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Vincent Routhier: Record

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Du 19 octobre au 23 novembre 2016

Vernissage mercredi 19 octobre à 17hoo

RECORD est un projet artistique qui s’appuie sur les mathématiques et le sport de haut niveau afin de proposer la réalisation du premier Record mondial du plus grand nombre de duplications du carré (c√2) appliquées à une feuille de papier. Sous la forme d’un workshop avec des étudiants de l’UQAC et d’une exposition à La Galerie l’Œuvre de l’Autre, RECORD repousse encore plus loin les limites du dessin. Tant au niveau de son approche conceptuelle que dans sa réalisation concrète RECORD, porte un regard analytique sur différents aspects de la manifestation de la « volonté de puissance » * sur le plan sociétal et individuel. En envisageant le dessin comme un outil de mesure, ce projet constitue une étude méthodique et empirique qui questionne les enjeux structurels de l’idée de quantité. RECORD adopte la perspective de la persévérance et le dépassement afin de mieux comprendre les notions d’infini, de fini de limite et de liberté. RECORD est un projet transdisciplinaire hors norme, qui propose de remplacer l’œuvre d’art par l’exploit.

*(Wille zur Macht) Notion du philosophe allemand Friedrich Nietzsche.

Vincent Routhier a élaboré une technique de pliage qui permet d’activer et de représenter des modèles de duplication de figures élémentaires de la géométrie.  C’est en pliant plusieurs dizaines de fois le papier et en se servant d’une forme découpée à même la feuille comme d’un pochoir que le dessin se construit. Pour chaque forme imprimée à la poudre de graphite, il y a un pli. Le dessin est son propre outil et son propre plan. Le modèle de duplication employé définit la composition et le nombre de formes imprimées détermine la grandeur du dessin. Le visiteur se retrouve face à une œuvre autoréflexive. Il peut retracer mentalement son processus de création visible à travers les traces de pliage, les marques de manipulations laissées par la poudre de graphite et l’espace vide qui a généré l’entièreté du dessin.

 

Vincent Routhier détient un BAC peinture/dessin de la HEAD de Genève. Il vit et travaille à Montréal où il vient de finir une maîtrise en Art Visuel Intermedia/Cyber Art à l’Université Concordia. Son travail a été présenté dans différentes galeries et centres d’art au Québec et en Amérique du Nord tel que le Hellen Day art Center (VT, US), la Galerie Leonard et Bina Ellen (Montréal) et la Galerie Simon Blais (Montréal). Il est Lauréat du Prix de la Fondation Sylvie et Simon Blais pour la relève en arts visuels 2016. Cet artiste conceptuel dont la pratique multidisciplinaire découle du discours philosophique et de l’approche scientifique interroge la complémentarité possible entre l’art et la science. En envisageant la traduction comme création pure, Il élabore des systèmes qui se traduisent en de grands dessins géométriques, en formules mathématiques, et en performances contextuelles.

 

Vincent Routhier : routhierv@gmail.com

Mathieu Cardin

Cardin

 La Galerie l’Œuvre de l’Autre reçoit
Mathieu Cardin
La précession de la substance
Du 30 mars au 20 avril 2016
Vernissage le mercredi 30 mars à 17h.

«La Précession de la substance est une proposition qui place en exergue le concept de la précession qui agit sur les images consommées en cadence. La précession est le nom donné à la fluctuation d’un axe de rotation d’un objet (astre) lorsqu’il y a un déséquilibre. C’est la précession d’un mouvement qui l’amène à changer de forme et d’angle sinon, il reste droit et identique sur toutes ses faces. La précession c’est le changement de la forme. Le retour d’un même objet sous un angle différent, avec une nouvelle forme et une autre façade. Dans La précession de la substance, j’applique le principe de précession à l’image et à l’objet de manière à créer un rythme et une répétition. Si on prend une toupie en exemple, la vitesse de rotation est si rapide que nous pouvons observer la précession et les motifs répétitifs que celle-ci engendre. Dans l’exposition, elle est représentée par le retour de la forme, une palette de couleur spécifique et l’accumulation de mises en abîme. J’ai associé des objets ordinaires et des petites interventions de manière à créer un rythme qui trouve sa profondeur dans les échos que je leur ai fait subir.
Dans La précession de la substance, la documentation de l’exposition est mise en scène et exposée en même temps que l’exposition, il en résulte une exposition dont le thème principal est sa propre représentation.
La précession de la substance est un espace narratif. Il est praticable et s’apparente en forme au commerce. L’exposition aurait dû s’appeler : Il n’en est rien. Ce rien est celui du vide et son retour. Celui qui fait gonfler le désir à travers la représentation en rebond de la réalité. Il n’en est rien est une exposition orange, verte et bleue avec beaucoup de blanc. La précession de la substance est le prolongement naturel de l’activité de production qui trouve un débouché dans une imagerie qui aspire à se recycler dans sa propre mythologie.»
Les oeuvres de Mathieu Cardin ont été présentées dans des expositions individuelles à Montréal à la galerie B-312, au centre d’artistes Regart de Lévis, au Centre d’exposition L’Imagier et à AXENÉO7 en Outaouais, dans des expositions de groupes aux galeries Les Territoires et Parisian Laundry et dans le contexte des projets Homa et Art Souterrain à Montréal, au Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, ainsi qu’en France et au Mexique.