Atelier d’une demi-journée sur la gestion du deuil en contexte scolaire

Profitant de la venue dans la région de Mme Christine Fawer-Caputo, spécialiste de la question du deuil et de la mort chez les enfants, le LERARS-UQAC organise une formation aux intervenants et étudiants du Saguenay-Lac-St-Jean sur le thème de la gestion du deuil en contexte scolaire.

Cette formation se déroulera le vendredi 11 mai 2018, de 8h30 à midi dans les locaux de l’école secondaire Lafontaine / L’Odyssée Dominique Racine, à Chicoutimi.

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Au programme, des échanges interactifs et quelques présentations de cas pertinents, tirés de l’expérience et de la recherche autour des objets suivants :

  • quelques pistes autour de la gestion de crise dans un établissement scolaire (annonce, prise en charge, ritualisation, missions de l’équipe de crise, etc.), et quels impacts une situation de crise peut avoir sur les élèves mais aussi sur le personnel scolaire.
  • spécificités du deuil chez l’enfant et l’adolescent en fonction de l’âge et des circonstances.
  • l’impact du deuil sur la scolarité et pistes pour l’enseignant.

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Mme Christine Fawer-Caputo est professeure-formatrice en sciences humaines et sociales à la Haute école Pédagogique du canton de Vaud, en Suisse, depuis 2003. Elle contribue à la formation des futurs enseignants de l’école obligatoire et des professionnels en exercice. Titulaire de deux diplômes d’enseignement (primaire et secondaire), d’un master en lettres, d’un master of Advanced Studies en sciences de l’éducation et d’un diplôme européen d’études cliniques sur le deuil, Christine Fawer poursuit actuellement des recherches sur le rôle de l’enseignant quand la mort fait irruption à l’école. Parmi ses publications récentes, notons un livre : La mort à l’école: annoncer, accueillir, accompagner.

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Colloque 2018 du LERARS: Perspectives interdisciplinaires sur le deuil compliqué

Dans le cadre du Congrès 2018 de l’ACFAS qui aura lieu du 7 au 11 mai 2018 à Chicoutimi (Québec), le LERARS, en collaboration avec la Chaire de recherche de l’UQAC sur les évènements traumatiques, la santé mentale et la résilience, organise un colloque sur le deuil compliqué. Le colloque aura lieu le jeudi 10 mai 2018.

Colloque 431 : Perspectives interdisciplinaires sur le deuil compliqué

Jeudi 10 mai 2018

 Argumentaire

Le deuil est un processus; il évolue donc avec le temps et est influencé par différentes caractéristiques liées notamment au type de perte encourue et au contexte social dans lequel les individus évoluent. Parfois, ce processus de deuil peut être court et apaisant, mais parfois certaines personnes vivent une période de deuil pouvant s’étendre sur plusieurs mois voire de nombreuses années. Pour certains, ce deuil occasionnera des problèmes de fonctionnement social. C’est ce que l’on nomme un deuil compliqué ou pathologique. L’âge, le sexe, les conditions socio-économiques, etc. sont autant de facteurs qui influencent le bon déroulement du deuil. Il est possible aujourd’hui d’identifier certains facteurs de risque et de protection du deuil, ainsi que certaines conséquences envisageables d’un deuil complexe et long, sur les plans bio-psycho-socio-spirituels de même que sur les systèmes de santé et de services sociaux.

Derrière chaque perte d’un être cher ou d’un animal ou même d’un travail apprécié, d’une maison, d’un sentiment de confort, etc. se trouve un deuil pour les personnes qui le vivent. Lors d’événements traumatiques comme des catastrophes naturelles ou anthropiques, ce sont même un grand nombre de personnes qui se trouvent endeuillées d’un être qui leur était cher tandis que d’autres ont vécu d’importantes pertes significatives comme une maison, un animal domestique, des biens ayant une forte signification sentimentale ou même le sentiment de sécurité ou de quiétude. L’ensemble de ces pertes viennent perturber la qualité de vie et le bien-être des personnes exposés à ce type d’événement. Et les risques de voir se développer des deuils compliqués sont alors très grands.

Ce colloque d’une journée permettra de porter un regard multidisciplinaire sur cette notion de deuil compliqué ou pathologique, notamment à partir des résultats de différentes études réalisées dans des contextes culturels différents.

Programme

9h00-10h00: Les facteurs biographiques, culturels et religieux du deuil compliqué

Deuil compliqué ou deuil en pointillés ?, Christine Fawer Caputo, Haute École pédagogique Vaud (Suisse)

Le deuil: représentation et symbolique chez les juifs tunisiens, Souad Toumi (Institut National du Patrimoine (INP), Tunisie)

10h30-12h00: Le deuil compliqué de l’enfant que l’on n’a pas connu: les cas du deuil périnatal et de l’adoption

Le deuil périnatal et le soutien socio-psychologique, Livia Sani (doctorante, Université de Strasbourg, France), Marie-Frédérique Bacqué(Université de Strasbourg, France)

Le deuil périnatal, un impensé du projet parental par gestation pour autrui, Kévin Lavoie , Isabel Côté (UQO)

La construction et la gestion du deuil dans l’adoption internationale, le cas français, Ekaterina Pereprosova (Doctorante au CERLIS, Université Paris Descartes)

 LUNCH

13h15-14h45: Le deuil compliqué suite à un événement traumatique

Les conséquences du deuil compliqué chez les victimes de catastrophe : mise à jour des écrits scientifiques, Mireille Fortin (étudiante, UQAC), Danielle Maltais (UQAC), Jacques Cherblanc (UQAC)

Le vécu du deuil post-traumatique chez l’enfant haïtien témoin des conséquences du tremblement de terre de janvier 2010, Marie Ngo Nkana (doctorante, Université de Strasbourg)

L’élaboration symbolique des pertes en contexte de guerre, Alyssa Turpin-Samson (doctorante, Université de Montréal)

15h00-16h30: Le deuil compliqué dans le cas de la tragédie de Lac-Mégantic (Québec) de 2013

Les endeuillés de la tragédie de Lac-Mégantic : ce qui différencie les personnes présentant un deuil compliqué de ceux qui n’en présentent pas, Danielle Maltais (UQAC), Jacques Cherblanc (UQAC), Eve Pouliot (UQAC), Mireille Fortin (étudiante, UQAC), Geneviève Fortin (étudiante, UQAC)

Les caractéristiques distinctives des jeunes adultes endeuillés qui présentent un deuil compliqué à la suite de la tragédie de Lac-Mégantic, Eve Pouliot (UQAC), Danielle Maltais (UQAC), Geneviève Fortin (étudiante, UQAC), Mireille Fortin (étudiante, UQAC), Jacques Cherblanc (UQAC), Geneviève Petit (CIUSS de l’Estrie-CHUS)

«Faire le deuil de sa maison» : une façon de parler ou une réalité?, Jacques Cherblanc (UQAC)

Responsables du colloque:

Jacques Cherblanc, PhD., professeur, département de sciences humaines et sociales, UQAC

Danielle Maltais, PhD., professeure, département des sciences humaines et sociales, UQAC

L’éducation à la religion, le développement spirituel et les fondamentalismes à l’école laïque

Mercredi 9 mai 2018 – UQAC – Chicoutimi, Québec

Colloque 503 : L’éducation à la religion, le développement spirituel et les fondamentalismes à l’école laïque

Argumentaire

Depuis près d’une vingtaine d’années, quelques pays ont choisi d’offrir une formation culturelle (c’est-à-dire non confessionnelle) aux faits religieux. On retrouve notamment ce type d’enseignement culturel du fait religieux, offert de façon optionnelle ou obligatoire, en Espagne, dans certains cantons suisses ou au Québec. Cet enseignement du phénomène religieux soulève toutes sortes d’enjeux aujourd’hui : la formation des enseignants, leur posture éthique, la prise en compte de la diversité des pratiques et des convictions, la tension entre science et croyances, etc.

Cette formation religieuse non confessionnelle pose en particulier des défis inédits en ce qui concerne la posture des enseignants. Généralement invités à faire preuve de « neutralité », les enseignants se trouvent de facto confrontés à différentes manifestations de croyances en classe qui mettent à l’épreuve au quotidien ce devoir d’objectivité et d’impartialité. En outre, les enseignants sont eux-mêmes porteurs de diverses convictions dont ils doivent limiter l’effet sur leur enseignement.

Les enseignants sont aussi interpellés par les croyances plurielles des enfants ou de leurs parents, notamment celles qu’on peut qualifier de « fondamentalistes » ou « radicales » ; ces croyances peuvent d’ailleurs être religieuses ou non (ex. négation de divers savoirs scientifiques au profit d’une conception religieuse, promotion d’une idéologie xénophobe, homophobe ou complotiste, etc.).

Cette « neutralité » peut aussi se trouver questionnée sous d’autres angles par la quête spirituelle d’élèves, susceptible de déstabiliser l’enseignant « neutre » de culture religieuse. Pourtant, de nombreux systèmes éducatifs reconnaissent la nécessité de favoriser le développement spirituel des élèves. Dans quelle mesure une école laïque peut-elle encourager le développement spirituel de ses élèves ? Et quel est ou devrait être le rôle des enseignants de culture religieuse dans ce développement ? 

Programme:

8h30-11h00

Les « fondamentalismes » sur le terrain : état des lieux en France, au Québec et en Suisse

La neutralité des enseignants français dans les collèges publics : quelle objectivité face à ses propres croyances et celles des élèves ?, Charlène Ménard, Université Lyon 2 (France)

Analyse des stratégies d’enseignement du modèle « d’impartialité pédagogique critique » : distance critique et professionnalisme auprès d’étudiant(e)s ayant des positions fondamentalistes, Stéphanie Gravel, Chercheure indépendante et chargée de cours, Université de Montréal

Fondamentalisme islamique et théories du complot à l’école : analyse comparée des discours et pratiques d’enseignants et d’élèves français et suisses, Sybille Rouiller, Université de Lausanne et Haute École Pédagogique du canton de Vaud (Suisse)

Gestion des fondamentalismes religieux au collège : arbitrages et tensions entre catégorisations et logiques d’action, Émilie Pontanier, post-doctorante laboratoire ECP, université Lyon2 (France)

 

11h-12h30

Des pistes pédagogiques pour aborder les croyances plurielles, prévenir les crispations (1re partie)

Favoriser le dialogue autour des faits religieux ou comment pallier aux paradoxes du système scolaire français, Évelyne Barthou, Passages (CNRS, UPPA et Université de Bordeaux) et Centre Emile Durkheim (CNRS, Sciences Po Bordeaux et Université Bordeaux)

La gestion des croyances à l’école laïque : un point de vue éthique, Isabelle Gallard, UQAR

Comment gérer les interférences des religions dans la vie scolaire ?, Christine Fawer Caputo, Haute École pédagogique Vaud (Suisse) (formation des enseignants)

LUNCH

13h30-14h45

Des pistes pédagogiques pour aborder les croyances plurielles, prévenir les crispations (2e partie)

Aborder en classe les préjugés à l’endroit des personnes musulmanes ou reconnues comme telles. Mise sur pied et expérimentation du guide pédagogique « QuébécoisEs, musulmanEs… et après ?, Mathieu Lizotte, UQTR

Comment aborder la « radicalisation » en Éthique et culture religieuse? Enjeux épistémologiques et pédagogiques, Stéphanie Tremblay, UQAM

 

14h45-16h45

L’enjeu du développement de la spiritualité

La spiritualité au service du sujet éthique, Denis Jeffrey, Université Laval

Quelle formation pour quelle spiritualité? Les enjeux de formation de la profession enseignante face à l’intégration du spirituel dans les écoles primaires du Québec, Jacques Cherblanc, UQAC

Le développement spirituel et l’enjeu du vivre-ensemble sur Terre dans le cadre du service d’animation spirituelle et d’engagement communautaire, au primaire et au secondaire au Québec, Virginie Boelen, UQAM

De la violence à l’école au repli social. Comment discerner, lors de la construction identitaire, la crise adolescente de la crise spirituelle ?, Keira Mecheri, Université Paris Sorbonne-Cité (France)

 

Responsables du colloque :

Jacques Cherblanc, professeur, département de sciences humaines et sociales, UQAC
Stéphanie Tremblay, professeure, département de sciences des religions, UQAM