laser, a été réalisée dans le cadre d’un projet de recherche visant à intégrer l’indice de connectivité sédimentaire dans l’évaluation de l’état de santé des cours d’eau agricoles du Québec.

Cet indice, déterminé par les différentes couches de couleurs observables sur l’image, permet d’identifier la probabilité que les sédiments érodés sur le territoire atteignent le réseau hydrographique. Avec l’objectif d’adapter cet indice au contexte agro-forestier québécois, l’équipe du LERGA développe un outil supplémentaire pour mieux représenter l’influence des terres cultivées et des perturbations forestières sur le transport sédimentaire potentiel d’un bassin versant.


Découvrez les projets photo des deux finalistes

Menu d’hiver
Par Juliette Ricaud

«Ces minuscules et innombrables crustacés, des copépodes, sont à peine visibles à l’œil nu. De tailles diverses selon l’espèce, certains se nourrissent d’algues, d’autres de détritus ou de copépodes plus petits. Toutefois, ils ont en commun d’être très riches en protéines et en lipides. Dans le fjord du Saguenay, l’hiver, lorsque le couvert de glace se referme, ils représentent une grande partie du garde-manger des petits poissons, tels les éperlans arc-en-ciel, qui servent eux-mêmes de repas aux morues et aux flétans. Les copépodes forment ainsi un maillon essentiel de cette chaîne alimentaire. Au grand plaisir, d’ailleurs, des amateurs de pêche blanche…»

 

La dérive des sédiments
Par Marie-Joëlle Lauzier

«Voici une partie du bassin versant de la rivière Nicolet, non loin de sa source située dans les Appalaches (à droite). Cette image a été obtenue par un LiDAR, qui utilise des impulsions laser pour cartographier les reliefs. Par-dessus, une couche de couleurs traduit l’indice de connectivité hydrosédimentaire : la probabilité que des sédiments soient transportés par l’écoulement des eaux, en fonction de la pente et de la présence de couvert forestier, jusqu’à la rivière Nicolet et ses affluents. Plus les couleurs tirent sur le rouge, plus les sédiments risquent de se déplacer vers l’aval. Voilà un outil supplémentaire pour mieux planifier l’occupation du territoire.»

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