Vendredi, 12 juin 2026
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L’innovation collaborative en recherche au cœur du Forum national sur la vérité et la réconciliation

Lors de la seconde journée du Forum national sur la vérité et la réconciliation 2026, une place toute particulière était accordée à l’innovation collaborative en recherche. Deux conférences ont exposé des projets inédits mis en œuvre dans une démarche de co-construction avec les Premiers Peuples et qui mobilisent l’expertise développée à l’UQAC et dans l’ensemble des établissements du réseau de l’Université du Québec.

Perspectives et réalités autochtones dans la formation en enseignement, psychoéducation et travail social

L’une des conférences portait sur un projet interuniversitaire UQAC-UQTR-UQAT intitulé Perspectives et réalités autochtones dans la formation en enseignement, psychoéducation et travail social. Ce projet, piloté par Christine Couture et Danielle Rousselot (UQAC), Julie Rock et Émilie Hébert-Houle (UQTR), Glorya Pellerin et Sammy Kistabish (UQAT), met à la disposition des personnes enseignantes, travailleuses sociales et psychoéducatrices une vaste gamme de ressources afin de les aider à améliorer leurs pratiques et leur approche pour accompagner les élèves et les familles des Premiers Peuples.

Cette plateforme vise à former des professionnels et professionnelles aptes à accompagner les élèves et les familles des Premiers Peuples, ainsi qu’à valoriser les perspectives autochtones, et des personnes issues des Premiers Peuples fières de transmettre leur langue, leur culture, leurs savoirs et leurs modes de vie et d’apprentissage.

La conférence était l’occasion pour l’équipe de recherche de présenter la première version de leur plateforme, disponible à l’adresse suivante : https://perspectivesautochtones.ca/

Collaborer autrement : archéologie, savoirs et réconciliation

Les projets de recherche en archéologie de la région passent nécessairement par l’exploration des territoires ancestraux des Premiers Peuples. Présentée par Érik Langevin, professeur d’histoire et d’archéologie à l’UQAC, Noémie Plourde, candidate au doctorat sur mesure en archéologie, et Héléna Delaunière, responsable des services de recherche pour la Société d’histoire et d’archéologie de Mashteuiatsh, la conférence «Collaborer autrement: archéologie, savoirs et réconciliation» révélait le maillage étroit entre cette science vivante et les connaissances des personnes qui habitent le territoire.

En plus de relater les principaux projets de recherche réalisés par des chercheuses et chercheurs de l’UQAC, ce fut l’occasion pour le public de mieux comprendre comment est choisi un site de fouille, de quelle façon les communautés autochtones sont impliquées dans le projet, ainsi que les retombées concrètes d’une telle démarche. À titre d’exemple, l’auditoire s’est familiarisé avec certaines notions de fouilles archéologiques avant le début d’un chantier majeur à proximité d’une industrie. L’idée est d’explorer le site, d’en recenser et d’interpréter les découvertes avant qu’il ne soit potentiellement détruit par un ouvrage, une infrastructure ou même un ennoiement.

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