William Pedneault dans la vitrine du Pavillon des arts

Du 4 Décembre au 26 février 2025

Aucune raison

Ramassis de déchets. Un commentaire sur nos existences et ce qui vient après nos vies. Nous insufflons la vie dans ces objets et leurs vies cycliques disparaissent dans l’anthropocène. Notre monde du capitalisme anthropophage produit sans arrêt des objets qui meurent et qui prennent vie. Le progrès, le progrès et non la réflexion de ces objets sur une vie complète. Quand l’expertise se disperse l’artéfact déchet fonctionne comme évocation de cadavre (figurativement et littéralement). Il se compare à ce qu’il est réellement sans poésie : l’artéfact comportemental. Cependant, dans sa remise en contexte, il devient objet- vivant qui offre une part de mystère dans nos atrocités quotidiennes.

William Pedneault réalise actuellement une maîtrise en art à l’UQAC.  Artiste indisciplinaire, il travaille dans l’accident sensible et l’absurdité totale du monde des arts. Il refuse de s’installer dans un mouvement pour laisser le monde voguer comme il vogue. Originaire de Laterrière, il se laisse porter par la nature, les idées et les images du monde.

Rêver pour mieux faire.

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Rencontre, Nature et Dyslexie

Du 4 au 17 décembre 2024 

Rencontre, Nature et Dyslexie

Les étudiants de la maitrise en art de l’UQAC, dans le cadre du cours Atelier : production et démarche critique supervisé par la chargée de cours Julie Andrée T., présentent Rencontre, Nature et Dyslexie. Cette exposition rassemble de véritables petites hétérotopies qui reflètent les préoccupations de plusieurs d’entre nous. Maude Vien, Lubois Diatta, William Pedneault, Anja Mikouiza et Jeanne Bernard-Griffiths se rencontrent pour partager leurs regards préoccupés et inventifs sur le monde.

Conséquemment, dans Effloraison, Maude Vien active un paysage imaginaire basé sur la texture sensible. Pour ce faire, elle investit une forêt rasée par les flammes, il y a un peu plus d’un an, où depuis, la nature s’entremêle aux marques de braise. Ainsi l’effloraison, qui est le début de la floraison, devient un espace vulnérable vers une reconstruction.

Dans cette continuité du vivant et de transformation, Lubois Diatta explore la complexité, la richesse esthétique et l’organisation fascinante de la colonie d’abeilles, essentielle à la biodiversité. Afin de sensibiliser sur la défaunation qui fragilise les dynamiques écologiques, l’œuvre se veut une tentative de créer un dialogue sur la crise de sensibilité dont souffrent les abeilles pour bâtir une nouvelle alliance avec les êtres vivants.

Alors que dans son installation itérative En quête d’un remède, William Pedneault entame une discussion au sujet des mondes consommateurs et sur le potentiel esthétique et poétique de ce que Nicolas Bourriaud a nommé l’exforme. C’est-à-dire un déchet matériel ou immatériel, que seul un regard de biais nous permet de rendre visible.

Dans ce mouvement du sensible, Anja Mikouiza, pour sa part, arpente les émotions et la découverte de soi à travers des réflexions personnelles et des moments d’introspection. Soutenue par une matérialité variée et choisie, elle cherche à exprimer la fragilité et la fluidité de l’expérience humaine, capturant ainsi le sentiment d’être « sous l’eau » dans un monde en perpétuelle transition.

Enfin, Jeanne Bernard-Griffiths, par la voie de la textualité, construit une dynamique imprévisible dans un jeu avec les lettres, les mots et les phrases. Elle invite le spectateur.trice à se questionner sur le texte et sa manière de le percevoir, de le comprendre et de se l’approprier. Inspirée par sa propre dyslexie, elle partage une écriture autre qui nous conduit inévitablement vers une lecture autre.

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Véronique Tremblay Gagnon

 

Dans la vitrine du Pavillon des arts

Du 13 au 25 novembre 2024

Vernissage le 13 novembre à 17h

Écrit conjointement avec l’IA Générative ChatGPT, le manifeste narré dans cette vidéo cherche à donner la parole à la nature, celleque nous avons de la difficulté à entendre. C’est à travers les mots et l’image que la nature s’adresse à l’Homme, celui qui l’habite et l’utilise.

En tant qu’artiste-pédagogue, je puise mon inspiration dans l’étude de la complexité des relations humaines ainsi que dans l’analyse de lasensibilité qui nous caractérise. La vie humaine est une source d’inspiration profonde, spécialement la mémoire et le souvenir. Mon processus créatif estlui-même guidé par mes propres émotions et mon vécu que j’essaie de partagertout en donnant au spectateur la possibilité de s’y identifier, de s’yretrouver. Je travaille pourtant avec un outil, un médium qui est des plusneutre et insensible: l’intelligence artificielle générative. L’IAG fait partiede mon sujet de recherche à la maîtrise, où elle est considérée comme alliée,et non comme menace. Je cherche à provoquer un retour dans nos souvenirs, à travers une technologie qui ne cessera d’évoluer dans le futur.

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Sibylle Feucht

Du 13 au 25 novembre 2024

Vernissage le 13 novembre à 17h

La remise en question de l’image en tant que représentation, en tant que récit visuel et en tant que construction supposée de la réalité est un aspect central de ma pratique artistique. L’image – dans mon cas, il s’agit souvent de l’image photographique – a depuis longtemps laissé derrière elle la représentation de la réalité et intervient consciemment dans la construction du monde (de la perception) dans différents domaines et la modifie. Le monde des images dans lequel nous vivons s’empare de nos pensées, de nos sentiments et de nos attentes et détermine notre vision du monde. – Il n’y a guère d’endroits où nous ne soyons pas déjà passés par des images avant d’y pénétrer physiquement pour la première fois. Cela crée une certaine unicité et un caractère unidimensionnel de la perception. Dans et avec mon travail, j’essaie de redonner des aspects de flou à ces raccourcis actuels de la perception, de remettre en question des concepts familiers de pensée et de perception et d’en ajouter d’autres, nouveaux, à des récits traditionnels et familiers.

Pendant ma résidence d’artiste à Chicoutimi, je suis la rivière Saguenay et j’essaie d’écouter ses récits.

Sibylle Feucht est une artiste suisse qui vit et travaille depuis 2010 à Bonn/GER.

Elle a fait des études de biologie au Biozentrum Basel/SUI, thèse de diplôme à l’Université de Californie, Los Angeles/USA (UCLA) ; études d’art à la F + F School for Art and New Media, Zurich/SUI (www.ffzh.ch); Executive ExecutiveMaster in Design | Art + Innovation, University of Design and Art,Basel/SUI(www.fhnw.ch/hgk).

Elle a participé a de nombreuses expositions individuelles et collectives, principalement en Europe ; et fait l’objet d’acquisitions d’œuvres par des institutions et des collectionneurs privés ; de nombreuses résidences d’artistes, par exemple à l’Université de Bâle, Artist Residency’se.g. Cité des Arts, Paris/F (bourse d’atelier de la ville de Bâle) :Rotterdam/NL (bourse d’atelier internationale de la Fondation Christoph Merian, www.iaab.ch), UrbanResidency Slavutych/UKR, dans le cadre du festival international du film, www.iaab.ch, Barcelone et Casa Planas, Palma de Mallorca/ES.En 2011, elle a fondé l’espace d’art à but non lucratif DAS ESSZIMMER – espace pour l’art+ () à Bonn/Allemagne. www.dasesszimmer.com) .

https://www.atworld.ch

La Galerie l’Œuvre de L’Autre reçoit  Sybille Feucht dans le cadre d’un échange avec le groupe AMV.

AMV : ART / MOBILITÉ / VISIBILITÉ est une organisation de Saguenay vouée à la promotion d’artistes. Cofondé par Julien Boily, CindyDumais et Mathieu Valade, AMV répond à une recherche d’autonomie en matière de création et de diffusion. Avec sa structure entrepreneuriale souple et adaptée aux besoins d’artistes établis en périphérie de grands centres, AMV s’inscrit en parfaite complémentarité avec l’écologie de la communauté artistique du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Notre collectif a pour but de faire rayonner, notamment à l’international, le travail de ses membres, en établissant des échanges et des partenariats avec des organismes basés dans d’autres pays ou ailleurs au Canada. AMV souhaite faire profiter son milieu de son expertise en créant des liens et des partenariats avec des centres de diffusion locaux ou en invitant d’autres artistes à participer à ses activités et évènements.

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Faux plis par hypothèses

Image:Geneviève Chevalier, colonie d’hirondelles de rivage de Price, 2024

Dès le 3 octobre, la Galerie l’Œuvre de l’Autre de l’UQAC (Saguenay) présentera Faux plis par hypothèses,une exposition collective sous le commissariat de Louise Déry, directrice de la Galerie de l’UQAM, et Marie-Hélène Leblanc, directrice de la Galerie UQO. Le projet, soutenu par le scientifique en chef du Québec, met en lumière le rôle singulier de la galerie universitaire et engage une réflexion sur la relation entre art et science. Les treize corpus artistiques sélectionnés par les commissaires sont déployés dans cinq espaces d’exposition et de recherche au Québec : la Galerie UQO, la Galerie de l’UQAM, la Galerie l’Œuvre de l’Autre, les Jardins de Métis et la Galerie d’art Foreman. Dans le cadre de Faux plis par hypothèses, la Galerie l’Œuvre de l’Autre présente les œuvres de Geneviève Chevalier, Emmanuelle Léonard et Anahita Norouzi ainsi qu’un dispositif exposant des interventions de l’ensemble des artistes participant au projet.

L’exposition Faux plis par hypothèses reflète les aspirations des deux commissaires : témoigner de l’engagement de la galerie universitaire dans les problématiques cruciales liées aux questions de langues et d’identités, de terrestres et de territoires, et de structures et d’institutions, lesquelles sont souvent partagées par plusieurs secteurs de la recherche. La galerie universitaire est précisément ce lieu où, au croisement des savoirs artistiques et scientifiques, des initiatives audacieuses et porteuses font éclater les idées reçues, en plus de faire émerger de nouvelles formes et postures de recherche issues des enjeux artistiques les plus actuels. Les galeries universitaires participent activement à ce décloisonnement disciplinaire en exposant des œuvres et en invitant des artistes qui inventent des raccords féconds avec des contenus scientifiques. Le cadre conceptuel du projet s’appuie sur la notion de faux plis, ici considérés comme des biais parfois imposés, parfois acquis, parfois transmis. Ces faux plis, immanquablement présents dans le contexte universitaire, s’infiltrent dans la recherche et la création. Comment les identifier, les défaire, les transformer ?

La démarche de Faux plis par hypothèses appelle également la reconnaissance des expertises des chercheur·euse·s artistes ou scientifiques, soumises à des fragilités nombreuses, notamment en ce qui concerne la hiérarchisation des savoirs et la liberté intellectuelle. Des expertises qui font face, de surcroît, à une amplitude bureaucratique avérée dont témoigne la majorité des collaborateur·trice·s du projet. Les commissaires expliquent : « En même temps que se multiplient les alliances fructueuses, les maillages intersectoriels, et les pollinisations nouvelles entre les multiples champs de la recherche, des faux plis se faufilent et parfois s’incrustent, obligeant à une forme de louvoiement et à une possible résistance quand il s’agit de confronter une conception de moins en moins lisse de la science et de l’art. Car, si dans les plis se dérobe ce qu’il y aurait à entrevoir, dans les faux plis se révèlent des torsions, des manipulations, des écarts qui tendent à inquiéter et malmener le réel. De froissures en plissures et de reflux en replis, il en émane un désir de veille, un état d’alerte, une inclination à y regarder de plus près, une obligation à garder l’œil ouvert. »

Commissaires : Louise Déry, directrice de la Galerie de l’UQAM, et Marie-Hélène Leblanc, directrice de la Galerie UQO

Artistes : Eruoma Awashish, Geneviève Chevalier, Club de prospection figurée, Anna Binta Diallo, Caroline Fillion, Maryse Goudreau, Richard Ibghy & Marilou Lemmens, Sophie Jodoin, Emmanuelle Léonard, Mélanie Myers, Kosisochukwu Nnebe, Anahita Norouzi et Leila Zelli

L’exposition se poursuit jusqu’au 31 octobre.

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