Pour Andréa Délali Magnon, le développement durable n’est pas seulement un domaine d’intérêt, mais un véritable moteur d’engagement. Diplômée du baccalauréat en biologie de l’UQAC, elle poursuivra son parcours cet automne au DESS en éco-conseil afin de développer les compétences nécessaires pour accompagner les organisations et les territoires dans leur transition socioécologique.
Quelques semaines après avoir terminé son baccalauréat, Andréa Délali Magnon a eu l’occasion de mettre ses connaissances en pratique dans le cadre d’un partenariat entre l’UQAC et le Festival Virage, un événement consacré aux enjeux de la transition socioécologique.
« Je voyais cette expérience comme une première occasion, en tant que diplômée de l’UQAC, de mettre directement mes compétences au service d’un événement qui représente un lieu d’échange et de réflexion autour des enjeux liés à la transition socioécologique », explique-t-elle.
Son mandat consistait à contribuer à une démarche d’amélioration écoresponsable du festival. En amont de l’événement, elle a participé à la réflexion sur les pratiques à documenter et les indicateurs à suivre. Pendant le festival, elle est allée à la rencontre de l’équipe organisatrice, dont fait notamment partie le maire de Petit-Saguenay, Philôme Lafrance, ainsi que des participants afin d’observer les pratiques déjà en place et de recueillir des données qui permettront de mesurer et de suivre l’évolution de la démarche écoresponsable d’une édition à l’autre .
Cette expérience lui a permis de mobiliser à la fois ses connaissances scientifiques, ses capacités d’analyse et son intérêt pour les enjeux liés au développement durable. Plus encore, elle lui a montré l’importance d’accompagner les organisations dans une démarche d’amélioration continue.
Ce désir d’agir pour la transition durable s’est développé bien avant son implication au Festival Virage.
Comprendre le vivant, agir sur les territoires
Arrivée à l’UQAC en 2023 pour réaliser un baccalauréat en biologie, profil biodiversité et écosystèmes, Andréa cherchait avant tout une formation qui lui permettrait de mieux comprendre les interactions entre les êtres vivants et leur environnement.
« J’ai beaucoup apprécié ce programme parce qu’il permet de comprendre le vivant à différents niveaux et accorde une place importante à la pratique, tant en laboratoire que sur le terrain. Les cours nous permettent de développer nos connaissances dans le domaine de la flore et de la faune et offrent différentes possibilités d’orientation vers la foresterie, la gestion de la faune et des habitats, la limnologie, et plus encore », souligne-t-elle.
Son passage en biologie lui a permis de développer une solide démarche scientifique ainsi qu’une capacité à analyser des problématiques complexes à partir de données rigoureuses. Des compétences qui continuent aujourd’hui d’orienter sa vision des enjeux environnementaux.
Parallèlement à ses études, elle s’est impliquée au sein du Comité institutionnel de mise en œuvre du développement durable de l’UQAC. Cette expérience lui a permis de découvrir concrètement comment les dimensions environnementales, sociales, économiques et territoriales doivent être prises en compte lorsqu’il est question de développement durable.
Son intérêt grandissant l’a également amenée à collaborer avec différents groupes de recherche de l’UQAC, notamment au sein du laboratoire de gouvernances alternatives (LAGORA) dirigé par le professeur Olivier Riffon rattaché au Département des sciences fondamentales, ainsi qu’avec la Chaire de recherche en éco-conseil et Carbone Boréal sous la direction du professeur Patrick Faubert, également rattaché au Département des sciences fondamentales. Ces expériences lui ont permis d’approfondir sa compréhension de la transition socioécologique, de la participation des acteurs, des changements climatiques et de l’opérationnalisation du développement durable.
Aujourd’hui, elle réalise notamment un stage de recherche MITACS portant sur la régionalisation des limites planétaires au Saguenay-Lac-Saint-Jean et sur le pouvoir d’agir des territoires face aux défis environnementaux. Des travaux qui s’inscrivent directement dans les réflexions actuelles sur la transition durable.
Une suite logique : le DESS en éco-conseil
L’ensemble de ces expériences l’a naturellement menée vers le DESS en éco-conseil de l’UQAC.
« Je suis heureuse d’avoir obtenu mon bac et de sentir que j’ai acquis les compétences scientifiques nécessaires pour entrer dans le monde professionnel comme biologiste. Même avant d’obtenir mon diplôme, je savais que je voulais aller plus loin. Ce qui m’a attirée particulièrement dans le programme du DESS en éco-conseil, c’est son caractère interdisciplinaire et appliqué. Le programme combine notamment les sciences, la gestion et les enjeux environnementaux, avec une place importante accordée aux sciences humaines et sociales, aux travaux pratiques et à l’accompagnement des organisations dans des problématiques réelles. C’est exactement le type de formation dont j’avais besoin pour la suite de mon parcours », résume-t-elle.
L’université, bien plus qu’un milieu d’études
Au-delà de son engagement en recherche, Andréa Délali Magnon s’est investie activement dans la vie universitaire, multipliant les occasions de contribuer à sa communauté étudiante tout en développant son réseau.
« À l’UQAC, j’ai eu l’occasion de porter plusieurs chapeaux : étudiante, employée étudiante, bénévole et représentante étudiante, notamment à titre de secrétaire générale du MAGE-UQAC. Ces différentes expériences m’ont permis de côtoyer des professeures, des professeurs, des chercheuses et des chercheurs passionnés qui m’ont donné très tôt l’occasion de découvrir leurs environnements de recherche et de participer à différents projets.
Cette proximité avec la communauté universitaire m’a permis de comprendre que l’université peut être bien plus qu’un lieu où l’on obtient un diplôme. C’est un milieu où l’on explore, expérimente, s’engage, développe des projets et commence à bâtir son avenir tout en vivant pleinement son présent. »
Pour elle, la poursuite aux cycles supérieurs se colle naturellement à son désir d’avancer, « J’ai quitter le Togo avec l’envie d’étudier en environnement et j’ai terminé mon baccalauréat à l’UQAC avec l’envie de contribuer à comprendre et à accompagner les transformations de nos sociétés et de nos territoires. Je ne sais pas encore exactement quelle forme prendra la suite, mais j’aimerais poursuivre à la maîtrise et éventuellement au doctorat. Au final, je crois que c’est exactement ce que mon parcours à l’UQAC m’a appris : La science, l’engagement et l’action peuvent se compléter à merveille. Il suffit de le vivre. »
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Programmes d’études de cycles supérieurs en Éco-conseil – DESS en éco-conseil


