Mardi, 11 août 2026
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Le talent des personnes diplômées du NAD-UQAC à l’honneur au Festival Fantasia

Cette année, l’École NAD-UQAC était fière de s’associer au Festival Fantasia et de contribuer au rayonnement du cinéma d’animation, des effets visuels et des talents émergents d’ici. L’École NAD-UQAC a notamment remis le prix du Meilleur court métrage 3D au film Le meunier, de Hubert Dessureault, pour sa poésie brutale, ses images apocalyptiques et sa technique maîtrisée.
Le moment fort du festival était la présentation de trois courts métrages réalisés par de récentes personnes diplômées du NAD-UQAC dans le cadre des Fantastiques week-ends du cinéma québécois – programme Animation Tous Azimuts :

Cette présence témoigne de la richesse des projets développés par les personnes diplômées du NAD-UQAC, qui poursuivent leur parcours dans l’industrie du cinéma d’animation et des effets visuels.

Dolly Baby – Rhythm & Flesh : une sélection marquante

Pour Bouchera Tahraoui, la sélection de Dolly Baby – Rhythm & Flesh avait une signification toute particulière. Film d’animation de genre, l’œuvre trouvait naturellement sa place à Fantasia, un festival emblématique de Montréal, sa ville natale.

« C’était vraiment important pour moi et l’équipe que le film puisse être projeté localement afin de le découvrir avec nos amis, notre famille et notre communauté », explique-t-elle.

La sélection a également représenté une importante validation après la réalisation du film.

« Après avoir terminé le film, j’ai traversé beaucoup de périodes de remise en question, donc cette sélection est arrivée comme une belle validation. Ça fait du bien de se dire que son travail est assez fort pour être présenté dans un événement d’une telle envergure. »

La projection, qui s’est déroulée devant une salle bien remplie, lui a permis de vivre un moment fort avec son équipe et de constater l’intérêt du public pour les œuvres d’animation québécoises. Après la projection, plusieurs spectatrices et spectateurs ont également écrit à l’équipe pour partager leur appréciation du film.

« Je ne m’attendais pas à ce que des gens qui avaient entendu parler du projet sur les réseaux sociaux achètent un billet spécialement pour venir le voir. C’était vraiment touchant », raconte-t-elle.

Une reconnaissance qui ouvre des portes
Au-delà de l’expérience personnelle, cette sélection représente un véritable tremplin professionnel pour la jeune cinéaste. Fantasia étant notamment un festival qualificatif pour les Prix Écrans canadiens, sa présence contribue à renforcer la visibilité de son travail. Depuis la projection, d’autres festivals ont d’ailleurs communiqué avec Bouchera pour programmer le film.

Son conseil aux personnes étudiantes et diplômées qui souhaitent soumettre leur film : bien cibler les festivals, prévoir un budget et, surtout, ne pas se laisser décourager par les refus.

« Ils font partie de la game. Chaque sélection, qu’elle provienne d’un petit ou d’un grand festival, est une reconnaissance de votre travail et mérite d’être célébrée. »

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Yoko : quand l’image est au service de l’histoire

Pour David Minh Nguyen, la sélection de Yoko à Fantasia représente également un moment particulièrement significatif. Dès la conception du projet, son objectif était de créer un court métrage dans lequel les choix visuels serviraient avant tout l’histoire plutôt que de constituer une démonstration technique.

Inspiré notamment de son intérêt pour les bandes dessinées mettant en scène Yoko Tsuno, le projet accorde une place importante au scénario et au storyboard.

« Yoko, c’est un film de science-fiction qui porte un véritable propos, et Fantasia est un lieu idéal pour ce type d’œuvre », souligne David.

La sélection a pris une dimension personnelle puisqu’il fréquentait assidûment le festival lorsqu’il était au cégep.

« Voir Yoko projeté dans ce même festival a été un véritable moment “full circle”. »

Une expérience sur grand écran
David avait choisi de réaliser Yoko dans un format 2.39:1 afin d’accentuer son aspect cinématographique. Voir l’écran de la salle s’ajuster au ratio de son film a été un moment chargé d’émotion, entre excitation et inquiétude de s’assurer que l’encodage était impeccable.

Retrouver ses anciens collègues du NAD-UQAC, Jérémie Dagenais et Bouchera Tahraoui, lors de la présentation des cinéastes a également été particulièrement marquant.

« Après avoir traversé ensemble les défis de la production d’un film étudiant, partager ce moment devant le public de Fantasia avait quelque chose de très spécial », raconte-t-il.

Pour David, participer à un festival comme Fantasia permet surtout de voir son film dans les conditions pour lesquelles il a été conçu : sur grand écran, dans une salle de cinéma et devant un public réuni pour découvrir des œuvres.

Oser soumettre ses films
Les expériences de Bouchera et de David illustrent l’importance des festivals dans le parcours des cinéastes émergents. Une sélection permet de faire connaître une œuvre, de rejoindre un nouveau public et de créer des occasions professionnelles.

Le conseil de David aux personnes étudiantes et diplômées est simple : ne pas hésiter à soumettre son film et ne pas avoir peur des refus.

« Pour une sélection, il peut y avoir vingt refus, et c’est tout à fait normal. L’important est de donner une chance à son film d’être vu et de vivre sa vie auprès du public. »

Après avoir investi autant de temps et d’énergie dans un projet, celui-ci mérite d’être partagé. YokoDolly Baby – Rhythm & Flesh et EXIT en sont de beaux exemples : les projets issus du NAD-UQAC ont toute leur place sur les grands écrans et dans les festivals qui célèbrent la création d’ici.

Félicitations à David Minh Nguyen, Bouchera Tahraoui, Jérémie Dagenais et Victor Watier-Berthiaume pour cette belle reconnaissance!

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