Vendredi, 12 juin 2026
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Former la relève médicale : des pistes de solutions pour un parcours de formation plus inclusif

C’est dans le cadre de la première journée du Forum sur la vérité et la réconciliation 2026 qu’a eu lieu, au centre social de l’UQAC, le panel Devenir les soignants de demain : un parcours vers une médecine inclusive.

Animée par Charles Bender, l’activité réunissait le Dr Stanley Vollant, Innu de Pessamit et premier chirurgien autochtone du Québec, Jessica Fuchs, Innue de la communauté de Mashteuiatsh et étudiante de troisième année au doctorat en médecine à l’Université de Sherbrooke, ainsi que le Dr Samuel Dupont, médecin de famille et membre de la Nation abénakise de Wôlinak.

Les trois panélistes ont discuté des progrès réalisés en matière d’inclusivité au cours des dernières années, notamment grâce à la création, en 2008, du Programme des facultés de médecine pour les Premières Nations et les Inuit au Québec (PFMPNIQ), qui a permis de former près d’une cinquantaine de médecins aujourd’hui en pratique.

Les échanges ont également permis de mettre en lumière les discriminations et les préjugés qui persistent dans les parcours de formation et dans le milieu de la santé, ainsi que les solutions à mettre en place afin de favoriser la réussite de la relève médicale autochtone.

Le Dr Vollant a souligné l’importance de soutenir les jeunes qui souhaitent œuvrer dans le domaine de la santé, en les aidant à développer leur confiance et leur fierté identitaire et culturelle. En encourageant la réappropriation culturelle chez les jeunes, son vœu le plus cher est de les motiver à s’engager au sein de leurs communautés :

« Pour moi, le plus grand indicateur de succès du Programme des facultés de médecine pour les Premières Nations et les Inuit au Québec serait que 50 % des médecins formés choisissent de pratiquer dans les communautés. On en a besoin.»

Pour Jessica Fuchs, qui n’osait pas envisager des études en médecine avant de recevoir l’appui de personnes marquantes ayant cru en son potentiel, le désir de travailler en relation d’aide a été le principal moteur de son parcours. Impliquée dans le Groupe d’intérêt en santé autochtone (GISA) de sa faculté, elle souhaite incarner un leadership bienveillant en sensibilisant ses pairs aux réalités autochtones.

Ayant récemment effectué un stage sur le territoire de Uashat-Maliotenam, elle aspire à contribuer à améliorer la flexibilité et l’adaptabilité des services de santé offerts dans les communautés.

De son côté, le Dr Dupont a rapidement assumé un rôle d’ambassadeur. Initialement identifié comme un « étudiant à risque d’échec », il est ensuite devenu coprésident du GISA de sa faculté, animé par la volonté de déconstruire les préjugés envers les étudiantes et étudiants issus du contingent et de sensibiliser son entourage aux enjeux de sécurisation culturelle. Dans son activité de chercheur et de médecin, il poursuit aujourd’hui son engagement en santé autochtone dans une démarche de réappropriation culturelle, de justice en santé et de transformation des pratiques.

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